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La Cgt veut des engagements au-delà des affichages

Communiqué de la CGT (confédération) sur la « réforme des lycées »

vendredi 16 octobre 2009

On ne peut pas développer l’idée que l’éducation doit être de haut niveau, afficher des objectifs de réussite pour la jeunesse du pays dans un monde où se développe la connaissance et poursuivre la réduction des postes entamée depuis plusieurs années dans l’éducation nationale.
Oui à la lutte contre les inégalités, oui à l’accès développé à la culture, la démocratisation ou encore la volonté de casser la hiérarchie des filières… mais les moyens en baisse constante ne peuvent pas permettre de répondre aux ambitions affichées.

Ajoutés aux dégâts de multiples réformes, ils produisent désormais leurs effets négatifs dans tous les établissements scolaires de l’école maternelle à l’université,

Au lycée qui est sous les feux de l’actualité, les résultats ce sont des milliers d’élèves sans place dans les filières professionnelles. Dans les autres filières ils ont trouvé peu ou prou une chaise mais les conditions dégradées, notamment en matière d’effectifs dans lesquelles ils travaillent, provoquent leur mécontentement et celui de leurs professeurs.
Pourtant les conséquences de la crise dont 6 français sur dix pensent que le pire est à venir, mériteraient qu’au moins à l’école les jeunes bénéficient de meilleures conditions d’étude pour une formation qui leur permettre d’apprendre tout au long de la vie. La CGT s’exprimera à nouveau sur la réforme du lycée annoncée hier, même si le président de la République ne nous y invite pas mais autant le dire tout de suite : plus l’annonce est creuse, plus l’émetteur doit être puissant !

Comment afficher une ambition pour l’enseignement des langues quand on supprime les dédoublements, les postes d’enseignants et qu’on les remplace par des locuteurs natifs qui n’ont aucune formation pédagogique ?

Comment mettre en avant la culture et les arts au lycée, mais sans aucune approche pédagogique et pendant que le projet de loi de finances diminue les moyens pour les projets éducatifs et culturels ?

Comment mieux travailler l’orientation en misant sur le développement des plateformes multimédia et qu’on supprime des personnels ?

Pour la CGT, cette réforme nous paraît être la continuité de la réforme de l’enseignement professionnel qui va à l’encontre des principes énoncés par le président et qui sacrifie les élèves les plus en difficulté en supprimant une année complète de formation. Le dialogue social, dans lequel ce Conseil Supérieur de l’Education doit jouer son rôle, sur des questions aussi lourdes de conséquences, doit entendre tous les avis y compris ceux de la plus grande organisation de salariés de ce pays.


Montreuil, le 16 octobre 2009