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L’OCDE recale la politique éducative de Luc CHATEL

jeudi 15 septembre 2011

L’OCDE fait le triste bilan de la politique éducative menée en France depuis 1995.

Après avoir noté un réel effort ayant amené à ce que 84% des adultes de 25 à 34 ans obtiennent un diplôme égal ou supérieur au second cycle du secondaire, l’OCDE pointe « de sérieux signes de ralentissement » depuis 1995, tant dans les taux de scolarisation que dans l’investissement financier, à l’inverse de la quasi-totalité des autres pays, faisant reculer la France dans les classements.

Ce bilan constitue un désaveu de la politique éducative menée depuis 1995 par les gouvernements successifs (tant en matière d’engagements financiers que de réformes).

C’est ce que la FERC CGT a dénoncé et continue de dénoncer, mettant en garde sur les conséquences économiques et sociales qui découlent de la politique gouvernementale actuelle en matière d’éducation.

C’est ce que P. MERIEUX traduit par « formation initiale sacrifiée et formation continue dévitalisée ».

La corrélation entre le niveau de formation des jeunes et la difficulté à entrer dans la vie professionnelle est très nettement réaffirmée dans le rapport. Ainsi, la proportion de jeunes au chômage, entre 20 et 24 ans, ayant un niveau inférieur au deuxième cycle du secondaire est de 15% en moyenne dans les pays de l’OCDE mais atteint 30% en France !

Ce mauvais bilan attribué à la politique éducative de la France ne concerne pas uniquement les résultats des élèves et étudiants. Le rapport, après une étude comparative plus qu’approfondie, met aussi en exergue le retard accumulé par les personnels en matière de rémunération.

Ce constat épingle Luc Chatel qui s’efforce pourtant dans une campagne médiatique très bien orchestrée, de faire croire que les dizaines de milliers de suppressions de postes ont permis une réelle revalorisation du métier d’enseignant, y compris en début de carrière. Le décrochage par rapport au pouvoir d’achat est patent. La FERC CGT l’estime à au moins 10% depuis 2000.

Le rapport est donc un véritable constat d’échec quant aux mesures phares du ministère en terme de « pacte de carrière » et de revalorisation salariale des personnels.

La FERC revendique l’ouverture immédiate de négociations permettant de reconnaître les qualifications de nos métiers en monnaie sonnante et trébuchante. La cure d’austérité que le gouvernement fait peser sur les personnels de la communauté éducative est, au final, préjudiciable aussi à l’avenir d’un service public de qualité.

« L’investissement dans l’éducation n’est pas seulement une question d’argent, c’est aussi un investissement dans les personnes et un investissement dans l’avenir. »

Les propos du Secrétaire général de l’OCDE confortent l’appréciation de notre organisation qui appelle les salariés à se mobiliser massivement les 27 septembre et 11 octobre pour obtenir du gouvernement une autre politique éducative, une revalorisation des salaires et une amélioration des conditions de travail des personnels.

Montreuil, le 14 septembre 2011