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Iran : Communiqué CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

vendredi 20 avril 2012

Nous exigeons la libération de Réza Shahabi et de tous les syndicalistes iraniens emprisonnés

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA dénoncent la condamnation du syndicaliste Réza Shahabi à 6 ans de prison ferme : un an pour « propagande contre le régime » et cinq ans pour « conspiration avec l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale ».

De plus, il est condamné à reverser à l’Etat la somme de 3 000 euros provenant d’une collecte de solidarité récoltée par de nombreux travailleurs pour aider les familles des syndicalistes emprisonnés. Enfin, après avoir purgé sa peine, il lui sera interdit pendant 5 ans de s’exprimer en public ou de donner des entretiens.

Réza Shahabi est trésorier de la direction du syndicat des travailleurs de Vahed, la régie d’autobus de Téhéran et de sa banlieue. Il souffre de plusieurs problèmes de santé. Depuis plusieurs mois, celle-ci s’est aggravée suite à ses conditions de détention. Il court le risque, en l’absence de soins, de demeurer paralysé. Les médecins de la prison estiment que compte tenu de ses souffrances physiques, chaque jour passé en prison constitue pour lui une véritable torture.
Nous demandons sa libération immédiate, estimant que cette condamnation et la détention de ce militant syndical depuis 22 mois sont en violation des droits humains et syndicaux.
Outre la libération de Réza Shahabi, les organisations syndicales françaises exigent la libération immédiate de tous les syndicalistes emprisonnés, dont : Ebrahim Madadi du même syndicat de Vahed, Ali Nejati du syndicat de la sucrerie Haft-Tapeh, Behnam Ebrahim-zadeh, Ali Akhavan, Mohamad Jarahi, Shahrokh Zamani, Mehrdad Amin-Vaziri, Abdol Reza Ghanbari (enseignant condamné à mort), Rassoul Bodaghi (enseignant), etc.
A quelques semaines de la conférence de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève, cette condamnation rend encore plus intolérable le discours lénifiant du gouvernement de Téhéran dans les instances internationales, prétendant qu’aucun travailleur ni militant ne sont emprisonnés en Iran.

Paris, le 18 avril 2012