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Face à la politique de casse de l’éducation, Face à la crise qu’ils veulent nous faire payer

Le 20 novembre, tous en grève !

Appels de la CGT-Educ’action

jeudi 20 novembre 2008

Le départ de la manifestation du 20/11 est prévu à 14 heures 30 au Luxembourg

Parcours Luxembourg Port Royal, Raspail, ministère.

Cortège FSU, CGT, SGEN, FO, SE, SNALC SNETAA CGC SUD CNT

Banderole
" Ecoles, collèges, lycées et lycées professionnels
NON aux suppressions de postes Abandon des réformes de régression pour les jeunes et les personnels
Pour l’avenir du service public d’Education
avec des personnels respectés dans leurs droits et leurs métiers"


Face à des attaques qui concernent tous les secteurs du système éducatif et tous les personnels c’est, tous ensemble, que nous devons répondre. La CGT-Educ’action appelle à la grève dans les 1er et 2nd degré le 20 novembre :

- Pour refuser la gestion de la pénurie et la régression de notre système éducatif,

- Pour exiger des moyens et des conditions de travail permettant aux personnels de mettre tous les élèves en situation de réussite et d’éradiquer l’échec scolaire,

- Pour demander un autre projet d’école.

- Pour une augmentation générale des salaires.

A ce jour, dans le 1er comme dans le 2nd degré, quasiment toutes les organisations syndicales (CGT-EDUC’ACTION, SNESFSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SGEN-CFDT, SNU-IPP-FSU, SE-UNSA, SUD-Education, SNALC, SNLC-FO, SNUDI-FO, SNETAA, FAEN…) ont décidé d’appeler à la grève le 20 novembre


Lire les appels unitaires


AG Ile-de-France : 17h00 bourse du travail de Paris, rue du Château d’eau


A noter enfin que la fédération nationale des Services publics CGT (qui syndique les personnels municipaux des écoles) a déposé un préavis de grève pour le 20/11.


Appel à la grève de la CGT-Educ’action Créteil :

« Les caisses sont vides » nous dit-on depuis des années, pourtant 360 milliards viennent nous rappeler que de l’argent, il y a en a mais le gouvernement fait le choix de ne pas l’utiliser pour les salaires, l’emploi et les services publics. En repoussant l’âge de la retraite à 70 ans, en bloquant le salaires, en poursuivant la casse et la privatisation des services publics, en multipliant les licenciements et en précarisant : c’est aux salariés, aux chômeurs et aux retraités que patronat et gouvernement veulent faire payer leur crise.

Face à leur crise, c’est le moment de se mobiliser pour nos revendications.
Le climat revendicatif change et la colère monte notamment depuis cette rentrée dans les écoles et les établissements secondaires. Elle s’est exprimée le 7 et le 19 octobre dans des manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes. La contestation grandit dans le premier degré notamment

Le gouvernement veut supprimer encore 13 500 suppressions de postes dans l’Education nationale. Ce budget s’inscrit dans la continuité de la politique de réduction des moyens menée depuis plusieurs années dans l’ensemble de la fonction publique.

En conséquence, c’est aujourd’hui l’ensemble du système éducatif qui est profondément attaqué :

• Dans le 1er degré, avec 6000 postes en moins alors que 16000 élèves sont attendus, avec la disparition programmée des RASED réseaux d’aides en difficulté au prétexte de la mise en place d’un soutien démagogique car inefficace mis en place en application des décrets Darcos sur les 108h annualisés dans des conditions inacceptable pour les élèves, les familles et les enseignants

• Dans le 2nd degré, avec les réformes en cours (réforme des lycées, généralisation du bac pro 3 ans, disparition des BEP…) c’est la réduction des ambitions éducatives pour tous les jeunes.

• Les transformations structurelles (mastérisation de la formation enseignante, suppression des IUFM, baisse du nombre des concours …) pour tous les enseignants et la remise en cause du droit de grève (SMA) et syndical.

