Lors de son intervention télévisée de ce 14 juillet, le Président de la République, François Hollande, a reconnu que les dirigeants de PSA avaient menti. Il reconnaà®t donc que Peugeot avait décidé de fermer l’usine d’Aulnay depuis des années (février 2010) et que cette décision n’a rien à voir avec la prétendue baisse des ventes de PSA pour le premier semestre 2012.
Il n’y a donc aucune raison de donner encore des nouvelles aides publiques aux patrons de l’automobile. Il est même choquant que des entreprises comme PSA et Renault qui s’apprêtent à licencier puissent être encore aidés.
Les seuls qui ont besoin d’être aidés sont les salariés.
L’Etat a les moyens d’intervenir :
– En interdisant les licenciements. L’Etat en est capable comme il l’a montré depuis le début de l’année en interdisant purement et simplement à PSA de vendre plus de 200 000 véhicules en Iran.
Pour des raisons politiques, l’Etat a su imposer à PSA de se retirer de son premier marché à l’international qu’est l’Iran. Il doit avoir la volonté politique de lui imposer l’interdiction de licencier et de fermer les usines. Ce serait une véritable mesure de salut public.
– En imposant à PSA de respecter les accords signés comme celui sur le chômage partiel (APLD) o๠l’employeur s’est engagé à maintenir les emplois en contrepartie du bénéfice de subventions publiques.
Aulnay, le 14 juillet 2012
