Les vœux sont à faire sur le portail LILMAC du 2 juin au 15 juin 2025 inclus
Les connexions s’effectuent via les liens suivants au choix :
– Utilisateur : https://portail.ac-creteil.fr/lilmac/Lilmac
Il est recommandé de te connecter en utilisant exclusivement le navigateur Mozilla et de ne pas utiliser de caractères spéciaux ni de lettres accentuées dans ton mot de passe.
En cas de problème de connexion au serveur, tu dois solliciter le secrétariat de ton établissement pour envoi d’un ticket PASS auprès de la plateforme d’assistance informatique rectorale.
Seul.es les agent.es en CDI ou les agent.es contractuel.les ayant signés un contrat avec l’académie sont concerné.es par la saisie des vœux pour la rentrée 2025.
Tou.tes les agent.es en CDI ou ayant signé un CDD et qui n’auront pas émis de préférences se verront attribuer un vœu « tout poste sur l’ensemble de l’académie ».
Le calendrier de validation des vœux :
1-Du 2 juin au 15 juin inclus : Saisie des vœux sur Lilmac.
2-Consultation des résultats d’affectation en cas d’affectation lors de la phase anticipée (maintien d’établissement) à partir du 20 juin
3-Les résultats des affectations pourront être consultés à compter du 15 juillet à l’adresse suivante :
Site Affect : https://affect.ac-creteil.fr/ et application CONCRET : https://externet.ac-creteil.fr
4- Du 15 juillet au 30 septembre : Ouverture du formulaire de demande de révision d’affectation. Vous pouvez demander une révision d’affectation via la plateforme Colibris – Créteil
Le lien : https://portail-creteil.colibris.education.gouv.fr/
Vous pouvez trouver en PJ la fiche information saisie des vœux comportant une FAQ.
L’analyse de la CGT Educ’Action de Créteil
Des règles d’affectation inexistantes
La fiche information saisie des vœux est une nouvelle fois en deçà d’un traitement digne et jute des agent.es contractuel.les de notre académie.
Durant de nombreuses années, les agent.e.s contractuel.les pour faire leurs vœux se référaient à une circulaire encadrant ce « mouvement » , dorénavant c’est seulement à partir d’un simple vademecum assorti d’une FAQ. Cette absence de réel cadre règlementaire a-t-elle pour but de décourager toute possibilité de recours des agent.es contre leur employeur ?
Ce guide ne comporte aucune règle d’affectation et ne lève aucunement le voile sur des règles parcellaires et opaques renvoyées à une Foire aux questions.
Pour rappel, en 2019, la circulaire indiquait 4 règles d’affectations relativement claires, entre 2020 et 2021 plus aucune règle mentionnée, la covid aurait-elle fait perdre la mémoire à notre académie ? Entre temps, la CGT Educ’Action Créteil est intervenue pour demander leurs rétablissements. En 2024, le rectorat a consenti à instaurer de nouveau 2 règles encadrant les modalités d’affectation : l’une renvoie aux BOE (bénéficiaires de l’obligation d’emploi) ainsi qu’aux préconisations médicales et l’autre à la priorité pédagogique.
Dorénavant, il faut savoir lire entre les lignes notamment celles de la FAQ.
Est prévue une possibilité de maintien mais corrélée au bon vouloir des chef.fes d’établissement, qui obtiennent ainsi un pouvoir prépondérant dans le maintien ou non de l’agent.e. C’’est donc une nouvelle épée de Damoclès qui pèse sur l’agent.e.
En effet, la ou le chef.fe d’établissement peut dorenavant unilatéralement et arbitrairement demander le maintien d’enseignant.e sans qu’un minimum d’équité soit pris en compte (ancienneté de l’agent.e).
De plus, les préconisations médicales sont prises en compte à titre indicatif. ( en italique ?) (ancienneté de l’agent.e). Nous avons de nombreuses remontées faisant état que le rectorat en fait fi. Ce dernier se cache derrière le fait qu’il n’a pas les supports pédagogiques prévus pour les mettre en œuvre !!!
A quoi bon saisir des vœux ? D’ailleurs on ne parle plus de vœux mais de préférence ! Le Vademecum dans le point 15 de la FAQ est édifiant : « En fonction des besoins de l’académie, nous ne pouvons pas toujours répondre favorablement aux préférences d’affectation. Vous pouvez donc obtenir une affectation en dehors de vos vœux. C’est pourquoi nous vous conseillons d’être large dans vos vœux. »
Autre illustration d’une précarité érigée en principe de gestion : le Vademecum affirme sans détour que l’affectation d’une agente peut être modifiée jusqu’au dernier jour de la rentrée. ( à mettre en italique ? )
Affectée en juillet, désaffectée puis réaffectée sans justification, selon le bon vouloir de l’employeur : cette instabilité permanente révèle une exigence de flexibilité maximale imposée aux personnels contractuels. Une logique brutale, inhumaine, où la précarité devient la norme plutôt qu’une exception.
