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La Cgt vous représente

CAPA contestations d’avis du recteur

mardi 7 avril 2026

vendredi 10 avril 2026, par cgt

Déclaration de la CGT Éduc’action Créteil CAPA du second degré du 7 avril 2026 –
Recours relatifs aux rendez-vous de carrière
Cette commission académique paritaire administrative se tient dans un contexte particulièrement préoccupant pour les personnels et les élèves. Une nouvelle fois, une enseignante a été grièvement blessée sur son lieu de travail, dans l’exercice de ses fonctions, au sein d’un établissement scolaire. Ce drame, loin d’être isolé, révèle une dégradation continue du climat scolaire ainsi qu’une aggravation des difficultés sociales et psychiques rencontrées par les élèves.
Face à ces situations, les réponses institutionnelles se limitent trop souvent à des annonces sécuritaires : installation de dispositifs de vidéosurveillance, portiques ou contrôles à l’entrée des établissements. Pour la CGT Éduc’action, ces mesures relèvent davantage de l’affichage que d’une réponse de fond. Elles ne traitent en rien les causes structurelles des violences. Nous réaffirmons avec force que seules des politiques ambitieuses en matière de moyens humains – enseignants, personnels éducatifs, sociaux et de santé – permettront d’assurer la sécurité et le bien-être de toutes et tous.
Le contexte politique et social renforce ces inquiétudes. Partout dans nos sociétés la montée des idées d’extrême droite accentue la violence, divise la population, et fait craindre le pire pour les minorités. L’école n’en est pas exclue.
À l’échelle internationale, les tensions s’accroissent et les remises en cause de l’État de droit se multiplient. Dans le même temps, les choix budgétaires nationaux traduisent des priorités qui interrogent : alors que les dépenses militaires sont préservées, l’Éducation nationale continue de subir des politiques d’austérité.
Les suppressions de postes annoncées s’inscrivent dans cette logique. Elles ne sauraient être justifiées par les seules évolutions démographiques, d’autant que des milliers de postes ont déjà été supprimés ces dernières années dans un contexte de hausse des effectifs élèves. Ces décisions traduisent un désengagement de l’État vis-à-vis du service public d’éducation et de son ambition émancipatrice.
Dans la voie professionnelle, la CGT Éduc’action continue de dénoncer les logiques à l’œuvre derrière le parcours dit « en Y ». La voie professionnelle ne veut plus être le laboratoire des changements de politique éducative qui bousculent les personnels et dégradent les formations pour des jeunes qui ont besoin de temps et de conditions de travail garanties pour se construire, parfois se reconstruire. Nous n’acceptons pas de voir nos effectifs par classe augmentés alors que les conditions d’apprentissage appellent à un meilleur taux d’encadrement.
Les réformes successives aggravent la perte d’attractivité du métier. Les personnels sont confrontés à des conditions de travail dégradées, à des mobilités géographiques contraintes et à une absence de perspectives salariales satisfaisantes. Les réponses ministérielles, centrées sur le « travailler plus pour gagner plus », notamment via le PACTE ou les heures supplémentaires, sont inacceptables. Elles sont inefficaces pédagogiquement, inégalitaires entre personnels et accentuent les écarts de rémunération, notamment entre les femmes et les hommes.
Dans ce contexte, les rendez-vous de carrière et les possibilités d’avancement constituent souvent les seuls leviers d’amélioration salariale. Cela leur confère un enjeu majeur pour les personnels, tout en renforçant le caractère profondément inéquitable du système actuel.
La CGT Éduc’action de Créteil réaffirme son opposition à toute logique de « carrière au mérite », fondée sur des évaluations (subjectives) ponctuelles et des choix discrétionnaires de la hiérarchie. Elle revendique une refonte complète du déroulement de carrière : un grade unique, un avancement linéaire sur 18 échelons et une déconnexion totale entre évaluation et rémunération.
Dans l’immédiat, nous exigeons la mise en place d’un barème national transparent, fondé sur des critères objectifs, notamment l’ancienneté, garantissant l’égalité de traitement entre les personnels.
Enfin, la CGT Éduc’action de Créteil revendique une revalorisation salariale urgente et significative : dégel immédiat du point d’indice, révision des grilles indiciaires pour compenser les pertes accumulées ces vingt dernières années, et attribution sans contrepartie d’une augmentation de 400 euros pour toutes et tous.
La CGT Éduc’action de Créteil continuera de porter ces revendications avec détermination, dans l’intérêt des personnels et du service public d’éducation.