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Rapport d’ouverture et d’activité au 5e congrès de la CGT Educ’Action Créteil les 22/23 octobre 2007

Par JP BLANCHOUIN au nom du BUA sortant

lundi 22 octobre 2007

Je crois important en ce jour du 22 octobre, non pas de lire la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste de 17ans et demi, écrite à sa mère le jour de son exécution, le 22 octobre 1941 avec les 26 autres fusillés de Châteaubriant ( parmi lesquels JP Timbaud) par les nazis mais de reprendre quelques lignes de la lettre à Xavier DARCOS écrite par la Secrétaire Régionale de la CGT Educ’ Action Académie de Toulouse, professeur de philosophie :

… Ce bref rappel nous permettra de poser la question de la vérité historique et de l’instrumentalisation de l’histoire par le pouvoir politique. La lecture de cette lettre sera aussi l’occasion de poser la question éthique du sens de l’obéissance. Les policiers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades obéissaient aux ordres. Etaient-ils responsables ? Avaient-ils le choix ? Le ministre de l’Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables ? Mes élèves sont vifs d’esprit et ne manqueront pas l’occasion de faire d’eux-mêmes des parallèles avec l’actualité : les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd’hui en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables ? Sont-ils des criminels ?
Monsieur le Ministre, j’aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n’a pas été inutile. J’aurais aimé que vous leur expliquiez comment, en créant une fonction publique forte au service de l’intérêt commun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d’une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d’une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu’elles soient politiques ou économiques. J’aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l’intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres.

Dans ce même jour du 22 octobre 2007 comment ne pas être solidaire et concerné avec notre collègue Florimond GUIMARD , professeur d’école à Marseille pédagogue reconnu et investi dans le RESF 13.
Il est poursuivi pour l’exemple pour avoir participé à une manifestation le 21 novembre 2006 contre l’expulsion d’un père de famille de 2 enfants scolarisés à Marseille. Son procès a lieu ce 22 octobre 2007 au Tribunal d’Aix en Provence et il ne sera pas seul à ce triste rendez vous où toutes les organisations syndicales, associatives de toute la France avec RESF seront présentes.
Le véritable procès c’est celui des 4 lois en cinq ans avec les décrets et circulaires constituant tout un arsenal d’atteinte aux droits ( déjà faibles) des étrangers véritables bouc émissaires d’une politique xénophobe et raciste. La dernière loi qui continue de faire scandale soumise actuellement au parlement, celle où s’illustre Brice Hortefeux, à la tête du ministère nouveau de l’Identité Nationale , de l’Immigration et du co-développement et compagnon fidèle du Président Sarkozy souhaite amplifier la chasse légale aux étrangers avec leur familles " indésirables" et non " rentables " à la productivité du pays. Cette loi est une atteinte à la dignité de tous et toutes !.
Les résistances et solidarités se multiplient ’"hors la loi avec les parrainages des sans- papiers", les mobilisations dans les écoles, lycées et collèges face aux expulsions et reconduites à la frontière. Chaque mobilisation victorieuse constitue un démenti sanglant de cette politique qui fait honte aux traditions d’accueil de notre pays : Honte au Gouvernement Fillon/ Sarkozy qui surfe sur les terres de l’extrême droite.
Rappelons par exemple la mobilisation exemplaire des élèves, enseignants du LP Valmy à Bois Colombes dans le 92 ,( terre de Sarkozy alors président du conseil général des hauts de seine) avec celle des départements voisins qui ont permis le retour en France dans son LP de Suzilène le 3 février 2007.
Evoquons aussi l’annulation récente le 4 octobre dernier de l’arrêté à la reconduite à la frontière de Djibril Bah , Malien installé à Ivry avec sa compagne et une petite fille de 2 ans et demi qui maintenant peut espérer être régularisé.
Tous les jours, en France des mobilisations ont lieu contre cette chasse à l’étranger, contre les expulsions , les refus de régularisation , les reconduites à la frontière avec une solidarité active de plus en plus visible.


