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20 novembre : 700 000 dans la rue !

mercredi 21 novembre 2007

20 novembre : une journée qui va compter

Communiqué de la CGT-Educ’Action

55 % de grévistes dans l’Éducation.

Plus de 700 000 participants aux différentes manifestations organisées dans une centaines de villes : 15 000 à Limoges, 7 000 à Tours, 50 000 à Marseille, 60 000 à Paris, 3 000 à La Roche-sur-Yon, 19 000 à Lille, 5 000 à Brest, 3 000 à Strasbourg, 3 500 à Périgueux, 35 000 à Toulouse, 8 000 à Nice…

Cette journée constitue un indéniable succès. Elle a permis aux enseignants, avec l’ensemble des fonctionnaires, de montrer leur détermination et de rappeler au gouvernement leurs exigences revendicatives.

Exigence d’une autre politique en matière de salaire qui mette fin à la dégradation continuelle de leur pouvoir d’achat qui connaît une perte de 6,5 % depuis 2000.

Exigence d’une autre politique en matière d’emploi impliquant l’annulation des 11 200 suppressions de postes prévues par le budget 2008 et les créations nécessaires pour permettre au service public d’éducation de répondre avec plus d’efficacité aux besoins de la population.

Exigence d’une autre politique éducative qui implique de renoncer aux différents mesures et projets qui aggravent les inégalités sociales et scolaires : abandon de la carte scolaire, remise en cause du collège unique, redéploiement des moyens de l’enseignement prioritaire, suppression des enseignements, notamment le samedi matin dans le primaire, généralisation des bac pro 3 ans…

Exigence d’une véritable revalorisation du métier d’enseignant qui ne soit plus synonyme de plus de flexibilité, de polyvalence, d’obligation de résultats… mais qui améliore effectivement les conditions de travail et déroulements de carrière.

Exigence d’un droit à la retraite pour tous à 60 ans maximum avec un taux de pension égal à 75 % du salaire.

Les enseignants attendent des réponses.

Pour que celles-ci aillent dans le sens de leurs intérêts, il faut maintenir la pression et fixer, dès maintenant, de nouvelles perspectives rapides de mobilisation.

L’UNSEN-CGT appelle les personnels dans chaque école, collège et lycée à débattre collectivement des modalités de poursuite de la mobilisation, et ses syndicats départementaux et d’établissement à impulser et dynamiser cette démarche.

C’est cette proposition qu’elle fera aux autres organisations syndicales de l’Éducation qui doivent se rencontrer le 22 novembre.


Une mobilisation massive qui confirme l’exigence de réelles négociations dans la Fonction publique

Déclaration de la CGT Fonction Publique

A l’appel des huit organisations syndicales de la Fonction publique, la journée de grève et de manifestations du 20 novembre a été d’une ampleur exceptionnelle dans tous les secteurs de la Fonction publique – État, territoriaux, hospitaliers – et sur l’ensemble du territoire avec 700 000 participants à plus de cent manifestations.

Cette mobilisation massive confirme les fortes attentes des personnels que ce soit en matière de salaires, d’emploi public, de missions et de conditions de travail.

Dans le même temps ce mouvement porte l’exigence d’un service public de qualité pour satisfaire les besoins de la population, c’est pourquoi il bénéficie d’un large soutien de l’opinion publique.

Par son attitude le gouvernement porte l’entière responsabilité de ce conflit et de ses conséquences. L’issue dépend de la qualité et du contenu du dialogue social que les ministres Woerth et Santini doivent ouvrir d’urgence, comme le réclament depuis des mois toutes les organisations syndicales.

Les huit fédérations de fonctionnaires se rencontrent dès demain 21 novembre pour envisager les suites à donner à la lumière de l’ampleur des mobilisations de ce jour. La CGT portera à cette occasion la détermination des personnels pour gagner des mesures concrètes.


20 novembre : 700 000 dans la rue !

Une nouvelle phase de mobilisation pour les revendications

Déclaration de la CGT

La journée nationale d’action, de grèves et de manifestations des agents de la Fonction publique avec tous leurs syndicats est un incontestable succès. Par centaines de milliers, dans tout le pays ils ont exigé l’ouverture immédiate de négociations dans la Fonction publique sur les salaires, l’emploi, les services publics. Le gouvernement doit maintenant rapidement et clairement répondre à cette attente.
Les manifestations qui ont rassemblé près de 700 000 personnes nationalement ont été marquées par une forte présence des cheminots, des salariés de l’énergie, des étudiants. Des salariés d’entreprises privées ont également saisi cette occasion pour faire entendre leurs propres exigences en matière d’emploi, de pénibilité du travail et de salaires.

La journée du 20 novembre aura des suites qui seront décidées par les organisations syndicales de la Fonction publique. Elle traduit aussi une nouvelle phase dans les mobilisations des salariés pour leurs revendications.

Les employeurs publics mais aussi privés sont fortement interpellés par l’exigence de revalorisation des salaires alors que les négociations d’entreprises sont au point mort.

Le gouvernement ne répond toujours pas à la profonde aspiration à valoriser le travail par des rémunérations de qualité.
La conférence sur le pouvoir d’achat du 23 octobre n’a apporté aucune réponse concrète, le gouvernement continue à distribuer des aides aux employeurs qui jouent contre les salaires, contre l’emploi et affaiblissent les ressources de la protection sociale.

La CGT est décidée à obtenir des négociations sur chacune des grandes revendications exprimées.

C’est avec cet état d’esprit que la CGT apprécie positivement l’ouverture de négociations tripartites dans chacune des entreprises et branches pour l’avenir de leurs régimes spéciaux.
C’est la mobilisation qui a permis d’ouvrir un espace de négociation face à un pouvoir qui se croyait légitime à passer en force.
L’ouverture de ces négociations donne confiance à beaucoup d’autres salariés quant à leurs propres revendications.
Hier, s’est installé le processus de négociation pour les industries électriques et gazières. Demain, deux réunions doivent à leur tour ouvrir, sans préalable, le processus de négociation pour l’avenir des régimes spéciaux SNCF et RATP.

On constate une évolution du taux de grévistes dans chacune de ces entreprises avec une mobilisation qui reste très forte parmi les personnels roulants et les agents de conduite particulièrement exaspérés et indignés par les campagnes de dénigrement et de culpabilisation dont ils sont la cible depuis plusieurs mois.
La CGT se doit d’attirer l’attention sur la prétention de certains responsables politiques à vouloir conduire un mouvement dont le caractère doit rester revendicatif, syndical et social.
Pour décider de la suite de la mobilisation, la CGT recommande aux assemblées générales d’avoir le souci du rassemblement le plus large du personnel des entreprises concernées, et de préserver les capacités d’intervention des salariés dans l’unité pendant la période de négociation, prévue sur plusieurs semaines.

La CGT, avec ses fédérations, s’engage dès aujourd’hui à consulter les personnels concernés sur les progrès et les résultats de la négociation.
Elle appelle les salariés à décider massivement de leur syndicalisation, moyen important de démocratie et de construction d’un rapport de force durable.