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Une étudiante algérienne, enseignante en collège, échappe à l’expulsion

mardi 15 avril 2008

La solidarité et la mobilisation ont payé ! Suite au communiqué de presse diffusé dimanche, nous avons appris hier au soir, grâce à un contact d’une journaliste du Parisien avec la préfecture que celle-ci avait décidé d’abroger l’arrêté de reconduite à la frontière et de régulariser à nouveau Fouzia NAIDJA ! Nous attendons confirmation, mais nous remercions d’ores et déjà les 1200 signataires de la pétition et tous ceux qui se sont mobilisés pour elle et pour la cause des étrangers menacés d’expulsion.

RESF 93


Dépêche AFP :

Une étudiante algérienne exerçant comme enseignante contractuelle dans un collège de Seine-Saint-Denis et menacée d’expulsion devrait obtenir un renouvellement de son titre de séjour étudiant suite à un recours gracieux, a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Le Réseau Education sans frontières avait lancé une pétition pour que Fouzia Naidja puisse « continuer ses études et son travail » en France, où elle suivait des études supérieures depuis 2001. Selon RESF, Mme Naidja s’était vu notifier le 13 mars 2008 une Obligation de quitter le territoire (OQTF) après un refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant.

Or, le recours « actuellement en voie d’examen » fera l’objet d’une « issue favorable » au vu des explications fournies, a précisé à l’AFP la préfecture. Son titre 2007-2008 « est en cours de fabrication » et sera renouvelé l’année d’après « si elle s’inscrit en 3e cycle », « ce qu’elle explique n’avoir pas fait à temps cette année ».

L’administration avait jugé l’inscription en première année de licence informatique de cette étudiante, diplômée de deuxième cycle en biologie, comme « une régression », et en l’absence de justification, son titre n’avait pas été renouvelé.

Selon RESF, Mme Naidja a obtenu en 2004 une maîtrise en « biologie des populations et biologie des écosystèmes », puis un master 2 en agronomie à l’INRA en 2006. En 2006/2007, elle s’est inscrite en bioinformatique et biostatistique pour « prendre son temps pour trouver un sujet de thèse et compléter sa formation dans un domaine incontournable mais dans lequel elle a beaucoup de retard à rattraper : l’informatique appliquée à sa discipline », explique RESF.

La jeune femme en poste au collège Joséphine-Baker à Saint-Ouen a été recrutée fin 2007 par l’Education nationale comme contractuelle pour enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), selon le réseau.

« Tous les moyens sont bons pour faire du chiffre », s’était insurgé RESF, qui accuse la préfecture et le ministère de l’immigration de « s’arroger des compétences qu’ils n’ont pas pour apprécier le sérieux des étudiants ou la cohérence de leur cursus, y compris en bâclant l’examen des dossiers au mépris des situations humaines ».


Lire l’appel de l’intersyndicale de Créteil