Dans ces luttes, dans ces résistances comment ne pas avoir une pensée fraternelle pour notre compagnon Michel MORIN , ancien élu CAPA PLP , militant exemplaire et enseignant largement reconnu au LP JP Timbaud à Aubervilliers décédé le 16 août 2006 après 2 ans de lutte acharnée contre la maladie .
Aujourd’hui 22 octobre comme hier le 3 octobre 2006 dans son lycée et auprès de Catherine sa compagne et de ses enfants, nous pouvons lui rendre hommage pour sa magnifique leçon exemplaire d’humanité, de courage et de résistance à toutes les injustices.

La résistance à la politique du gouvernement FILLON / Sarkozy prend racine. La confiance dans notre capacité " TOUS ENSEMBLE" à combattre et à faire reculer l’idée même "qu’une autre politique que celle du libéralisme serait impossible" doit s’affirmer davantage.
Les organisations et tous ceux qui militent pour un syndicalisme de rassemblement et de lutte n’ont aucune illusion sur les attendus de la " Refondation de la société française martelée à toute occasion " par un Président omniprésent en fusion totale avec le MEDEF

A ce propos, rien n’est anodin et la pensée présidentielle contre l’ Histoire qui serait dépassée de "Mai 68" ( campagne présidentielle) , contre les acquis de la résistance et même celles du Front Populaire trouve des personnalités du MEDEF qui ont bien décoder celle-ci.
L’ancien N°2 du MEDEF Denis KESSLER PDG actuel de la 1re société française de Réassurance à dimension Internationale s’exprime sans complexes à propos de la politique actuelle du gouvernement FILLON/SARKOZY dans les colonnes de la revue CHALLENGE datée du 4 octobre 2007 : 1/6

Lecture de l’article°

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.
Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.
Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux.
Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse.

Fin de l’article


La Refondation de la société française c’est donc le goût amer de la revanche du capital sur les conquêtes sociales et l’histoire de notre pays : nous voilà avertis !

Dans ce contexte, il n’est peut être pas inutile de comprendre pourquoi par exemple les enseignants et certainement pas les seuls en terme de professions n’ont pas accepté le fait que toutes les fédérations de Fonctionnaires pour garder l’ aspect unitaire ont différé leur appel à la grève et différer une forte mobilisation prévisible pour la mi-novembre 2007 et ce malgré toutes les annonces faites par le Président SARKOZY, les décisions et annonces du gouvernement sur la réduction des emplois de fonctionnaires et la mise à mal de leurs statuts, la réforme de l’ETAT, l’application du " Travailler plus pour Gagner Plus ", la défiscalisation et l’exonération des charges sociales des Heures supplémentaires, la fin de la carte scolaire dans l’enseignement public, celle du collège dit unique etc…et ce surtout après l’ Appel Unitaire des cheminots avec celui des agents de la RATP et , de l’EDF/t Gaz de France en pleine crise de privatisation SUEZ/ Gaz de France pour la grève du 18 octobre 2007. La convergence d’action revendicative avec tous les services publics était sans ambiguïté même si la Presse et les Médias ne parlaient que des Régimes spéciaux de Retraite , parfaits relais du gouvernement pour les dénaturer.

La CGT Educ’Action Créteil a effectivement déployé tous ses efforts pour convaincre de l’utilité de nous rassembler et faire GREVE au maximum PUBLIC-PRIVE et Inter-PRO le 18 octobre 2007. Dés le 27 septembre, l’appel Académique unitaire à la Grève certes réduit au SNES, FO, CGT et SUD à mais aussi dans le syndicat CGT du Privé a donc relayé celui du SDEN –CGT 93 après leur CEX du 21/09/07 et a été diffusé à toutes les composantes. La fédération FERC- CGT s’est rapidement positionnée avec l’UGFF pour l’appel à la grève du 18/10. L’ appel Créteil a été repris par l’académie de Versailles sans le SNES. La réunion intersyndicale RP du 8 octobre avec la FSU , le SGEN, FO et la CGT n’a pas permis de clarifier l’engagement effectif de chaque organisation dans une confusion dommageable sur les enjeux et la perspective de l’appel des fédérations de fonctionnaires après mi novembre. Dans l’éducation nationale la grève à 9% nationalement et 21% sur Créteil globalement ce 18 octobre aurait certainement était mieux prise en compte dans un contexte clarifié de l’engagement des syndicats et de la FSU en particulier. La manifestation parisienne dense de la CGT et 25 000 participants, la présence significative de plusieurs secteurs professionnels ( ANPE, Territoriaux, Finances, Education) y compris du privé ( métallurgie, chimie) en plus de la SNCF, EDF-GDF et RATP montre bien que la suite ne peut être qu’inter professionnelle dans le bras de fer à engager avec le gouvernement .

