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Pantin : Un enseignant doit arrêter ses cours 4 heures après avoir commencé

Communiqué de la CGT-Educ’action 93

vendredi 11 septembre 2009

Jeudi 10 septembre, un enseignant contractuel d’arts appliqués du lycée Simone Weil de Pantin s’est vu demander d’arrêter les cours 4h après les avoir commencé. Ce collègue déjà en poste dans ce lycée l’an passé et en attente de réemploi depuis le 1er septembre, s’était pourtant vu affecté par les services rectoraux dans cet établissement 2 jours plus tôt.
Ce qui s’est passé : c’est que le rectorat est revenu sur l’affectation parce qu’il refuse toujours de reconnaître l’existence de ce poste. Si le rectorat refuse de créer le poste, c’est parce qu’il estime qu’il devrait être assuré en heures supplémentaires par les collègues présent-e-s.
Aujourd’hui, comme les collègues n’admettent pas d’alourdir leur charge de travail, le rectorat compte affecter un vacataire sur ces heures demeurées vacantes tout en sachant que cela ne pourra couvrir toute l’année

Résultat : Un professeur attend de pouvoir reprendre son travail et de pouvoir continuer les projets entamés l’an passé et des élèves l’attendent. Seul le rectorat refuse de mettre l’un en face des autres. Les personnels du lycée Simone Weil avaient pourtant alerté le rectorat depuis le mois de juin dernier, mais toutes leurs demandes sont restées sans réponse.

Les personnels du lycée exigent du rectorat qu’il crée enfin ce demi-poste d’arts appliqués et y affecte notre collègue. Un demi-poste restant de même vacant en vente, les personnels exigent sa création et la nomination d’un collègue à l’année. Enfin, ils rappellent leur exigence de la contractualisation dès le 1er septembre d’un professeur de lettre, nommé à l’année sur un demi-poste de lettres-histoire
Profondément choqués de cette situation et de l’absence de réponse rectorale, les personnels du lycée envisagent de nouveaux modes d’action si aucune réponse satisfaisante ne leur est apportée.

La CGT-Educ’action 93 s’associe aux revendications des personnels du lycée et rappelle que cette situation est la conséquence de la politique ministérielle de suppression des postes de fonctionnaires, d’une précarité croissante et d’une gestion scandaleuse des personnels.

La CGT-Educ’action 93 revendique la transformation des heures supplémentaires en heures-poste et la titularisation sans condition des précaires de l’éducation nationale.