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Tous en grève le 24 janvier !

jeudi 24 janvier 2008

La CGT-Educ’Action académie de Créteil appelle à une première journée de grève le jeudi 24 janvier :

- Pour des services publics réellement au service de la population, il faut le maintien et l’amélioration du statut des fonctionnaires, l’annulation des suppressions des 23 000 postes et les créations d’emploi nécessaires.

- Pour 300 euros d’augmentation de salaire tout de suite en compensation de notre perte de notre pouvoir d’achat.

- Pour le refus de la généralisation des bac-pro 3 ans et le maintien du BEP. Cela passe par l’amélioration des conditions d’étude dans les LP comme dans tous les secteurs de l’éducation

- Contre toute restriction du droit de grève

- Pour le droit à la retraite pour tous à 60 ans avec le retour des 37,5 annuités de cotisation et 75% du salaire, la reconnaissance de la pénibilité au travail dans de nombreux secteurs. Le financement est possible, c’est un choix de société.

- Pour le réemploi et la titularisation de tous les précaires sans condition.


Lire l’appel à la grève de la CGT-Educ’Action


Contre la généralisation du bac pro en 3 ans :

Toutes les actions contre la généralisation du bac pro en 3 ans

Lire l’appel intersyndical régional à la grève

Lire l’appel intersyndical national à la grève


Communiqué commun des organisations syndicales
de la Fonction publique

(CGT – FO – FSU – CFDT – CFTC – UNSA –Solidaires)

Pour l’augmentation des salaires, pour la défense de l’emploi public

TOUTES ET TOUS EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATIONS

Partout un 24 janvier le plus fort possible

Le 20 novembre 2007, à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique, les agents se sont mobilisés massivement pour exiger une augmentation de leurs salaires et porter leurs exigences de mesures alternatives notamment en matière d’emploi public.

Pourtant, que ce soit le 17 décembre ou lors des rencontres bilatérales de ce début d’année, le gouvernement a choisi, pour l’essentiel, de demeurer sourd aux revendications des personnels.
Aujourd’hui encore, aucune mesure générale en matière de salaires n’est chiffrée et datée alors que l’inflation est à + 2,6 % en rythme annuel.

Alors que la journée de mobilisation du 24 janvier est connue de longue date, les ministres ont décidé de n’ouvrir aucune réelle négociation d’ici là.

Nos organisations syndicales appellent donc à participer massivement à la grève et aux manifestations du 24 janvier pour :

- Le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités) et l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales.

- Un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.

- Préserver et améliorer le statut des fonctionnaires garantissant la neutralité et l’impartialité des personnels dans le souci de l’intérêt général.

- Un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

En l’absence de réponse concrète à ces revendications, l’entière responsabilité du conflit sera du fait du gouvernement.
Les organisations syndicales se rencontreront dès le 25 janvier.

Montreuil, le 17 janvier 2008


Pour les salaires, les emplois, les missions, dans l’unité

Tou-te-s dans l’action le 24 janvier

Appel de l’UGFF-CGT

Contraint à mettre une date de négociations dans le paysage après la forte mobilisation du 20 novembre, Eric WOERTH est cependant venu à la séance du 17 décembre sans aucune proposition chiffrée et datée.

Presque rien le 17 décembre !

Certes, le point d’indice n’est plus présenté comme un outil dépassé. Certes, le principe de négociations salariales annuelles -dès le printemps de l’année antérieure à celle considérée- est enfin acté. Certes, les primes sont sorties du calcul pour le maintien du pouvoir d’achat et les heures supplémentaires, rachat de jours RTT et autres monétisation des comptes épargne temps ne concernent désormais que le volant dit « de progression du pouvoir d’achat ».
Il n’en demeure pas moins que le ministre continue à intégrer les prises d’ancienneté et de qualifications dans la mesure du pouvoir d’achat, et que, de ce fait, seuls 20% des agents auraient selon lui perdu du pouvoir d’achat ces dernières années. De plus, pour le ministre, 2007 -et toutes les années précédentes- passeraient par pertes et profits.
Bref, les modestes concessions arrachées sont très loin d’être de nature à servir de base à de véritables négociations. D’autant que, encore une fois, aucune proposition concrète n’a été formulée ce 17 décembre.

Des enjeux fondamentaux :

Si la question du pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique est absolument incontournable, pour la CGT, il ne saurait être envisageable de ne plus porter haut et fort d’autres exigences toutes aussi essentielles.

Il en est ainsi des effectifs. Favorable à une politique de l’emploi liée aux missions que l’on confie à la Fonction publique, la CGT ne peut qu’être résolument opposée à la politique dogmatique de suppressions d’emplois, encore aggravée avec SARKOZY. Tout au contraire, nous estimons que, tant pour la qualité du service public rendu à l’usager que pour les conditions de travail des personnels, des créations d’emplois sont indispensables dans de nombreux secteurs.