C’est aussi dans ce contexte que la CGT Educ’ Créteil a participé à la 14e conférence Régionale de l’URIF-CGT qui a eu lieu dans la maison des syndicats les 16 et 17 octobre 2007 en présence de 13 organisations syndicales de 7 régions capitales d’Europe ( EKA Athènes, DGB de Berlin, FGTB et CSC de Bruxelles, CGTP et UGTP de Lisbonne, TUC et GFTU de Londres, CCOO et UGT de Madrid, CGIL, CISL et UIL de Rome) et de 200 délégués des UD, UL et mandatés de l’Île de France. Des liens nouveaux ont été tissés entre le nouveau Comité Régional , les fédérations et notamment la FERC. 2/6

Les questions de Formation professionnelle en lien avec l’éducation nationale devraient avancer à ce niveau.
Notre Union académique avec les 8 SDEN de l’Île de France , l’Union académique de Versailles, celle de Paris et les autres syndicats concernés de la FERC doivent rapidement œuvrer dans ce sens. La réunion que nous avons initiée le 29 mai 2006 sur le schéma des formations 2008/2012 en¨Île de France avec les 8 SDEN-CGT, les 2 Unions académiques Créteil et Versailles et l’académie de Paris doivent trouver des prolongements rapidement sur ces questions. Une dynamique nouvelle de coordination au niveau fédérale en RP reste à construire : La CGT Educ’Action Créteil souhaite s’y engager pleinement.

Toujours dans cette période, le nouveau RECTEUR Jean-michel BLANQUER nommé fin Mars 2007 et issu du cabinet " DE ROBIEN" vient de recevoir à nouveau la CGT Educ’Action Créteil le mardi 16 octobre 2007 pendant 1h 30 minutes d’entretien. après la 1re rencontre du 6 avril dernier ( voir aussi CUA du 11 mai 2007). Les 3 SDEN-CGT 77, 93 et 94 et le secrétariat de l’Union académique étaient présents et participaient aussi pour le rectorat : les 2 Secrétaires Généraux , le DRH, le DAET et l’IEN de suivi SEGPA , le nouveau et l’ancien Chef de Cabinet et le Recteur. Nous avions défini 4 priorités avec l’objectif de pouvoir négocier lors de rencontres à thème et l’objectif de faire évoluer le rectorat sur la filière professionnelle tout en recueillant un bilan plus complet de la rentrée scolaire 2007 :

-Accueil, effectifs et carte scolaire des lycéens et collégiens : soutien scolaire mis en place dans les collèges

-la scolarisation des élèves avec Handicap 1er et second degré

-la situation des Non-titulaires et le CDI ;

-l’orientation dans la filière professionnelle : BEP et Bac Pro 3 ans, les SEGPA.

Soutien Scolaire :

Le recteur a reconnu que la mise en place du soutien soit 240 000 HSE ( soutien pédagogique, sportif et culturel) soit l’équivalent de 385 postes ( 360 postes supprimés dans l’académie à la rentrée 2007 : 160 pour les structures ( 60 en lycées, LP et 90 en collèges ) et 200 pour les " décharges "De robien " non restitués en postes mais en HSA à la rentrée 2007 ) pour les 131 collèges ( les 21 Ambition Réussite "EP1" et 81 collèges EP2 soit 131 collèges ( RAPPEL : 200 collèges en APV) sur les 347 collèges de l’académie soit 38% ) études dirigées donc le soir de 16h à 18h sur 4 jours pose des PB sur l’afflux des heures supplémentaires surtout pour l’avenir dans sa généralisation à tous les collèges voir en lycées et donc que le dispositif retenu évoluera ( en élargissant aux ASSED etc..), . Un premier bilan sur cette mise en place est seulement prévu fin octobre
Le Recteur a profité de ce premier point pour annoncer que les Heures Supplémentaires Défiscalisées et non soumises aux cotis ations sociales représentent 80 M€ de surplus de pouvoir d’achat pour les enseignants de CRETEIL concernés du secondaire en insistant donc sur l’augmentation immédiate de pouvoir d’achat qui figurera sur la fiche de paye en fin d’année ?.
Nous avons exprimé notre désaccord sur l’exonération des charges sociales et le fait que l’Etat devra compenser les 5MM€ de perte à la sécurité sociale ( ensemble des salariés). Nous considérons que cela ne répond pas de fait à la dévalorisation salariale de tous les collègues sans oublier les suppressions d’emploi ou le manque d’emplois en perspective que cela induit.