Tract à télécharger

Dans le même temps, Darcos veut diviser les personnels en saupoudrant certaines catégories de primes, d’HSA qui dégradent les conditions de travail et ne sont pas une réponse à l’augmentation générale des salaires indispensable.

Toutes ces réformes sont mues par une seule logique, réduire drastiquement le nombre de postes de fonctionnaires. D’ici 2011, ce sont 90 000 emplois d’enseignants et de personnels éducatifs qui devraient être encore supprimés.

Mais ces choix économiques sont également idéologiques. Ils représentent une rupture avec la conception démocratique de l’école. Ils mettront le service public dans l’incapacité de remplir l’ensemble de ses missions et favoriseront d’autant le secteur privé.

Face à des attaques qui concernent tous les secteurs du système éducatif et tous les personnels c’est tous ensemble, que nous devons répondre :

- Refusons la gestion de la pénurie et la régression de notre système éducatif, luttons pour l’ABANDON DE LA RGPP qui encadre ces réformes.

- Exigeons des salaires, des moyens et des conditions de travail permettant aux personnels de mettre tous les élèves en situation de réussite et d’éradiquer l’échec scolaire,

- Gagnons un autre projet d’école.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels de l’Education nationale à décider la grève et à manifester le jeudi 20 novembre 2008.

Tous ensemble, exigeons :

- L’arrêt des suppressions de postes inscrites au budget 2009 et la création de tous les postes nécessaire pour l’amélioration des conditions d’enseignement

- La titularisation des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité

- L’augmentation générale et immédiate des salaires

- La revalorisation du point d’indice au lieu de primes individualisées et la multiplication des HSA

Dans la maternelle et le primaire :

- L’abrogation des décrets Darcos sur l’organisation des 108h et de l’aide individualisée.

- Le maintien des RASED et des postes de maîtres spécialisés.

- Le respect du droit syndical et l’abrogation de la loi SMA qui assimile l’école à une simple garderie.

- L’arrêt de la création des EPEP et des menaces sur la scolarisation des 2 ans.

Tract à télécharger

- L’abrogation des programmes rétrogrades

Dans le secondaire et l’université :

- L’abandon de la réforme des lycées qui organise le découpage des enseignements en modules semestriels, fusionne les disciplines et impose l’annualisation des services ainsi que le maintien des heures d’enseignements par discipline.

- L’abandon de la généralisation du bac pro 3 ans au lieu de 4 ans et le maintien de tous les BEP.

- Le maintien de la formation initiale des enseignants en IUFM.

Il est urgent de se mobiliser ! Jeudi 20 novembre, la CGT-Educ’action, comme l’ensemble des organisations syndicales nationales, appelle les enseignants du premier et du second degré à se mettre en grève.
MANIFESTATION à 14h30 – Départ de Luxembourg vers le Ministère

Une journée de grève ne fera pas céder le gouvernement, cette journée est une étape dans la construction du mouvement de lutte interprofessionnelle qui imposera une autre politique pour les salariés et les services publics. Le 20 novembre par la grève, dans les réunions, les AG, montrons notre détermination à nous battre et à continuer la lutte !



Appel de la CGT-Educ’action :

Le 20 novembre : une étape pour amplifier la mobilisation des personnels.

La crise mondiale va détériorer considérablement les conditions de vie de l’ensemble des salariés.
Le gouvernement met tout en oeuvre pour sauver le système bancaire mais ne fait rien ni pour augmenter le pouvoir d’achat, ni pour lutter contre les nombreuses suppressions d’emplois en cours. Au contraire face à la crise, les réponses du gouvernement et du MEDEF consistent à faire payer la crise aux salariés. Comment ne pas ressentir, au moment de l’annonce de milliers de suppressions d’emplois et de licenciements massifs dans le privé, l’annonce d’un possible âge de retraite à 70 ans comme une véritable provocation.
Face à la crise, il faut la convergence des luttes contre les licenciements, les suppressions d’emplois et pour une augmentation générale des salaires.