Notre employeur se doit de faire preuve de transparence dans les modalités d’affectation. Des critères précis et clairs doivent être mentionnés. Par exemple, où sont passées les règles d’affectation renvoyant à l’ancienneté de l’agent.e ?
Les délais pour formuler, consulter et contester ses vœux, renvoient à un dispositif inique. En effet, on pourrait légitiment s’interroger sur un délai aussi court, ne permettant de mesurer sereinement les enjeux de son affectation. Nous le rappelons les Enseignant.es, Psy En et CPE contractuel.les s’engagent pour un an quelques fois avec tout ce que cela a comme conséquences sur la gestion de leur vie personnelle (déplacement, garde d’enfants…).
Le rectorat n’a toujours pas saisi les difficultés rencontrées par les agent.es non titulaires lors des vœux d’affectation.
10 jours ouvrés pour saisir ses vœux cette année, l’année dernière 13 … Pourquoi notre employeur réduit-il les délais ? Est-ce un traitement digne et juste ? La période des vœux est un temps fort et important, elle conditionne la vie quotidienne des agent.es non titulaires, elle requiert des délais suffisants pour effectuer des vœux réfléchis en toute sérénité…
À qui veut-on faire croire que cette campagne d’affectation a été menée avec sérieux ? Il y a, semble-t-il, une certaine logique dans l’injustice : après une gestion inique des modalités d’affectation, le rectorat ne prend même pas le temps d’informer correctement les agent.es non-titulaires une fois leur affectation décidée. Parce qu’il ou elle est précaire, l’agent non-titulaire mériterait-il moins d’égards ? À travail égal, les conditions de travail doivent être égales.
Stop à l’arbitraire !
Chaque année, les agents non titulaires vivent exercent sous la menace d’une épée de Damoclès une pression constante : celle de la non-reconduction à la rentrée suivante. Il suffit d’un avis défavorable – parfois simplement réservé – émis par un.e chef.fe d’établissement ou un.e membre du corps d’inspection, pour que le renouvellement ne soit plus qu’une incertitude angoissante. Cette précarité imposée est une réalité douloureuse, indigne du service public d’éducation.
Pour un traitement digne et juste des non-titulaires !
Notre rectorat détient un triste record : elle est la première des académies en nombre d’agent.es non-titulaires. Plus de 4 500 enseignant.e.s contractuelles dans le second degré œuvrent chaque jour pour assurer des missions essentielles de service public. Face à cette réalité, notre recteur devrait adopter une gestion exemplaire, digne et reconnaissante envers celles et ceux qui font vivre l’École au quotidien.
Recrutées massivement pour compenser la baisse des postes statutaires, ces personnels précaires sont, en retour, traitées de manière indigne. Et pourtant, ils et elles accomplissent leurs missions avec professionnalisme, dignité et exemplarité.
Eu égard à leur utilité, leur engagement et leur compétence, ne méritent-ils/elles pas une reconnaissance à la hauteur de leur contribution ?
La CGT Educ’Action Créteil revendique
La CGT Educ’Action de Créteil réaffirme avec force que les enseignant.es contractuel.les doivent être gérés avec humanité et dignité dans le respect d’un cadre règlementaire non soumis à l’arbitraire.
Pour en terminer avec l’opacité la CGT Educ’Action de Créteil demande la convocation d’une Commission Consultative Paritaire, dès la fin de la phase d’ajustement des TZR pour procéder aux affectations des personnels non-titulaires. Nous sommes prêt.es en tant que commissaires paritaires à jouer pleinement notre rôle. Nous réclamons l’institution de barèmes d’affectation clairs, un barème commun à tous les agent.es en CDI ou en CDD.
Le rectorat a répété, de manière continue, qu’il serait statutairement et techniquement impossible pour l’administration d’anticiper les possibilités d’affectation. Il serait, selon lui, dans la nature même du « statut des non-titulaires » d’assurer des remplacements.
Cette réponse ne saurait être acceptée. Elle révèle en réalité l’incapacité — ou le refus — d’organiser de façon juste le travail des collègues précaires.
La CGT Educ’Action Créteil exige l’arrêt immédiat et définitif des avis des chef.fes d’établissements accompagnant les vœux, mesure arbitraire, puisqu’elle peut conduire au non-renouvellement des collègues en CDD. Il s’agit de former, d’accompagner et non de sanctionner.
En attente de la titularisation de tou.tes les non-titulaires sans condition de concours, ni de nationalité, la CGT Educ’Action Créteil en tant que première organisation syndicale des non titulaires entend être une nouvelle fois à l’offensive dans sa lutte pour l’égalité des droits entre les personnels et le respect des droits des agent.es non titulaires.
Nous continuerons, uni.es et déterminé.es, à construire les mobilisations nécessaires pour conquérir de nouveaux droits et refuser un mode de gestion brutal, fondé sur la mise en concurrence des personnels.