Scolarisation des élèves avec Handicap

La situation créée par l’ arrivée importante de scolarisation ( et non d’intégration) des élèves avec handicap dans les établissements du secondaire comme du primaire sans les conditions minimales requises pour leur accueil par les équipes éducatives, le manque d’effectifs et de formation des AVS, de manque de profs référents , de suivi en établissement de soins et de liaison avec la MDPH ( maison départementale du handicap) ne peut être comblée par l’octroi de 200 postes supplémentaires d’AVS qu’il faut recruter et former en plus des autres postes découverts !

Le Recteur a vite compris au vu des exemples donnés, que "la langue de bois n’était pas de mise" et reconnu les difficultés en répondant très clairement qu’une réunion spécifique avec le Comité de Pilotage Académique sur l’ Intégration des élèves avec Handicap et la CGT se tiendra en novembre suite à notre demande .
Nous invitons donc les collègues à intervenir très clairement sur cette question prioritaire car aujourd’hui cette scolarisation fragilise davantage tout le système éducatif , élèves, personnels et élèves handicapés. Les collègues comme au LP Louise Michel à Epinay où à la SEGPA PVC à Champigny doivent interpeller l’institution sans délai et revendiquer les conditions qu’ils considèrent comme indispensables pour l’accueil et l’intégration de ces élèves dans les classes.

Situation des non-Titulaires

La politique rectorale en matière de recrutement des contractuels a heureusement changée à cette rentrée privilégiant les contrats au lieu des vacations somme toute en nombre très réduit ( 32 fin septembre contre 1400 contractuels employés dont 200 sur suppléance). Les besoins en remplacement persistent et même s’amplifient alors que parallèlement le nombre de personnels disponibles se raréfie ou est inexistant ( TZR). La filière professionnelle est particulièrement concernée mais pas uniquement ( 500 contractuels en lycées collèges sur les 1400 existants )
Le manque de réelle perspective de titularisation ( concours, absence de plan de titularisation) fait que le CDI ( par ailleurs remis en discussion entre organisations patronales et salariées par volonté présidentielle et gouvernementale) apparaît comme une bouée de"sauvetage" à se saisir au plus vite pour les précaires.
Nous demandons à ouvrir des avancées sociales sur les conditions d’emploi en CDI ( par exemple : relever le seuil minimum d’emploi et de rémunération non pas à 70% de service mais à 100% comme les MAGE), régulariser et assouplir les conditions d’accès au CDI sans dénaturer l’esprit de la loi mais en sachant l’adapter favorablement pour les collègues en attente.

De plus, il nous semble indispensable de mettre sur pied une commission rectorale d’examen de la situation d’emploi des contractuels en s’appuyant sur l’existence du GTPMA sans attendre la mise en place avant mars 2008 des futures commissions consultatives des contractuels en CDI ou non.

Le DRHH a tenté de se dérober une nouvelle fois à cette demande mais notre insistance et l’accord du RECTEUR permettent de préparer pour novembre 2008 et dans le cadre de la campagne CDI 2007 ( actuellement 117 collègues CDI 2005 et 2006 en formation initiale et environ 60 contractuels enseignants en formation continue) une audience avec le DRHH et un groupe de travail sur le CDI.