Il en est également ainsi des missions. La CGT considère que la sphère publique est un atout majeur pour notre pays et nos concitoyens. Elle combat donc fermement tout ce qui participe à son démantèlement. C’est le cas, par exemple, avec la révision générale des politiques publiques, la tarification à l’activité dans les hôpitaux, les partenariats publics – privés…. Autant de dispositifs qui n’ont pour véritable but que de diminuer l’intervention publique et la soumettre aux diktats de la loi du marché.

Pour que l’intérêt général soit préservé et amélioré, il faut un statut garantissant les moyens de l’exercice des missions à tous les agents. Il faut donc rénover, en la renforçant, la Fonction publique de carrière. Dans cette perspective, un véritable plan de titularisation doit également être mis en œuvre. Il va de soi qu’une telle conception s’oppose aux orientations rendues publiques par le Président de la République.

Travailler plus pour gagner plus ?

C’est le grand slogan présidentiel.

En premier lieu, on observera que la traduction concrète de cette formule aura des conséquences fortement discriminatoires. En effet, les heures supplémentaires ne seront pas à l’initiative de l’agent et ceux qui on peu de latitude pour en faire seront pénalisés les femmes notamment.
En second lieu, augmenter le pouvoir d’achat par les heures supplémentaires, c’est beaucoup plus cher pour le contribuable et l’assuré social que par la valeur du point. Entre la majoration du taux horaire, la défiscalisation et l’exonération de cotisations sociales, le coût est de 2 fois à 2 fois et demie supérieur.
Enfin, la vraie alternative à l’accumulation des heures supplémentaires et des jours sur les Comptes Epargne Temps dans certains secteurs de la Fonction publique, c’est bel et bien la création d’emplois statutaires et qualifiés. Pour s’en convaincre, il faut, par exemple, avoir présent à l’esprit que le stock d’heures supplémentaires et jours RTT à l’hôpital public représente entre 25 et 30.000 emplois à temps plein !


L’action plus que jamais nécessaire :

A l’évidence, en ne répondant pas durant des mois aux demandes de toutes les organisations syndicales d’ouvrir des négociations, en faisant du 17 décembre un rendez-vous sans grand intérêt, en tentant de faire passer autoritairement des projets régressifs, ce sont bien les ministres, le gouvernement et le Président qui portent l’entière responsabilité de la situation conflictuelle dans laquelle nous sommes. Visiblement, seul un rapport de forces encore plus important et qui s’inscrit dans la durée est susceptible de changer la donne.

C’est dans cette construction que la CGT inscrit résolument sa démarche, et c’est dans ce cadre qu’a été décidé l’appel à la journée d’action du 24 janvier lancé par la CGT, FO, la FSU, l’UNSA, Solidaires et la CFTC.

Le 24 janvier doit donc constituer une journée massive de mobilisation


Trop cher d’augmenter les salaires ?

On a déjà vu la duplicité économique du « travailler plus pour gagner plus ».

Mais, est-ce que les revendications portées par les syndicats seraient trop chères à financer ? Pour se persuader qu’il n’en est rien –et que tout est question de choix politiques-, il suffit de garder en mémoire quelques chiffres :

- 1 % d’augmentation de la valeur du point pour les 5,2 millions d’agents de la Fonction publique, cela représente environ 1,3 milliards d’euros.

- L’ensemble des frais des personnels (salaires + primes+ cotisations sociales + retraites) des 3 versants de la Fonction publique a reculé de 1,1 point de PIB entre 1997 et 2005, soit environ 19 milliards d’euros.

- Les 60 patrons – actionnaires les plus fortunés se sont versés 1,8 milliard d’euros de dividendes en 2007 au titre de 2006.

- Le bouclier fiscal mis en place par la majorité coûtera environ 500 millions d’euros au budget de l’Etat pour quelques milliers de contribuables parmi les plus riches.

La valeur du point : Elément essentiel

Depuis janvier 2000, la perte de pouvoir d’achat de la valeur du point dépasse les 7 %.
D’après nos ministres, le pouvoir d’achat de la grande majorité des agents de la Fonction publique se serait quand même accru durant la période.
Montrons, une nouvelle fois, la perversité de ce raisonnement.

En moyenne annuelle, ces 8 dernières années, la valeur du point a augmenté de 0,9 %. Si l’on prend comme hypothèse que le SMIC augmenterait de 2 % l’an à partir de 2008 (ce qui est beaucoup moins que la réalité des années antérieures) et si la progression de la valeur du point suit son rythme antérieur (0,9 %), voilà quelques exemples concrets de ce qu’il adviendra :

- Un adjoint administratif principal de 2e classe (le 3e grade du corps) d’une administration centrale de l’Etat, parvenu au 11e et dernier échelon de son grade (30 ans d’ancienneté) verra son traitement indiciaire ne plus être supérieur au SMIC que de 13 % en 2026 au lieu de 38,8 % aujourd’hui.

