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Mobilisation unitaire le 30 septembre : Non à l’austérité permanente !

jeudi 20 septembre 2012

La CGT-Educ’action appelle à participer à la mobilisation du 30 septembre 2012 et signe l’appel unitaire ci-dessous.

Les UD-CGT du 77, 93 et du 94 appellent également à la manifestation avec leur propres appels à retrouver ci-dessous.

La manifestation partira à 13h30 de la place de la Nation.


Appel unitaire :

Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par
le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la
gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé
de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas
Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de
croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en
rien la « renégociation » promise par le candidat François
Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».

Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales
prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes
actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité
économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État
soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans
les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de
moyens indispensables pour mener des politiques permettant
d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons
besoin au contraire de développer et de rénover les services
publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux
besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser
l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons besoin
d’investissements publics considérables pour financer la
transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la
reconversion écologique des modes de production et de
consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation
d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour
s’attaquer à la crise sociale et écologique.

Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs
des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène
aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et
d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement
de la demande en Europe du Sud. Aujourd’hui le pouvoir
d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités
locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte
couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le
chômage. Dès 2013, selon une étude du FMI lui-même,
ramener le déficit de la France à l’objectif de 3% du PIB affiché
par le gouvernement créera automatiquement 300 000
chômeurs de plus. La réduction des recettes fiscales qui en
résultera rendra encore plus difficile la réduction des déficits,
que l’austérité était censée favoriser, « justifiant » ainsi un
nouveau tour de vis, etc.

L’appel unitaire pour le 30 septembre

Économiquement stupide, ce Pacte budgétaire est socialement
insupportable car les « programmes d’ajustement structurel »
aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté
réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchent
le plus durement les populations les plus précaires - femmes,
jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de
l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne
toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de
généraliser la pauvreté. Ce serait un recul sans précédent
depuis la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, ce Pacte budgétaire représente un déni démocratique.
Non seulement il prévoit des sanctions quasi automatiques en
cas de non-respect, mais il marginalise les Parlements
nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour
européenne de justice, organismes non élus, les juges des
budgets nationaux. Il installe un fédéralisme autoritaire niant la
souveraineté populaire. Il place l’économie en pilotage
automatique, soumise à des normes destinées à rassurer des
marchés financiers dont la puissance n’est pas remise en cause.
Nous ne l’acceptons pas.

Les crises sociale, écologique et financière mondiales
s’aggravent. Elles sont lourdes de dangers comme le montre le
renforcement des extrêmes droites xénophobes et
nationalistes. Ces crises nécessitent une mobilisation de
l’Europe, mais d’une Europe fondée sur la solidarité et la
démocratie, d’une Europe qui se dégage de l’emprise des
marchés financiers. Or le Pacte budgétaire va au contraire
renforcer les contradictions internes à la zone euro et pourrait
mener à son éclatement. Le refus de la France de ratifier ce
traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples
européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre
Europe.

C’est pourquoi, nous, les organisations signataires de ce texte
refusons ce Pacte budgétaire qui engage l’avenir. Nous
demandons qu’un large débat démocratique ait lieu afin que
les citoyen-es puissent s’emparer de ce sujet décisif et se
prononcer à son propos. Nous voulons mettre le Président de
la République, son gouvernement, les parlementaires devant
leurs responsabilités.

Pour créer ce débat démocratique, nous appelons à renforcer
les collectifs locaux déjà existants - notamment ceux pour
l’audit citoyen de la dette publique -, à en créer de nouveaux
le cas échéant ; nous organiserons ensemble une série de
débats publics dans toute la France ; nous nous adresserons
et inviterons les citoyens à s’adresser à chaque député et
sénateur de la majorité parlementaire, et nous organiserons
des manifestations dont une grande manifestation unitaire à
Paris le dimanche 30 septembre. Un comité d’organisation se
met immédiatement en place pour assurer le succès de ces
initiatives.