Le secteur de l’éducation sera particulièrement touché par ces dégradations.
Le 19 octobre, 80 000 personnes venues de toutes les régions ont exprimé, à Paris, leur désapprobation de la politique menée par X. Darcos.

Nous devons faire du 20 novembre, avec les personnels,
une nouvelle étape dans la mobilisation pour la défense de l’école.

Nous dénonçons cette politique de désengagement de l’État du service public d’éducation, portée par une idéologie régressive dans une société minée par les injustices et les inégalités sociales.
Nous refusons la suppression de dizaines de milliers d’emplois et la mise en place de réformes qui vont détériorer, profondément et durablement, notre système éducatif.

Les personnels en mesurent déjà les dégâts, dans les écoles, les établissements secondaires et l’université.

Nous demandons la révision du projet de loi de finances 2009 qui prévoit 13 500 postes de moins dans l’Education nationale. Ce budget est bâti sur une prévision de croissance irréaliste du fait de la crise financière.
D’ici 2011, c’est 90 000 emplois qui seront encore supprimés avec les réformes structurelles en cours.
La poursuite de cette politique dogmatique de réduction des déficits publics n’est pas acceptable.
D’autant que dans le même temps, ce même gouvernement n’hésite pas à transgresser ce principe d’allégement de la dette pour renflouer, sans contrepartie, un système bancaire en faillite.

Les réformes lancées par X. Darcos conduiront à une dégradation sans précédent des conditions d’étude pour les élèves et de travail pour les personnels. Elles représentent une rupture antidémocratique fondamentale qui favorisera la sélection sociale, la discrimination et l’exclusion. Pour ces raisons nous exigeons leur abandon et leur retrait !

A l’école

- La mise en place des 60 heures annualisées dans le service des professeurs d’école pour un soutien scolaire démagogique et inefficace.

- La suppression des RASED qui rendra plus difficile la lutte contre l’échec scolaire.

- La remise en cause de l’accueil des 2-3 ans.

- La mise en place des EPEP

Dans le secondaire

- La généralisation du bac professionnel en 3 ans au lieu de 4 ans.

- La réforme du lycée.

- Le recrutement à bac+5, la suppression des IUFM, de la formation professionnelle rémunérée des enseignants.

Dans l’ensemble du système éducatif

- L’agence de remplacement.

- La surveillance internet des enseignants

Le service public sera dans l’incapacité de remplir ses missions, ce qui justifiera la mise en place d’un système concurrentiel.

Ces choix représentent une rupture avec la conception démocratique et laïque de l’école que porte la CGT. Ces choix sont également ceux de la régression sociale pour tout le salariat, ils ne sont pas une fatalité !

Face à des attaques qui concernent tous les secteurs du système éducatif, tous les personnels et la totalité de la population, c’est tous ensemble que nous devons répondre unitairement :

• Pour refuser la gestion de la pénurie et la régression de notre système éducatif.

• Pour exiger des moyens et des conditions de travail permettant aux personnels de mettre tous les élèves en situation de réussite et d’éradiquer l’échec scolaire.

• Pour imposer un autre projet d’école.

• Pour une augmentation immédiate de tous les salaires rattrapant la totalité des pertes de pouvoir d’achat.

• Pour le recrutement en nombre à bac+3 et validation de la formation à bac+5.

• La titularisation des précaires sans condition.

Nous appelons l’ensemble des personnels de l’Education nationale
à faire grève et à manifester

le jeudi 20 novembre 2008

pour préparer les prochaines étapes qui seront nécessaires pour inverser cette politique. Une journée de grève ne fera pas céder le gouvernement, c’est une étape dans la construction du mouvement de lutte interprofessionnelle. Le 20 novembre, par la grève, dans les réunions, les AG, montrons notre détermination à nous battre et à continuer la lutte !