Voie professionnelle des LP et des lycées

L ’ annonce du ministre DARCOS de multiplier par 4 le nombre d’élèves de 3e engagés dans la voie des Bac-Pro 3 ans nous a conduit à interpeller le Recteur et le DAET sur la réalité du bilan actuel très contrasté de l’ implantation des 48 divisions ouvertes à cette rentrée ( 15% des Bac pro 1re année et 9% des BEP 2 ans) dans l’académie de Créteil ce qui est déjà très volontariste car l’attractivité revendiquée par l’institution nous semble largement mise en défaut. Des indicateurs peuvent l’attester et ne sont pas pris en compte par le rectorat comme la réalité vécue des équipes pédagogiques.
De fait la montée en puissance a été faite principalement sur les 3 dernières années dans le secteur de la Bureautique Secrétariat et Comptabilité en supprimant les BEP et en mettant en place des sections commerce ou vente en Bac Pro 3 ans. De plus , pourquoi ne pas tenir compte du rapport transmis en septembre 2005 par l’ Inspection Générale sur le bilan critique de cette implantation qui rappelons a été mis en place par l’organisation patronale l’IUMM dans le secteur Industriel de l’apprentissage en 2000 avec un impact mitigé.
La CGT Educ’Action estime que le Bac Pro 3 ans doit demeurer un parcours diversifié ouvert à certaines conditions et qui avaient fait l’objet de contrat avec les premiers lycées tentant l’expérience. Sa généralisation nous semble pas devoir être à l’ordre du jour d’autant que l’Education Nationale n’a pas intérêt à sacrifier l’existence du BEP reconnu comme un niveau de qualification professionnelle au sens des réalités de plusieurs familles de métiers. La professionnalisation acquise au BAC professionnel s’ appuie fortement sur une formation professionnelle même plus large en BEP.
Pour la CGT, revaloriser la voie professionnelle ne consiste pas à faire de l’affichage vis à vis des collégiens et des familles sur le "BAC PRO comme les autres ", d’ailleurs sur ce plan ce n’est pas une réussite mais à répondre aussi aux enjeux de la qualification de tous les diplômes professionnels du niveau V au niveau III voir II pouvant être offerts dans les lycées généraux,/technologiques , polyvalents et professionnels.
Dans ce sens l’exemple des BEP 1 an qui accueille bien près de 1300 élèves dans 56 divisions dans notre académie sans perspective d’évolution réelle ( contrairement d’ailleurs au rapport d’audit sur les LP) constitue un parcours diversifié en LP ouverts aux élèves de seconde et mérite certainement une approche plus générale qui permettrait de mieux diversifier la seconde de détermination vers l’enseignement professionnel.

Enfin, l’orientation des collégiens en LP demeure trop une orientation non choisie par défaut ou une voie de relégation ce qui génère les difficultés de vie scolaire et le rejet d’ une véritable préparation à la qualification professionnelle diplômante de la part de trop de jeunes .
De même en SEGPA, l’aspect positif de l’enseignement adapté professionnel pour des élèves en lourde difficulté scolaire reconnue tend à disparaître en négligeant les rythmes et les capacités d’acquisition nécessaires et en voulant trop faire de ces classes des classes banales de collèges.
Par exemple , quelle est la pertinence actuelle d’un enseignement de 4 heures d’Anglais en 6e et 5e de SEGPA effectué par un professeur certifié alors que le Prof d’école spécialisé voit son temps d’intervention de plus en plus réduit ou bien encore que penser de la place d’un enseignant du professionnel en 4e et 3e de SEGPA à qui on retire l’enseignement de la technologie dans le cadre professionnel pour celle du collège et qui sur un niveau professionnel en 4e et 3e ne peut même plus assurer un service complet à 18h d’enseignement.
A la suite de l’intervention pertinente et remarquée de notre collègue Guy Vautrin du collectif SEGPA , reconnue par telle par le recteur et en dépit de la position du DAET , nous avons obtenu de participer au groupe de pilotage académique sur les SEGPA au titre de la CGT avec la présence de Guy VAUTRIN.
Ce n’est pas une mince avancée tant il est vrai que jusqu’à maintenant nous n’avions aucune proposition de participation malgré nos demandes.

Quant au Bac pro 3 ans et nos propositions, le recteur attend un prolongement étayé par une analyse et une réalité de terrain. Nous devons refaire un point et mettre en chantier sans tarder par la réactivation de notre collectif académique filière professionnelle et technologique cette réalité , confronter nos propositions et provoquer une nouvelle rencontre ciblée sur l’enseignement professionnel mais aussi technologique.


En conclusion PROVISOIRE
sur cette audience et les points abordés :
Même dans le cadre du congrès et parce que cela illustre aussi quelques unes de nos propositions de repères revendicatifs de nos documents , nous avons pris le pari de rendre compte dès maintenant de cette rencontre peu habituelle avec un Recteur sans complexes vis à vis de ses propres collaborateurs.

