Accueil > Actualité > Le courrier académique 279 : <P>Trop c’est trop !

Actualité

Le courrier académique 279 : <P>Trop c’est trop !

Août - Septembre 2009

lundi 17 août 2009

Sommaire

Pages 1 et 2 : Edito

Page 3 : Interventions des élu-e-s en juillet et août 2009

Page 4 : Vos contacts CGT/ Calendrier

ENCARTS

- Journée d’étude académique sur les lycées

- Déclarations et analyses des élu-e-s : mutations, hors-classe,
non-titulaires et congés de formation

- Fiche de demande de suivi ou d’intervention


Journal à télécharger :
Le Courrier académique 279

EDITO

Trop c’est trop !

APPEL DE LA CGT
ILE-DE-FRANCE

La période estivale est marquée en Ile-de-France par la multiplication des conflits sociaux dont, bon nombre font suite à des mesures de réduction d’ effectifs, de fermetures de sites, d’externalisation ou délocalisations d’activités, de remise en cause d’ acquis sociaux, de gel ou réduction de salaires. Certaines entreprises concernées ont bénéficié de fonds publics pour le maintien des activités, ce qui ne les empêche pas d’annoncer de nouveaux plans sociaux.
Cette politique de destruction massive d’emplois du patronat, en France, au nom du profit et de la rentabilité, est une violence qui porte atteinte à la dignité des salariés, menace leur avenir et prive leur famille des moyens de subsistance nécessaires.

Dans ces conditions, comment ne pas être en colère, comment ne pas réagir lorsque la dignité, le respect des individus sont bafoués ? Comment ceux qui imposent des sacrifices, des privations, la remise en question du niveau de vie, de l’avenir des familles peuvent s’imaginer que les salariés n’agiront pas ? La plus grande des violences, c’est la violence sociale qui engendre des drames humains !
La CGT Ile-de-France soutient les salariés qui luttent, refusent le pillage des richesses créées par leur travail, qu’ils soient manuels ou intellectuels, et qui demandent à être reconnus, écoutés, considérés. Ces conflits sont en fait le révélateur d’un manque total de démocratie, de véritable dialogue social et la marque d’un autoritarisme de plus en plus brutal du patronat.

D’autres voies sont possibles

A de nombreuses reprises, les salariés avec leurs organisations syndicales ont fait des propositions pour améliorer, développer et rendre pérenne l’activité dans leurs entreprises.
Les besoins sont nombreux en Ile-de-France et non satisfaits. Des potentiels existent pour maintenir et développer notamment l’emploi industriel par exemple : La RATP envisage une commande de 800 à 1200 autobus d’ici 2011. Ce marché doit permettre aux entreprises actuelles, constructrices d’autocars, bus et moteurs, de maintenir l’emploi et de développer les unités de production existantes dans nos territoires.
Le réseau ferré francilien est à saturation et bon nombre de matériels et infrastructures vétustes. Cela nécessite la rénovation, le remplacement et la construction de matériels ferroviaires importants (infrastructures, voitures, motrices...), la création d’unités de production dans notre Région. Des centaines de milliers de franciliens sont sans logement ou vivent dans des locaux vétustes. Là encore, la construction de nouveaux logements sociaux, la réhabilitation des logements anciens seraient source de création, maintien et développement des emplois dans le BTP.

Pour répondre aux besoins économiques et sociaux, il faut mettre fin aux suppressions d’effectifs dans les services publics, créer les milliers d’emplois nécessaires garantissant l’égalité d’accès pour tous aux droits fondamentaux. L’argent public accordé ces derniers mois au patronat serait utile pour le financement de ces propositions, alors que les milliards d’euros, comme on a pu le constater, n’ont servi qu’à reconstituer les marges, verser les dividendes aux actionnaires, restructurer et délocaliser l’emploi.

