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Déclaration de la Fédération CGT des Services Publics

Service minimum dans la Fonction publique, c’est non !

vendredi 11 janvier 2008

Le Gouvernement veut instaurer dans les écoles un service minimum pour accueillir les élèves en cas de grève.

Dans ce but, le Ministre de l’Education Nationale a envoyé le 8 janvier une "note" aux recteurs et
inspecteurs d’académie pour mettre en œuvre ce service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires dès le 24 janvier 2008, date de la grève nationale de la fonction publique sur les salaires et l’emploi. Il leur demande de proposer aux communes une convention permettant en contrepartie de ce service minimum un financement versé par l’Etat.
La CGT condamne cette attaque contre le droit de grève, droit individuel fondamental reconnu dans la Constitution française. Ce ne sont pas des jours de grève programmés qui compromettent la qualité du service public mais bien les moyens et les remplacements non assurés dans l’Education Nationale tout au long de l’année, ainsi que le refus du gouvernement de négocier.

Dans le même temps, de telles pratiques pourraient faire passer les agents territoriaux pour - malgré eux - des « briseurs » de grève ! Mettant ainsi en opposition les salarié-e-s de la Fonction publique d’Etat et ceux et celles de la Fonction publique territoriale ! Tout est donc bon pour diviser !
D’autre part, le 24 janvier 2008, la grève concerne l’ensemble de la Fonction publique et donc, à la fois les enseignant-e-s et le personnel territorial. Qui remplacerait les agents territoriaux grévistes ?
Pour la CGT, la seule véritable solution est que le gouvernement accepte de négocier avec les organisations syndicales représentatives des personnels une véritable augmentation des salaires et de revenir sur la suppression des emplois dans l’Education Nationale pour éviter d’en arriver à une grève.
La proposition gouvernementale vise en cas de conflit d’intérêt à brimer la possibilité qu’ont les salarié-es d’exprimer leur mécontentement et de se mobiliser pour gagner sur leurs revendications. A moyen terme, l’objectif est de parvenir à une remise en cause du droit de grève au-delà des seuls services des transports et de l’Education Nationale. Cette volonté du gouvernement d’annihiler toute contestation d’une politique est dangereuse pour la démocratie de notre pays.
C’est la porte ouverte à la remise en cause du droit de grève dans la Fonction Publique Territoriale.

La Fédération CGT des services Publics dénonce avec force une telle manoeuvre. Elle appelle les agents territoriaux à se mobiliser massivement le 24 janvier et au-delà.

La Fédération CGT des Services Publics appelle les Maires à refuser de répondre aux injonctions du Ministre et à ne pas être complices de la remise en cause du droit de grève.

Montreuil, le 11 janvier 2008