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Non à la décision arbitraire du Recteur de suspendre Rodolphe JUGE stagiaire IUFM

Déclaration des élus CGT éduc’action à la commission paritaire PLP

mercredi 25 juin 2008

Nous venons d’apprendre que le recteur de l’Académie de Créteil, après la répression policière, poursuit maintenant Rodolphe JUGE dans sa situation administrative..
Rappelons les faits : Notre collègue a été arrêté arbitrairement le jeudi 3 avril 2008 alors qu’il avait quitté la manifestation à laquelle il avait participé, en encadrant les Lycéens. La justice l’a cité en comparution immédiate, puis a différé son jugement une première fois au 17 avril 2008, puis de nouveau au 24 septembre 2008. C’est un signe que le dossier d’accusation manque d’une totale crédibilité.
Une pétition a circulé et a été signée par de nombreux élus de la nation, de nombreux responsables syndicaux nationaux, départementaux et académiques, par plusieurs milliers de collègues, de personnels du secteur public comme du privé et de nombreux citoyens.
Aujourd’hui fin juin 2008, le Rectorat décide de suspendre notre collègue dans le but manifeste de retarder sa titularisation.
L’époque choisie, près de deux mois et demie après les faits, montre que cette décision ne peut être appuyée par l’urgence face à un hypothétique risque pour l’ordre ou la sécurité dans l’établissement. Le Rectorat l’avoue : Il suspend car il conditionne la titularisation au jugement du 24 septembre 2008.

Pour la CGT il s’agit d’un abus d’autorité insoutenable
Nous déclarons solennellement.

Nous demandons au Recteur de respecter les décisions des jurys, qui valident l’année de stage des professeurs stagiaires, et le calendrier prévu de leur mise en œuvre.
Concernant notre collègue Rodolphe JUGE, nous constatons :
- Qu’aucune remarque pédagogique de nature sensible n’a été faite au collègue durant son année de stage.
- Qu’aucun obstacle ne semble justifier de surseoir à la validation de cette année.
Nous refusons que le recteur institue la présomption de culpabilité et piétine la présomption d’innocence.
- La justice pénale n’a pas rendu son jugement (nous sommes sereins sur le contenu de celui-ci), le Recteur n’a pas à anticiper et ainsi, porter préjudice au collègue.
- Maintenir cette décision inique, priverait notre collègue des premières semaines d’enseignement. Ces premiers cours de l’année scolaire sont décisifs pour tout nouveau titulaire sortant d’IUFM. Le Rectorat fait bien peu de cas de la rentrée des élèves, il cumule les préjudices pour le collègue et pour les élèves.
Nous refusons les décisions expéditives, hors droit.
- Le droit du collègue est d’être titularisé, si le jury le valide pédagogiquement, au 1er septembre 2008.
- Le droit du collègue est de bénéficier, si une décision de justice incompréhensible venait à survenir, de la procédure disciplinaire administrative due aux titulaires, dans toute sa sérénité, avec le droit à la défense qui lui est refusé aujourd’hui, en totale violation de l’esprit des Droits de l’Homme.

Les élus CGT éduc’action de l’Académie de Créteil, Siégeant au sein à la Commission Administrative Paritaire des PLP, Demande la levée immédiate de la suspension de M. Rodolphe JUGE.

PS : Nous avons demandé dès la connaissance de l’arrestation de notre collègue au RECTEUR de l’académie de CRETEIL le 3 avril 2008 de témoigner en sa faveur. Nous apprenons maintenant que Monsieur le RECTEUR a décidé de suspendre notre collègue alors que les conséquences seront désastreuses pour la carrière de celui-ci.
Nous demandons donc instamment au RECTEUR de l’académie de lever cette suspension que nous jugeons arbitraire et de recevoir une délégation intersyndicale dans les meilleurs délais sur la situation administrative de notre collègue Rodolphe JUGE.