Enfin comment ne pas évoquer la dernière réunion le 15 octobre dernier du Conseil Inter-académique de l’Education Nationale de l’Île de France portant sur le budget de fonctionnement des lycées pour 2008.
La CGT est représentée à cette instance pluripartisme ( Parents d’élèves, syndicats : de l’Education nationale, des salariés, des entreprises, des collectivités territoriales , des rectorats via les RECTEURS et la région représentée par la vice présidente chargée des lycées) donc avec 1 représentant Education nationale ( SGPEN – CGT Paris) et l’URIF-CGT ( Interpro CGT et représenté par la CGT Educ’Action Créteil/ Versailles).
Il a été acté à cette réunion devant l’insistance des syndicats qu’une réunion spécifique TOS aurait lieu en séance plénière. 4/6

La région peine à recruter et reconnaît l’existence d’une centaine d’emplois et de remplacements TOS non couverts dans les 470 lycées. La décentralisation des personnels du Statut d’ ETAT vers le Statut REGION ( et Département) est de plus en plus effective d’autant que les conditions salariales d’emploi sont plus avantageuses.
Par exemple un 13e mois pour les TOS décentralisés sous Statut Régional. Dans l’académie de Créteil au 1er janvier 2008 c’est plus de 70% des 5 600 TOS qui ont opté pour la décentralisation région et départements soit 58 % en intégration et 12 % en détachement sans limitation de durée . Au 1er janvier 2007 ils étaient 17% à opter pour la décentralisation. On peut dire maintenant que l’attente vis à vis du nouvel employeur ( Région ou Département ) est immense.

A cette réunion du CIAEN la CGT a fait inscrire à l’ordre du jour le vote d’une motion adressée au Président de la République par 15 organisations nationales concernant la politique scolaire actuelle de suppression massive d’emplois , la suppression de la carte scolaire , la remise en cause du collège pour tous etc.. A signaler que la pétition adressée au président est en ligne sur le site CGT et continue d’être signée massivement : Celle-ci a recueilli l’ensemble des voix Pour au CIAEN IDF sauf 2 abstentions de FO et la non participation au vote des administrations régionale et rectorales.

En ce qui concerne le Budget des lycées et EREA en 2008, aucune amélioration en perspective avec des barèmes inchangés se calant sur 1,1% d’augmentation. Chaque lycée recevra de la part du Syndicat Départemental la proposition de budget 2008.

Le 1er juin dernier , le CIAEN s’est exprimé par 8 pour le vote du schéma régional de la formation tout au long de la vie, contre 4 et 7 abstentions : la CGT n’avait pas reçu de convocation par erreur à cette réunion et donc n’avait pu s’exprimer.
Néanmoins la CGT Educ’Action avait apporter toute sa contribution en exprimant aussi un désaccord avec la politique régionale en matière d’apprentissage concurrentielle à la formation initiale Professionnelle et Technologique.
Nous pouvons ici indiquer que globalement la CGT se serait abstenue pour tenir compte des orientations positives sur le schéma des lycées et collèges et négative sur celui de l’apprentissage .


Après ce premier compte rendu et analyse en lien avec l’activité de l’Union académique et ses responsabilités , nous vous invitons à prendre en compte dans vos interventions et réflexions le document de congrès rappelant ce qui fonde ou peut naturellement fonder la légitimité syndicale de l’Union académique et régionale.

Nous avons choisi de réactualiser nos « anciens documents des repères revendicatifs datant de 10 Ans » et tenter de faire un point avec ceux existants du syndicat à l’échelle de l’Union Nationale. Nous revendiquons un droit à l’erreur ou à la maladresse dans nos propositions et souhaitons véritablement que le temps prévu du congrès à cette réactualisation permette un nouvel enrichissement de part vos contributions.
Les statuts ont été simplement réécrits pour mieux correspondre à la réalité du fonctionnement du syndicat ;

Fabienne fera une présentation au nom du BUA. des repères et des statuts

Nous souhaitons rappeler l’irremplaçable débat des membres du BUA lors des réunions en lien avec la réflexion et l’activité des SDEN de l’académie. Une meilleure participation des camarades à ces réunions est souhaité par le secrétariat sortant, bien que celles-ci aient fonctionner en pleine responsabilité avec les SDEN largement associés à toutes les décisions importantes.

