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Une enseignante titulaire de 62 ans licenciée par l’Education Nationale

lundi 26 mai 2008

A l’heure où le gouvernement entend allonger la durée de cotisation (une des
raisons de la grève du 22 mai à laquelle nous appelons), le rectorat de Créteil
veut licencier une collègue de 62 ans.

Cette situation constitue une illustration de ce que l’objectif est, d’une part
de surtout nous faire partir avec des pensions toujours plus faibles, et d’autre
part de casser les statuts en ouvrant la voie aux licenciements.

Les collègues d’Arthur Rimbaud (La Courneuve) ont immédiatement débrayé. La
pétition est à signer et à leur transmettre rapidement.

La CGT-Educ’Action interpellera directement le ministre lundi 26 mai 2008.


Une enseignante titulaire de 62 ans licenciée par l’Education Nationale !

Pétition à télécharger Mercredi 14 mai 2008, une enseignante de lettres du lycée
professionnel Arthur Rimbaud à La Courneuve a comparu devant le conseil de
discipline du rectorat de Créteil. Le conseil de discipline a signifié son
licenciement pour « insuffisance professionnelle ». _ Le ministère rendra sa
décision finale, mais d’ores et déjà, le responsable des Ressources Humaines a
suspendu de ses fonctions notre collègue qui n’a plus le droit d’exercer devant
les élèves.
Aucune faute professionnelle ne lui a été reprochée. Elle est licenciée sur la
base de rapports d’inspection défavorables. Ces inspections se sont déroulées
dans un établissement classé APV, dans les classes de seconde BEP, parmi les
plus difficiles du département.
Notre collègue enseigne pourtant depuis 21 ans et a été titularisée en 1999.
N’ayant pas cotisé 15 ans, elle ne peut bénéficier du régime de retraite de la
fonction publique. Son départ en retraite signifiera une pension de retraite
largement amputée. Voici la raison pour laquelle cette collègue souhaitait
continuer à exercer jusqu’à 65 ans, comme le prévoit le code de la fonction
publique. L’ironie veut que cette notification intervient au lendemain des
déclarations du président Nicolas Sarkozy, demandant aux entreprises de
permettre aux seniors de travailler, y compris au-delà de la limite légale.
Si l’Education nationale jugeait que cette enseignante n’était plus capable
d’enseigner devant un public difficile, elle aurait pu lui proposer, comme elle
l’a fait maintes fois dans le passé, un autre poste. Celle-ci a indiqué à
plusieurs reprises qu’elle était d’accord pour exercer une autre fonction, y
compris administrative. A aucun moment, ni dans l’entretien préalable, ni dans
le déroulement du conseil de discipline, cette éventualité n’a été étudiée, ni
envisagée par l’Education Nationale alors qu’une institution d’un million de
salariés aurait tous les moyens d’offrir des possibilités de fin de carrière à
des enseignants.
Cela prouve qu’il s’agit avant tout d’un licenciement basé sur des
considérations économiques, financières et absolument pas sur des considérations
de nature pédagogique. Ce licenciement est à mettre en liaison avec les dizaines
de milliers de suppressions de postes prévus dans l’Education Nationale dès la
rentrée prochaine.
Les enseignants apprenant cette décision se sont mis en grève contre une
décision injuste et scandaleuse. Ils entendent faire annuler cette mesure de
licenciement.

Les personnels en grève du lycée A. Rimbaud avec le soutien des sections et
syndiqués CGT - FO - SNES

Point d’information - Conférence de presse Mardi 20 mai 2008 à 17h30 devant le
lycée A. RIMBAUD


A lire sur internet :

Le rectorat s’apprête à licencier une enseignante de 62 ans

Le recteur de Créteil veut révoquer Thérèse Chérifi. Au ministre de trancher