Depuis les affrontements survenus à Lyon, ayant entraîné la mort d’un militant néo-fasciste – faits pour lesquels la justice poursuit son travail– une offensive politique et médiatique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme et désigner la gauche sociale comme responsable des violences.
Nous assistons à une inversion dangereuse des valeurs : pendant que les violences d’extrême droite sont minimisées, l’antifascisme est présenté comme une menace. Dans le même temps, certains s’emploient à exclure La France insoumise du « champ républicain » tandis que le Rassemblement national poursuit sa normalisation. Cette banalisation de l’extrême droite n’est pas un accident : elle accompagne un durcissement autoritaire du pouvoir.
Les politiques antisociales imposées par Emmanuel Macron, à coups de passages en force institutionnels, de répression et de mépris des mobilisations, ont profondément fragilisé le débat démocratique. Face aux résistances syndicales et populaires, la stratégie est claire : délégitimer, criminaliser, faire taire.
Pourtant, la réalité est celle d’une extrême droite violente et organisée. Les assassinats de Clément Méric et de Martin Aramburu en sont des rappels tragiques. Depuis 2022, 11 personnes ont été assassinées par des militant-es d’extrême-droite. Dans notre académie, les provocations de groupuscules fascistes se multiplient : banderoles xénophobes, attaques racistes et sexistes, dégradations de bâtiments publics. L’Action française, héritière des antidreyfusards antisémites, continue de diffuser ses thèses réactionnaires. Des locaux politiques et syndicaux, notamment de la CGT ont été ciblés, attaqués. Des militants dont certains de notre union CGt Educ’action sont directement menacés par l’extrême-droite. Nous dénonçons ces offensives de l’extrême-droite et cette montée du niveau de violence.
L’extrême droite n’agit pas seulement dans la rue. Elle cherche aussi à s’implanter dans nos écoles et nos universités à travers des associations et collectifs prétendument « neutres » qui diffusent des idées réactionnaires, racistes, sexistes et LGBTQIA+phobes. Elle tente d’instrumentaliser l’école pour en faire un terrain de conquête idéologique à l’image de l’association Parents vigilants. Nous refusons que le service public d’éducation soit ainsi infiltré afin d’être détourné de sa mission d’émancipation.
Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer et de contester le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme, assimiler les mobilisations sociales à une menace pour l’ordre public, c’est préparer un État toujours plus autoritaire.
Face à la fascisation en cours, une seule réponse : l’unité et la mobilisation.
Le mouvement social, syndical, associatif et politique doit faire front commun.
Nous ne nous résignerons jamais.
Nous ne laisserons pas banaliser l’extrême droite.
Nous ne laisserons pas criminaliser l’antifascisme.
Nous défendrons nos libertés, nos droits, nos vies et l’école publique.
Aujourd’hui plus que jamais : Siamo tutti antifascisti.
Pour la CGT Éduc’action Créteil la lutte contre les idées d’extrême droite est le fondement de notre engagement, et c’est pour cela que nos orientations portent notre combat déterminé contre l’extrême droite et toutes ses formes d’implantation, en particulier dans notre champ, l’éducation.
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Communiqué de la cgt educ action créteil : Contre la fascisation, défendre nos libertés et l’école publique
mardi 3 mars 2026, par