Le mandatement des SDEN au prorata des FNI 2004, 2005 et 2006 donne une indication relativement fidèle de notre implantation syndicale. Avec une moyenne de 754 FNI pour l’académie, la progression n’est pas significative depuis notre dernier congrès fin 2003,contrairement au bilan de celui-ci, bien que nous enregistrons de nouveaux adhérents. Il est vrai que les départs en Mutation Province sont plus importants chaque année avec la bonification APV qui priorise pour CRETEIL les mutations INTER au bout de 5 ans.
L’important pour le secrétariat sortant a été de donner une image de notre champ de syndicalisation en fonction des possibilités offertes dans l’ensemble des 2534 écoles, 347 collèges, 95 SEGPA, 128 lycées, 39 LP de l’académie. Globalement, les possibilités restent énormes dans les écoles, les collèges, SEGPA et même les lycées. Dans les lycées polyvalents soit 60% du total des lycées et LP , la syndicalisation est loin d’être significative dans les voies générales et technologiques. Cela témoigne aussi d’un vrai cloisonnement existant encore entre les 3 voies de formation des lycées. Le document relatif au mandatement apporte des éclairages pour chaque secteur.

La condition enseignante : définition du métier, salaires, conditions de travail, début de carrière, bivalence, évaluation, formation initiale et mobilité ont fait l’objet de multiples rapports plus récemment depuis la commission THELOT sur l’avenir de l’école en 2004 et DARCOS en 2007.
Le Gouvernement mise sur le renouvellement de 40% des enseignants d’ici 2012 pour transformer radicalement les conditions d’exercice et le métier d’enseignement poursuivant la réforme FILLON 2005 sur l’école : Formater les nouveaux enseignants dans une logique libérale demeure l’objectif premier pour enfin « dégraisser le Mammouth » dirait l’ancien Ministre de l’Education Nationale ALLEGRE.
La commission « POCHARD » composé de 12 sages doit formuler des propositions de transformation censées répondre aux maux de la condition enseignante. Les organisations syndicales sont auditionnées mais les « dés sont pipés au départ » par manque de moyens bien sûr, mais surtout par une volonté politique de libéraliser l’école sur tous ses fondements démocratiques.
Nous avons souhaité soumettre au congrès « un document de réflexion » partiel certes sur le métier et nos statuts derniers remparts mais remparts insuffisants pour proposer une proposition alternative syndicale crédible sur l’évolution de notre métier.

Matthieu reviendra demain sur cette réflexion soumise aux débats au nom du BUA .

Il est temps de rappeler quelques points supplémentaires de notre activité depuis fin novembre 2003.

- Une activité très importante et démultipliée du pôle « ELUS CAPA » qui ont multiplié leurs interventions dans tous les corps du second degré : Certifiés, Agrégés, PLP,CPE ,EPS s’agissant du MOUVEMENT des personnels ( INTER et INTRA) du déroulement des carrières ( Promotions, Hors-Classe, Réadaptation-Aménagement, Congé de Formation etc…).

Nous pouvons ici remercier les 8 camarades engagés dans cette activité dévoreuse de temps et d’énergie.

-L’existence d’un collectif CGT Précaires conséquent avec un suivi de plus de 200 collègues et au moins 2 réunions annuelles avant et après le mouvement rectoral de rentrée. Rassemblement des précaires le 1er juin 2005 au rectorat à l’appel du collectif CGT : le CDI s’installe dans l’éducation nationale et l’Importante Audience rectorale le 10 mai 2006 sur la situation des Précaires préparant la rentrée 2006.