Premiers signataires de l’appel à mobilisation : Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CFDT CFF, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant !, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergence et Alternative - Gauche anticapitaliste, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform !, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


Tract de l’UD-CGT 77 :

Appel de l’UD-CGT 93 :

NON à la ratification du « Traité sur la Stabilité,
la Coordination et la Gouvernance » dans l’Union économique et monétaire (TSCG) !
OUI à un référendum !

Un projet de loi portant ratification du « Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance » dans l’Union Economique et Monétaire passera au parlement début octobre.

La crise européenne s’étend chaque jour. La récession frappe désormais la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande…Aucun pays n’est désormais épargné, ni la France, ni l’Allemagne où la pression sur les salaires, n’a fait qu’accroître les inégalités. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité, stérilisant précocement leurs promesses électorales d’amélioration sociale et de justice.

Le TSCG dit aussi « pacte de stabilité » a été décidé le 9 décembre 2011 à l’initiative de Sarkozy et Merkel. Il installe la règle d’or. Celle-ci engage les pays à un équilibre budgétaire perpétuel mettant les Etats sous la menace de sanction européenne automatique. Il organise des transferts de souveraineté massifs vers la Commission Européenne, enlevant aux parlementaires jusqu’au droit de décider du budget de la nation. C’est non seulement un modèle économique asphyxiant, destructeur notamment de services publics, qu’il s’agit d’imposer à tous mais aussi une « répudiation » de la démocratie qui s’officialise. Pour ces raisons la Confédération Européenne des Syndicats s’oppose à ce traité.

L’Union Départementale CGT 93 se prononce contre la ratification de ce traité. Elle appelle les salariés à signer massivement la pétition de la CGT contre la ratification du traité européen (http://www.cgt.fr/article39575.html), et à interpeller les parlementaires pour éviter un vote en catimini.

Les salariés, les producteurs de richesses, peuvent-ils être tenus à l’écart de ce débat crucial sur le choix des politiques économiques et sociales ? Une voix forte et sans appel doit s’exprimer sur le sujet : celle du monde du travail, celle du peuple ! Nous exigeons un référendum sur le nouveau traité.

Nous invitons tous les salariés de la Seine-Saint-Denis à s’engager dans l’action contre ce traité et pour la promotion de politiques européennes de justice, de progrès social et de développement durable. La crise actuelle, conséquence des folies spéculatives et de la financiarisation de l’économie, nécessite urgemment d’imposer d’autres choix, pour remettre l’économie au service de la prospérité des peuples européens.

Nous affirmons notre solidarité avec tous les travailleurs européens et notre volonté de multiplier les actions communes pour que toute l’Europe renonce à l’austérité et que de nouvelles conquêtes sociales puissent servir de ciment à une toute autre union institutionnelle entre nos peuples.

Nous appelons les salariés à participer à la manifestation du 30 septembre à Paris, contre le TSCG. Nous appelons les salariés à préparer dès maintenant une puissante journée du 9 octobre et à participer massivement aux mobilisations qui s’y tiendront dans le cadre de la journée européenne pour le développement industriel et de l’emploi.

Appel de l’UD-CGT 94 :

Contre la ratification du pacte budgétaire européen et pour l’exigence d’être consultés par référendum,
la CGT du Val-de-Marne appelle à participer massivement à la manifestation nationale du 30 septembre à Paris.

jeudi 13 septembre 2012

Consciente du lourd danger que représenterait, pour notre modèle social et l’avenir même de l’Europe, l’application du pacte budgétaire européen (TSCG) rédigé en début d’année par Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL, la Cgt du Val-de-Marne s’était déjà prononcé dans un communiqué datant du mois de mars contre la ratification de ce traité de super austérité.

Lors de la campagne présidentielle, l’actuel président de la République s’était engagé, s’il était élu, à le renégocier le jugeant inacceptable. Plusieurs mois plus tard et après la tenue du sommet européen de fin juin, force est de constater que mises à part les mesures financières qui ont été prises pour « rassurer les marchés » et renflouer les circuits financiers, responsables de la crise, ce traité reste inchangé, pas une phrase n’a été modifiée !

