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Fusion = marché de dupes !

mercredi 5 octobre 2011

Le ministère de l’Education nationale a décidé unilatéralement de fusionner les corps des personnels techniques de laboratoires, travaillant dans les collèges et les lycées, avec les corps des ITRF (Ingénieurs et personnels Techniques de Recherche et de Formation), travaillant dans le Supérieur.

Le 4 octobre 2011 se déroulait, au ministère de l’Education nationale, une nouvelle réunion concernant cette fusion, pour revoir la circulaire sur les missions de ces nouveaux corps fusionnés.
La prise de parole fût difficile, l’administration a favorisé uniquement les syndicats qui vont dans son sens et qui ne souhaitent que modifier certains mots du texte proposé

La réalité de cette manœuvre statutaire est de plus en plus claire.
Au cours de la discussion, les failles que nous avions remarquées depuis le début sont toujours présentes :

- pas de promotions en A dans les établissements scolaires ;

- on ne parle plus de travaux pratiques mais d’activités expérimentales pour aller avec le vocabulaire ministériel sur les nouveaux programmes ;

- on ne parle plus de lycées ou de collèges mais d’unités enseignement ;

- suppression des mutations telles qu’on les connaît, avec un barème, une liste de postes vacants qui permettaient, au final, d’augmenter le mouvement des personnels.
Dorénavant, les personnels devront effectuer une démarche personnelle via la Bourse Interministérielle d’Emploi Public BIEP. Sur ce site, on trouve surtout des CDD de 10 mois et pas postes de titulaires puisque leur publication est sous la responsabilité des universités.
Seule, la CGT a demandé la suppression du chapitre « mobilité » de la circulaire proposée.

La CGT a réaffirmé son opposition à cette fusion et a également dénoncé le simulacre de dialogue social mis en place par le ministère.
L’administration s’était engagée à établir un « véritable » dialogue social avec une grande concertation des personnels et de leurs syndicats. En réalité, aucune discussion n’est menée avec les personnels de laboratoire qui sont directement concernés. L’administration, quant à elle, continue son travail de destruction massive des statuts de la Fonction publique.

PLUS QU’UNE DILUTION, IL S’AGIT BIEN D’UNE DISPARITION !

Montreuil, le 5 octobre 2011