- Une infirmière verra son salaire de recrutement rejoint par le SMIC en 2015.

- Un attaché territorial en 2027.

- Enfin, un professeur certifié au sommet de la classe normale verra son traitement passer de 133% au dessus du SMIC à 89 % en 2026.

Pour :

- Le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (des salaires) à travers l’augmentation de la valeur du point et une négociation sur la reconstruction de la grille.

- L’augmentation générale des pensions.

- Un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics, un moratoire immédiat sur les suppressions programmées et des créations urgentes dans les établissements les plus en difficulté.

- Une Fonction publique de qualité et de proximité, respectueuse des missions et des qualifications, répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

- Un véritable dialogue social.

TOUS EN GREVE ET DANS LES MANIFESTATIONS Le 24 janvier 2008


Montreuil, le 11 janvier 2008


Les fédérations FSU, UNSA-Education, FERC-CGT, SGEN-CFDT, FNEC-FO, SUD-éducation, constatent que les propositions de dotations de la rentrée 2008 traduisent les insuffisances du budget qu’elles ont dénoncées. La baisse du nombre de postes au concours, les suppressions de postes dans le 2nd degré et chez les personnels administratifs, l’insuffisance de création dans les secteurs sociaux et de santé et du 1er degré auront pour conséquences un accroissement des difficultés à faire fonctionner les services, la fragilisation des établissements, une accentuation des inégalités et une réduction de l’offre de formation restructurée comme dans l’enseignement professionnel, l’impossibilité de mettre en place des dispositifs visant la réussite de tous les jeunes.

C’est pourquoi les fédérations de l’enseignement exigent un autre budget 2008, intégrant également un plan de résorption de la précarité et une revalorisation des métiers de l’enseignement.

Pour ces raisons, les fédérations citées plus haut appellent à une journée de grève et de manifestation le 24 janvier prochain et à participer massivement à la campagne d’opinion organisée avec les parents d’élèves, les jeunes, les associations et les mouvements pédagogiques.

Paris, le 21 décembre 2007


Fédérations de l’Education FERC-CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA-Education, FAEN

Les fédérations de l’Education FERC-CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA-Education et FAEN se sont réunies le 19 décembre. Elles constatent qu’en dépit de leurs interpellations les revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre n’ont reçu aucune réponse, qu’il s’agisse des suppressions d’emplois ou des diverses mesures annoncées en matière d’éducation.

Le gouvernement persiste dans une politique qui compromet l’objectif de la réussite de tous les jeunes. Et tout montre que les établissements les plus fragiles verront leurs difficultés accrues, les inégalités s’accentueront, l’offre de formation sera réduite, restructurée comme dans l’Enseignement Professionnel. Les personnels verront leurs conditions de travail se dégrader un peu plus et la précarité s’accentuera encore. A cela s’ajoute le contentieux commun à tous les fonctionnaires (salaires, carrières, statut…). Cette situation implique de poursuivre et amplifier la mobilisation.

C’est pourquoi elles appellent les personnels à porter leurs revendications en participant massivement avec les autres fonctionnaires à la grève et aux manifestations du 24 janvier et en débattant des suites. Elles les appellent également à développer la campagne d’opinion lancée avec les parents d’élèves, les jeunes, les associations et les mouvements pédagogiques.

Paris le 19 décembre 2007


Fédérations de la Fonction Publique : CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC, Solidaires

La forte mobilisation du 20 novembre 2007 a contraint le gouvernement à ouvrir une négociation salariale ce lundi 17 décembre 2007.

Or, les propositions qui ont été faites par le ministre chargé de la fonction publique ne sont pas acceptables tant sur la forme que sur le fond.

En effet, le gouvernement refuse d’accorder une mesure générale de revalorisation du point d’indice, seule à même d’assurer un réel maintien du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agents de la fonction publique.

Au contraire, il persiste à faire entrer dans le maintien du pouvoir d’achat des mesures individuelles de promotion (glissement vieillesse technicité), ce qui revient à nier le principe même de déroulement de carrière.

Ces pseudo négociations ne peuvent donc nous convenir car elles portent atteinte de façon frontale aux principes même de la négociation collective des salaires dans la fonction publique pour les remplacer par une individualisation des rémunérations.

Les mesures de gestion des ressources humaines annoncées dans le cadre de la réforme des politiques publiques heurtent également de façon frontale les fondamentaux du statut général de la fonction publique et vont contribuer à amplifier les suppressions d’emplois.

Pour l’ensemble de ces raisons, les organisations syndicales refusent de participer cette semaine à la conférence et à la réunion organisées par le ministère de la fonction publique.


Elles appellent sur leur plateforme commune à l’action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l’ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Paris le 18 décembre 2007