Pire, le gouvernement envisage aujourd’hui de le faire ratifier par les parlementaires début octobre en l’absence de tout débat public et dans un silence médiatique assourdissant.

Devant ce coup de force et ce renoncement présidentiel, la Cgt, à l’instar de la confédération européenne des syndicats (CES), tient à réitérer sa totale opposition à la ratification de ce pacte mortifère pour tous les salariés européens.

En outre, considérant que puisque l’engagement de révision de ce traité n’a pas été tenu, que ce dernier aura de profondes incidences sur notre constitution (primauté des orientations libérales européennes sur nos choix politiques hexagonaux), la Cgt du Val-de-Marne réaffirme, avec plusieurs autres organisations, son exigence que notre peuple soit informé et consulté par référendum.

Pour s’en convaincre, rappelons ici que, si ce pacte budgétaire européen était ratifié, toute négociation sociale serait soumise à un contrôle des institutions européennes qui prônent, au nom du dogme de la « réduction des déficits publics », la diminution des prestations sociales, qui incite à la réforme du système de protection sociale, à la réduction des dépenses publiques, qui proclame, rien de moins, qu’on ne peut entériner des augmentations salariales supérieures à l’augmentation de la productivité dans chacun des pays !

Autant dire, la généralisation et la sanctuarisation des politiques d’austérités qui partout en Europe (Grèce, Espagne, Portugal, Italie) ne font qu’aggraver la régression sociale et conduisent à la récession économique des états.

Chaque salarié comprendra ici pourquoi le MEDEF, la droite et les milieux financiers appellent à signer des deux mains ce texte fait par et pour eux !

L’objectif est simple : faire appliquer par l’Europe capitaliste les politiques destructrices que les Etats ne parviennent pas à infliger à leur peuple de par l’impopularité de ces choix et les nombreuses résistances et luttes qui partout se développent. Plus étrange, inquiétant et inacceptable est le choix du gouvernement actuel de ratifier ce texte alors qu’il a été élu sur la base de la rupture avec les choix politiques précédents et l’exigence de changement de cap politique !

Devant la gravité de ce projet, il n’y a pas de place aux renoncements ni à la résignation !

La Cgt n’a pas changé d’avis. Contre les exigences de la finance et l’enfoncement dans la crise, il faut s’engager vers des politiques de rupture qui donnent la priorité au développement humain et soutiennent le pouvoir d’achat et la création d’emplois par une autre répartition des richesses.

Il faut d’urgence renégocier les traités européens, adopter une clause de progrès social qui soit réellement contraignante.

Les salariés européens n’ont pas besoin de davantage de discipline budgétaire, d’austérité et de mise concurrence, mais de solidarité, de coopérations, d’harmonisation sociale. Tout l’inverse de ce pacte austère qui aura de graves conséquences dans le quotidien des salariés si celui-ci était ratifié.

Nous ne laisserons pas faire et engageons dès à présent une vaste campagne d’information, d’explications, d’interpellation des parlementaires, de pétitions et de mobilisations des salariés contre ce traité européen.

Nous invitons tous les syndicats et syndiqués de la Cgt de notre département à se saisir de cet enjeu, à en débattre autour d’eux, à faire massivement signer notre pétition nationale, à faire grandir l’exigence démocratique et citoyenne d’être consulté par référendum sur ce traité européen et à travailler à la réussite de l’importante manifestation nationale du 30 septembre à Paris.

Nous prenons toutes les dispositions nécessaires pour rencontrer nos homologues syndicaux afin d’aboutir à une vaste riposte unitaire dans le Val-de-Marne. Nous invitons tous les syndicats et structures à engager sans tarder la même démarche et les mêmes efforts de rassemblement.

Soyons nombreux, confiants et visibles le 30 septembre prochain à Paris pour s’opposer à la ratification du pacte budgétaire européen !

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