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Avec les lycéens, vigilance contre la repression et les violences policères

mercredi 2 avril 2008

Communiqué de presse de l’AG IdF des établissements en lutte
le 2 avril 2008

Contacts : Goulven 0623351468, Jihane O611748019, Olivier 0620555761

Le mouvement contre les suppressions de postes et la casse de l’école publique se développe comme le montrent l’entrée dans le mouvement de plusieurs régions et la progression du nombre des manifestants les 18, 20, 27 mars et 1er avril.
C’est notamment à l’initiative des lycéens, que la mobilisation se renforce. Et contrairement à ce qu’on a pu entendre, les enseignants n’entrainent pas les lycéens, mais parfois les lycéens entrainent les enseignants. Cela n’est pas du goût du ministre : Mr Darcos distille son mépris à leur encontre dans un quotidien gratuit (cf. notre communiqué du 1er avril) en les caractérisant de « mineurs ignorants » qui organisent « des défilés inutiles ».

C’est certainement pour rendre les lycéens plus savants et plus conscients, qu’il minimise leur mobilisation et « qu’il leur demande de ne pas se laisser enfermer par le discours syndical sur le nombre de postes, parce que la question n’est pas là » (fait-il allusion au discours syndical des syndicats enseignants ou lycéens, pour lesquels la question est bien là ?).
Ce doit aussi être pour leur inculquer « les valeurs de la République » que se généralisent les violences policières et la répression comme au lycée Eiffel de Gagny, les arrestations arbitraires comme à l’arrivée de la manifestation ou dans le métro de lycéens de Gutenberg à Créteil, d’Utrillo à Stains et d’Eluard à Saint Denis.
L’objectif est indubitablement d’améliorer « leur sens des responsabilités, leur engagement » lorsque, mobilisés, ils sont exclus ou passent en conseils de discipline comme à Eluard à Saint Denis ou Feyder à Epinay.
On peut-être sûr que les préfets, les Inspecteurs d’Académie, les recteurs et les chefs d’établissements qui sont à l’origine de cette répression policière ou administrative, doivent, dans la période, se garder de prendre des initiatives en dehors des instructions du ministère de l’Education nationale.

A toutes ces personnes et en particulier au ministre de l’Education nationale qui a le pouvoir de mettre un terme à cette politique, les personnels qui se mobilisent actuellement aux côtés des lycéens et l’AG des établissements en lutte d’Ile de France lancent un appel solennel : La répression ne saurait constituer un mode de gouvernement et encore moins d’éducation, cette jeunesse qui se mobilise pour son avenir mérite qu’on lui réponde sur le fond de ses revendications.

Afin de concourir à ce que cessent ces pratiques contraires à tous les principes démocratiques et éducatifs, l’AG des établissements en lutte d’Ile de France propose aux structures de défense des droits de l’homme de mettre sur pied un collectif national de vigilance pour les droits des jeunes à se mobiliser et contre la répression du mouvement lycéen. Elle propose également aux établissements, aux villes, aux syndicats et associations de parents de mettre en place des collectifs équivalents au niveau local.

Pour répondre au mépris et au paternalisme du gouvernement et obtenir satisfaction sur leurs revendications, les enseignants manifesteront aux côtés des lycéens et des parents d’élèves, jeudi 3 avril (14 h RER Luxembourg).

Une conférence de presse sur ces questions est organisée
jeudi 3 avril à 10 h devant le lycée Paul Eluard, 15-17 Av. Jean Moulin à St Denis
en présence d’élèves, de personnels, de parents et d’élus