La CGT Ile-de-France appelle les salariés, les chômeurs, les retraités dans l’unité la plus large à poursuivre et développer les actions nécessaires pour :

- Le maintien et le développement de l’emploi en réponse aux besoins économiques et sociaux,

- L’augmentation des salaires, retraites et minimas sociaux pour garantir et développer le pouvoir d’achat et la relance de la consommation, source de créations d’emplois,

- Une protection des salariés à travers l’instauration d’une véritable sécurité sociale professionnelle

- Être entendus par le Gouvernement qui porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle par la complaisance dont il fait preuve à l’ égard de comportements patronaux intolérables.

Il doit résonner de toutes les luttes en cours !

Dans l’Education, l’année scolaire 2008/2009 et l’été 2009 ont été marqué par la confirmation de contre-réformes qui mettent en péril le Service Public d’Education :

-  La généralisation du bac pro en 3 ans, et cela malgré l’opposition d’une majorité des personnels comme lors des mobilisations au moment de la fausse épreuve de rattrapage du mois de juillet 2009.

-  La « mastérisation », qui consiste à recruter les enseignants au niveau bac + 5 : une mesure antisociale visant simplement à faire des économies !

-  Dans la Fonction Publique, et en particulier dans l’Education Nationale (qui représente à chaque fois la moitié des suppressions !), les suppressions de postes ne s’arrêtent pas : 11000 en 2007, 23000 en 2008, 30500 en 2009 et… 35000 annoncées pour 2010 !

N’hésitant pas à en rajouter dans la dialectique anti-fonctionnaires, le gouvernement s’est même permis de s’en prendre cet été aux logements de fonction : logements qui ne sont pourtant pas un privilège ! Comme d’habitude, trop pressé de faire des économies sur le dos du Service Public, le gouvernement multiplie les effets d’annonces contraires aux intérêts des personnels et des citoyens. Ainsi, concernant les logements de fonction, le gouvernement a préféré la démagogie plutôt que de rendre les attributions plus transparentes et les critères plus démocratiques, mieux définir les astreintes…

Cet été fut aussi l’état des sanctions contre les « désobéisseurs ». Rappelons le soutien de la CGT-Educ’action à ces personnels en lutte : « les pressions, les sanctions, les retraits sur salaire (qui se comptent parfois en dizaines de jours ponctionnés par personne), dont sont victimes ces désobéisseurs "affichés" choquent. Ce sont des pratiques discriminantes indignes qui touchent des personnels qui ont décidé de se battre, de façon forte, pour le maintien d’un service public d’éducation de qualité. La CGT-Educ’action privilégie les actions collectives organisées, les mouvements de grève. Cependant nous soutenons tous les personnels en lutte et dénonçons les basses manœuvres mises en place par le gouvernement visant à sanctionner les désobéisseurs de façon disproportionnée. Nous demandons l’arrêt des retraits sur salaire et des sanctions pour ces collègues. »

La lutte des sans-papiers a connu aussi de nouveaux développements : les sans-papiers se sont installés dans un immeuble inoccupé du 18e arrondissement de Paris. Un ministère de la régularisation des sans-papiers s’est constitué dans cet immeuble. Des militant-e-s de la CGT, et en particulier de la CGT-Educ’action, ont soutenu concrètement durant l’été cette initiative.

L’objectif de ce gouvernement est bien la destruction des Services Publics et de tout lien social entre les citoyens : c’est le sens de sa volonté de privatiser La Poste, d’imposer le travail les dimanches, d’imposer la retraite à 67 ans…et même de profiter de la pandémie de grippe pour s’attaquer au temps de travail ! Les attaques contre la Fonction Publique et contre l’Education Nationale vont dans ce (mauvais) sens. Les personnels et les citoyens ont démontré lors de l’année scolaire 2008/2009 qu’ils étaient largement disponibles pour l’action. La convergence des luttes doit être plus que jamais à l’ordre du jour !


MERCREDI 2 SEPTEMBRE 2009

RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT DE CRETEIL A 14h00

MARDI 8 SEPTEMBRE 2009

MEETING INTERPROFESSIONNEL A LA MAISON DE LA MUTUALITE A PARIS A 14h00

VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2009

JOURNEE D’ETUDE SUR LES LYCEES A LA MAISON DES SYNDICATS DE CRETEIL

SAMEDI 3 OCTOBRE 2009

CONSULTATION NATIONALE CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE