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Les travailleur(se)s sans-papiers

mercredi 2 avril 2008

POUR LA REGULARISATION DE TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS

Depuis juillet 2007, dans le cadre de la traque aux sans-papiers, les licenciements de travailleurs se multiplient par centaines, leur prise en charge étranglant financièrement les communautés immigrées, les foyers, les familles...

Le 20 décembre 2007, le gouvernement a publié une circulaire avec une liste de 150 métiers non qualifiés, dits « en tension », (bâtiment, restauration, nettoyage, aide à la personne...) ouverts exclusivement à des travailleurs de pays de l’Est venant d’intégrer l’Union Européenne, excluant de la régularisation les milliers de sans-papiers, notamment africains et asiatiques, travaillant depuis des années dans ces métiers.
Cette politique de « remplacement » d’une main d’œuvre par une autre en fonction de son origine, utilisée pour une mise en concurrence des travailleurs entre eux, est discriminatoire et doit être combattue.
Suite aux mobilisations condamnant cette circulaire, le gouvernement en publiait une seconde le 7 janvier 2008 : « A titre exceptionnel » et par le biais du seul patronat, elle envisage la possibilité d’une régularisation de travailleurs déjà en poste.

Cette nouvelle circulaire est en fait appliquée comme un piège pour les sans-papiers en préfecture.Elle renforce l’arbitraire patronal et préfectoral alors que des milliers de travailleurs pourvoient tous les jours au manque de main d’œuvre, notamment dans les entreprises de la restauration, du bâtiment, du nettoyage... Alors que nombre d’entre eux cotisent aux caisses d’assurance maladie, de retraite, de chômage, déclarent et payent des impôts directs. Ces travailleurs doivent être régularisés ! La liste des 150 métiers doit être ouverte à tous, à commencer par celles et ceux qui travaillent ici, qui cotisent ici, qui vivent ici... Et qui, de toute façon, resteront ici. Il faut obliger les patrons qui exploitent cette main d’œuvre flexible à merci et qui, majoritairement, ont embauché en toute connaissance de cause ces travailleurs sans-papiers, à prendre leurs responsabilités pour qu’ils soient tous régularisés dans l’égalité des droits.

Telle sera notre exigence lors de la manifestation du 16 avril

Travailleurs sans papiers, ne restez pas isolés face au patron ou au préfet : adhérez à un syndicat, rejoignez le combat des collectifs de sans papiers pour le respect des droits et la régularisation.
Régulariser par le travail avec un titre de séjour stable, c’est l’intérêt général :

- faire reculer la précarité sur le marché du travail et l’exploitation au noir

- faire reculer les marchands de sommeil, les squats et l’habitat indigne

- faire rentrer des cotisations pour la protection sociale et les retraites

- permettre à l’ensemble du monde du travail de lutter ensemble dans l’égalité des droits

- permettre aux sans-papiers une vie digne et de mieux aider ceux restés au pays

- favoriser les conditions de réussite scolaire de leurs enfants
Travailleurs français, immigrés, solidarité

*Avec le soutien de : Apeis, CGT 93, Cimade, Collectif sans-papiers de Montreuil, Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, RESF 93, syndicat Solidaires