- les journées d’études académique : Principalement ;le 26 mars 2004 du collectif filière Pro et Techno actant nos propositions sur la voie professionnelle des lycées (BEP1an, BAC PRO 3ans, CAP, PFE…), la-Journée d’études académique le 16 décembre 2004 dans le cadre de la future loi sur l’école , le rapport THELOT : résolution sur le retrait du projet de loi FILLON sur l’école : Les personnels de l’ éducation Nationale se mobilisent à nouveau après l’exceptionnel mouvement social de 2003 et aussi les Journées d’études académique les 16 mars et 11 mai 2006 sur l’ orientation et la réussite des élèves à tous les niveaux 1er et second degré et ce après les mesures « De Robien » , le CPE, l’apprentissage dès 14 ans loi du 10 /2/06.Le CPE est retiré officiellement le 10 avril, le CNE voté par ordonnance le 2/8/05 est sur la sellette
-Activité INTERSYNDICALE toujours prioritaire : par exemple en Octobre et Novembre 2006 : Engagement de notre syndicat dans l’intersyndicale Créteil puis RP contre le projet de décret DE ROBIEN dégradant et modifiant les statuts des enseignants. Conférence de Presse Unitaire RP le 6/1/07 : Projet DE ROBIEN : 555 Emplois supprimés dans les 3 académies sur les 3000 au plan national. : l’intersyndicale RP appelle à la grève le 8 février 2007
-Activité Spécifique sur les SEGPA et Elèves avec Handicap -Réunion du collectif SEGPA le 25 Avril 2007 suite à l’audience DAET du 7 mars 2007 et importante réunion avec la Mission Handicap du rectorat le 21 mars 2007.
-Collectif IUFM de l’académie 1er et second degré avec une lourde activité a développer tâche concernant 5 000 usagers, étudiants et stagiaires.

Ce bilan est incomplet , il faudrait le lier avec l’activité fédérale, nationale riche dans cette période ( loi Fillon, CPE, MI/SE et ASSED, Décentralisation TOS, Casse de la fonction publique, Décrets DE ROBIEN et maintenant à nouveau Retraites, Services Publics, réforme de l’ ETAT, service minimum,

En dernier lieu le Conseil de l’Union Académique du 11 mai 2007 préparatoire au Congrès

Nous souhaitons reprendre pour terminer les principaux enseignements issus des élections professionnelles de décembre 2005.
Nous allons rapidement entrer dans la phase préparatoire des élections de l’éducation nationale de décembre 2008 qui concerne aussi toute la CGT avec les « élections PRUDHOMMES » mais aussi les territoriaux. De plus se préparent les élections « précaires » et « assistants d’éducation ( plus de 3000) » qui ont remplacés pratiquement en totalité les MI/SE ( « 300 environ à cette rentrée 2007.
Nous avons progressé globalement mais peu avec 1500 voix et 4,5% globalement sur les élections au niveau académique et national. La situation est très différente selon les différents corps d’enseignement , c’est une évidence .
Mis a part les PLP , c’est avec les CPE et près de 8% des voix exprimées en 2005 mais pas d’élu CAPA que nous avons obtenu un résultat lisible et encourageant . L’activité dans ce secteur mériterait d’être réactivé avec un collectif vie scolaire à mettre en œuvre avec les assistants d’éducation ( AVS et Assistants pédagogiques. compris).

Comment ne pas le rappeler , la faible progression chez les certifiés , à peine 300 voix au total et 2,6% qui nous prive de l’objectif d’1élu en 2005 et nous rapproche du score national de 2,4% largement insuffisant. Manifestement et chez les agrégés ce n’est pas forcément plus difficile à ce niveau , nous pouvons commencer aussi à travailler sur ces enjeux avec les SDEN et mettre en place des collectifs de travail et de syndicalisation

Au niveau des PE, l’enjeu est important pour progresser dans la syndicalisation bien sûr mais pour que notre syndicat avec la CGT trouve une véritable place dans l’éducation nationale et puisse valablement s’exprimer sur les en jeux du système éducatif avec sa propre réflexion.

Pour terminer ce rapport d’ouverture et d’activité, depuis octobre 1989 notre Union Académique existe dans l’académie de Créteil : Les SDEN ont trouvé peu à peu leur identité et leur activité INTER PROFESSIONNELLE avec les UD et aussi avec les UL. L’académie a aussi gagner sa légitimité intersyndicalement et institutionnellement : c’est important à poursuivre et à amplifier.

Des progrès restent toujours à faire dans ce domaine mais le cap est donné dans l’activité incontournable aujourd’hui avec l’INTER PROFESSIONNEL.
.Il est certain que depuis 1995,2003, 2005, 2006 et maintenant 2007, les personnels de l’éducation nationale et leurs organisations syndicales ont compris cette nécessité de rassemblement dans les enjeux actuels de société auxquels nous sommes confrontés . A nous de poursuivre un syndicalisme de lutte et de rassemblement.