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Couvre feu pour les mineurs à Nice : Le grand n’importe quoi

Communiqué commun Union Départementale Alpes Maritimes et Confédération Cgt

vendredi 4 décembre 2009

Monsieur Estrosi, ministre – maire de Nice vient encore de se distinguer. Jaloux du succès de l’extrême droite suisse, il veut, non seulement, interdire les minarets dans sa bonne ville, mais désormais il chasse l’enfant après 23 heures.

Jouer sur la peur, la démagogie et la haine est désormais une méthode politique que l’UMP veut imposer parce qu’elle veut camoufler ses échecs répétés.

Ce n’est pas en jouant sur la guerre des générations que l’on construit une société apaisée. Ce n’est pas en stigmatisant les jeunes que l’on construit l’avenir.

Cette annonce fracassante ne vise qu’à trouver des boucs-émissaires. Monsieur Estrosi passe son temps à casser le service social et le travail de prévention sur sa ville et son département : Il veut en faire payer les conséquences aux jeunes qui sont les premières victimes de la casse de ces missions de service public. Il ne fait que de la communication, parce qu’il sait que ce couvre-feu est aussi inapplicable que la loi sur les attroupements dans les cages d’escaliers.

La population n’est pas dupe, alors que ce gouvernement est incapable de trouver des solutions à la crise, qu’il se montre incapable d’endiguer les licenciements, il tente de replacer la sécurité au cœur des débats. Cette population sait aussi qu’elle subit les conséquences de la crise y compris en matière de sécurité par la suppression des moyens des services publics.

La Cgt s’insurge contre cette utilisation démagogique de la peur. La Cgt réaffirme que la jeunesse n’est pas source de problèmes mais porteuse de l’avenir de notre société. La Cgt refuse ces faux débats et fausses solutions. Il est temps d’exiger un véritable débat national sur la place des jeunes dans notre société, pour lui ouvrir enfin de nouvelles perspectives d’avenir.


Montreuil, le 4 décembre 2009