Accueil > Actualité > Le courrier académique 274 : Rentrée 2008 : 13 500 nouvelles raisons de se (...)

Actualité

Le courrier académique 274 : Rentrée 2008 : 13 500 nouvelles raisons de se mobiliser !

lundi 1er septembre 2008

Page 1 : Edito

Page 2 : Fichés de 13 à 113 ans ?

Pages 3 et 4 : Acharnement administratif et judiciaire contre Rodolphe Juge !

Page 5 : Point sur l’emploi dans l’académie

Page 6 : Intervention de la CGT au CIEN

Page 7 : Sans-papiers

Page 8 : Vos contacts CGT/ Mobilisations à venir

ENCARTS

- Interventions des élus CGT lors des CAPA de juin et juillet 2008

- Fiche mouvement rectoral

- Fiche de situation

Le courrier académique 274

EDITO

La rentrée 2008 marque une nouvelle rupture entre les acteurs de l’Education Nationale et le gouvernement qui continue son entreprise de démantèlement du Service Public d’Education.

Montrant tout son mépris pour les fortes mobilisations des élèves et des personnels contre la suppression de 11 200 postes et contre la généralisation du bac pro en 3 ans, le ministre continue ses provocations et annonce par voie de presse de nouvelles suppressions de postes : moins 13 500 postes dans l’éducation ! La justification donnée par le ministre est bien éloignée de la réalité. Quand il avance le chiffre de 30 000 enseignants qui ne sont pas face à élève, il oublie de préciser que ces personnels continuent de travailler pour le ministère et contribuent à son fonctionnement. Cette annonce aura forcément un impact lourd sur le projet de réforme du lycée actuellement en discussion. La CGT-Educ’action, durant cette discussion, s’est d’ailleurs vivement opposée aux réformes en cours. En particulier, la CGT-Educ’action rejette la réforme précipitée et idéologique de la voie professionnelle du lycée, avec la généralisation du bac pro en 3 ans, qui aura des effets dramatiques et qui pénalisera des milliers d’élèves.

Le courrier académique 274

Les personnels et les lycéens ont exprimé tout au long de l’année leur opposition à l’égard de la politique gouvernementale de casse des droits sociaux (retraite, 35h, santé, droit des chômeurs …) et des services publics (suppressions d’emploi, avec son corollaire de RGPP et de la loi sur la mobilité qui détruit les statuts). Force est de constater que le rapport de force n’a pas été suffisant pour faire reculer le gouvernement. Si nous avons obtenu localement des reculs sur les suppressions de postes et sur le taux extravagant d’heures supplémentaires, globalement le gouvernement a continué sa politique régressive. Nous devons maintenant toutes et tous nous interroger sur la stratégie de lutte à mener pour inverser le rapport de force. Le gouvernement n’a pas encore gagné : les aspirations qui se sont exprimées et le potentiel de mobilisation qui s’est affirmé montrent que les personnels et les élèves sont conscients des enjeux et qu’ils sont disponibles pour l’action. Le gouvernement craint les mouvements sociaux : comment expliquer sinon son acharnement contre notre collègue et camarade Rodolphe Juge, sa volonté de ficher toute la population, ou la criminalisation des mouvements de défense des sans-papiers ? Dans ce contexte, la grève exemplaire des travailleurs sans-papiers montre qu’il est possible de faire plier le gouvernement.

Dès la rentrée, nous serons là pour agir contre la casse du service public d’éducation et contre la politique antisociale du gouvernement. Nous appelons à la tenue rapide d’assemblées générales dans les établissements, pour faire le point des conséquences des suppressions de postes et mesures mises en place à la rentrée, des postes manquants, et organiser tout de suite le refus collectif des heures supplémentaires. Nous appelons à un rassemblement intersyndical le mercredi 3 septembre à 14h devant le rectorat de Créteil pour faire converger les premières revendications d’établissements, ainsi que celles des personnels titulaires ou non, mal nommés ou sans affectation. En effet, les victimes de l’acharnement à supprimer les postes sont les personnels et les élèves. Vous trouverez dans ce journal une fiche à nous retourner si vous rencontrer des problèmes, vous trouverez également une fiche pour faire le point sur la situation dans votre établissement.

Le courrier académique 274

Cette rentrée difficile est la conséquence de la politique budgétaire du gouvernement. Les élèves et les personnels n’ont pas à faire les frais de cette politique. C’est pourquoi, la CGT-Educ’action Créteil exige que dans tous les établissements où des besoins non couverts par les enseignants en poste sont apparus, des postes soient créés et que des enseignants soient affectés à l’année. La CGT-Educ’action Créteil exige par ailleurs le réemploi de tous les collègues non-titulaires et leur titularisation.

Mais il est clair que la question centrale restera celle du budget, et c’est dès à présent que nous devons nous préparer à agir nationalement dans un mouvement prolongé et efficace.
Dès le 3 septembre, nous seront devant le rectorat de Créteil pour exiger une autre politique de l’emploi. Le 11 septembre, avec l’intersyndicale nationale, nous nous mobiliserons contre les suppressions de postes.