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Budget 2010 : Des choix qui font plaisir aux patrons

Communiqués de la CGT et de l’UGFF-CGT

jeudi 1er octobre 2009

Communiqué de la CGT

Le Premier Ministre a qualifié le projet de loi de finances 2010 de « budget pour la reprise ».

On cherchera en vain dans le texte présenté en Conseil des Ministres, sur quoi François FILLON étaie cette appréciation.

Les choix opérés s’inscrivent dans la continuité rigoureuse de ceux des années précédentes, choix qui ont nourri la crise.

Les seuls gagnants sont les entreprises et les titulaires de revenus financiers. Les entreprises se voient gratifiées d’aides supplémentaires notamment au travers de la suppression de la taxe professionnelle. Cette dernière mesure va leur rapporter 12 milliards d’euros de plus. Les contribuables les plus fortunés continueront à profiter du bouclier fiscal leur permettant de réduire leurs impôts. Pour leur part, les financiers vont empocher 42,5 milliards d’euros au titre de l’intérêt de la dette de l’Etat.

A l’inverse, les ménages vont payer la taxe carbone, l’augmentation du forfait hospitalier. Les indemnités journalières accidents du travail pourraient devenir imposables sur la base d’un amendement parlementaire annoncé.

Dans un contexte du recul de l’activité économique, de baisse de l’emploi et de hausse du chômage, les cadeaux fiscaux et les dépenses liées à la dette entraînent une dégradation des comptes publics. François FILLON en profite pour réduire les dépenses utiles aux services publics. 34 000 postes seront supprimés, dont 16 000 dans la seule Education Nationale.

La Cgt récuse cette politique. Il n’y a pas de « mur de la dette publique » mais une dégradation des comptes publics et sociaux qui s’explique avant tout par la faiblesse de l’emploi et de l’activité économique et par les choix du gouvernement qui privilégient les détenteurs de capitaux et les ménages fortunés.

Pour améliorer les comptes sociaux et publics, il faut avant tout relancer l’emploi et l’activité économique. La Cgt exige 6 mesures immédiates : – conditionner les aides accordées aux entreprises aux résultats obtenus en termes d’emploi et d’investissement productif ; – stopper la diminution des emplois publics ; – supprimer le bouclier fiscal ; – mettre à plat les niches fiscales et supprimer celles qui n’ont plus aucune justification économique ou sociale ; – augmenter le nombre de tranches de l’impôt sur le revenu et les taux marginaux sur les tranches de revenu les plus hautes ; – fixer l’impôt sur les sociétés en fonction du bilan des entreprises en termes d’emploi et d’investissement productif.

Les salariés porteront ces exigences à l’occasion de la journée intersyndicale de mobilisation et d’action du 7 octobre.

Montreuil, le 30 septembre 2009


PROJET DE BUDGET 2010 : De nouveaux reculs pour l’immense majorité des citoyens

Communiqué de l’UGFF-CGT

La présentation du projet de loi de finances 2010 confirme et amplifie des choix désastreux pour la population, le monde du travail, les services publics.
A l’évidence, le Président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement continuent à privilégier les intérêts des plus fortunés et à faire davantage encore payer la crise à celles et ceux qui n’y sont pour rien.

Leurs choix fiscaux en particulier sont frappés du sceau de l’iniquité la plus insupportable. Ils sont également caractérisés par leur vacuité en matière de relance pérenne et de développement économique et industriel équilibré.

En ce qui concerne le budget de l’Etat proprement dit et la Fonction publique, ce PLF est porteur de lourdes aggravations, alors que la situation est déjà extrêmement préoccupante.

La croissance zéro en volume des crédits est synonyme d’asphyxie approfondie de nombreux services qui n’auront plus les moyens de remplir leurs missions.

L’officialisation des nouvelles et massives suppressions d’emplois est d’une gravité extrême et totalement inacceptable. D’autant que, malheureusement, il y a fort à parier que, comme les années précédentes, le chiffre définitif et réel des suppressions d’emplois soit très largement supérieur à celui contenu dans le PLF.

Il ne faut d’ailleurs pas s’y tromper : il n’y a pas de ministères « gagnants » et d’autres « perdants », la saignée opérée met à mal tous les secteurs de la Fonction publique. Attachée à l’intérêt général, porteuse de propositions visant à le promouvoir, l’UGFF ne peut donc être que résolument opposée à ces choix de régression tous azimuts.

Elle mettra tout en œuvre pour développer les mobilisations indispensables et gagner des orientations visant au progrès social pour tous.

Montreuil, le 1er octobre 2009