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Rencontre CGT-FSU du 10 mars 2009

vendredi 13 mars 2009

Compte-rendu de Christophe Godard, co-secrétaire général de la CGT-Educ’action


Etaient présents pour la FSU :

-  Le secrétaire général de la FSU

-  Un responsable de la tendance Ecole émancipé, membre du secrétariat de la CGT

-  Le secrétaire général du SNUIPP

-  Un co-secrétaire général du SNES

-  La secrétaire générale du SNASUB (personnels administratifs)

-  Le secrétaire général du SNU-CLIAS (territoriaux)

-  Le secrétaire général du SNEP

-  Le secrétaire général du SNESUP (enseignement supérieur)

Soit 8 personnes, le SNUEP n’était pas présent sans pour autant marquer un désaccord avec la démarche.

Etaient présents pour la CGT :

-  Le secrétaire général de la CGT, Bernard THIBAULT

-  Un membre du secrétariat confédéral, Maïté LASSALLE

-  Un membre de la commission exécutive confédérale, Agnès LEBOT (CR Nord-Pas-de-Calais)

-  Le secrétaire général adjoint de l’UGICT, Jean-Francois Bolzinger

-  Le secrétaire général de l’UGFF, Jean-Marc Canon

-  Le secrétaire général de la fédération des services publics, Baptiste Talbot
-  Le secrétaire général adjoint de la FERC, Daniel VanDeVyvere

-  Un co-secrétaire général de la CGT Educ’action, Christophe Godard

Soit 8 personnes également.

Dans ce premier temps, les échanges ont été l’occasion de confirmer une large communauté d’analyse sur la situation sociale, la politique de Nicolas SARKOZY et l’attitude du MEDEF. Dans le cadre de la crise systémique actuelle, les deux délégations se sont à nouveau félicitées de la dynamique unitaire au plan interprofessionnel et du prochain temps fort de mobilisation du 19 mars.

Bernard Thibault qui s’est fait l’écho d’une forte mobilisation dans un contexte de crise et avec un MEDEF dur (pour l’anecdote, le MEDEF est arrivé à la rencontre avec Sarkosy le 18 février avec 11 demandes d’aides financières). La FSU se fait l’écho d’une mobilisation qui semble intéressante mais avec du mal à l’évaluer à cause du retour de vacances récent (la veille pour la dernière zone).
Au-delà, elles ont évoqué d’autres rendez-vous revendicatifs, au plan national comme international.

Ces appréciations partagées sur la nature des enjeux et sur les stratégies et responsabilités syndicales dans la période actuelle ont logiquement conduit à des échanges francs et ouverts sur le mouvement syndical français et ses évolutions.
La FSU, qui s’estime confortée après les élections professionnelles comme premier syndicat des Personnels de l’Education nationale, a indiqué que son prochain congrès (février 2010) sera l’occasion d’approfondir les ambitions de l’organisation et sa conception des relations intersyndicales ainsi que son apport pour un syndicalisme français plus unitaire.

Pour sa part, la CGT a rappelé son engagement dans la démarche du syndicalisme rassemblé. Dans le même temps, elle a confirmé sa disponibilité pour œuvrer à des rapprochements de forces syndicales aujourd’hui dispersées.

Les deux délégations sont tombées pleinement d’accord pour estimer que les constructions à mettre en œuvre devaient être radicalement différentes des manœuvres d’appareil et électoralistes qui ont cours ces derniers temps et qui, au demeurant, s’avèrent pour le moins peu concluantes.

Elles ont convenu de donner des prolongements concrets à cette rencontre par un travail approfondi sur les enjeux revendicatifs suivants :
- articulation entre recherche publique et privé,

- formation / qualification / travail

Il est également envisagé l’organisation d’une initiative contribuant à l’impulsion d’un large débat public sur l’avenir du syndicalisme.
Dans cette perspective, le principe d’un groupe de travail commun a été acté.


Débats sur la rencontre CGT-FSU du 10.03.2009 lors de la Commission exécutive de la CGT-Educ’action des 12 et 13 mars


La Commission exécutive a apprécié positivement les volontés de rapprochement aujourd’hui clairement formulées par la FSU et la CGT. Appréciation alimentée, au premier chef, par une aspiration forte à l’unité (les expressions qui viennent contredire ce point de vue sont très minoritaires).

L’initiative de la rencontre FSU – CGT est qualifiée de moment historique, qui peut être une occasion de rattraper le tournant loupé de 1992 au moment de la scission de la FEN.
Nous sommes au début d’un processus qui interpelle tant la forme que le fond, les modalités d’organisation que les objectifs du syndicalisme.

La discussion a mis en avant la nécessité de continuer les échanges entre organisations dans la transparence. Même si le débat s’est formalisé par une initiative de sommet, il est à noter qu’une démarche de construction et d’échange a déjà vu le jour dans certains territoires (ex. Comité régional Rhône Alpes, Basse Normandie…).
Il faut que « les bases syndicales » se saisissent de la question pour se prémunir d’une démarche bureaucratique de sommet. (c’est tout le sens de la motion de la Commission exécutive).
Des débats à plusieurs niveaux seront nécessaires dans la CGT, dans la FSU, entre FSU et CGT, d’autant que les difficultés sont nombreuses. Ces difficultés trouvent leurs racines dans l’histoire des organisations qui ont forgé des pratiques différentes.

La division organique a souvent engendré la division dans l’action, alors que les perspectives d’unité syndicale ont toujours été un accélérateur des luttes. L’unification organique n’est pas pour demain, il s’agit d’un processus long, difficile, voire incertain. Il s’agit de construire un pôle de rassemblement et de luttes ; à cet égard le débat est ouvert à tous ceux qui le souhaitent.

Dans ce contexte, le débat dans la CGT, qui concerne les structures confédérales, prend encore plus d’importance. Ce devrait être un axe du prochain congrès confédéral.


- Motion

La Commission exécutive apprécie positivement le processus entamé par la rencontre CGT-FSU et propose aux SEN de prendre des initiatives dans les départements allant dans le sens de ce processus.

Pour : 22

Contre : 2

Abst. : 1

- Motion

La Commission exécutive de la CGT Educ’action demande que dans le groupe de travail qui se se mettra en place pour débattre avec la FSU l’UNSEN fasse partie de la délégation es qualité.

Pour : 15

Contre : 7

Abst. : 8

NPPV : 1