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Arrestations dans les écoles ou à leurs abords

les organisations FERC/CGT, FSU, FNEC-FP/FO, SGEN/CFDT, UNSA Éducation, Sud Éducation s’adressent au Ministre DARCOS

mardi 2 juin 2009

Monsieur le Ministre,

Les ministères de l’Immigration et de l’Education interpellés sur ce fait par de nombreuses associations et organisations s’étaient engagés à ce qu’il ne soit pas procédé à des arrestations dans les écoles ou à leurs abords. Or on constate que ces engagements ne sont pas toujours tenus.

Un père d’élève a été arrêté le 13 mai dernier à Cayenne, en Guyane, alors qu’il conduisait son enfant au collège Justin Catayée, un autre le 14 mai à Tarbes (Hautes-Pyrénées) en venant chercher sa fille à l’école Paul Bert. En février dernier déjà, un père marocain avait été arrêté à moins de 100 mètres de l’école Aldo Ferrarro, à Angers où il venait à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il a depuis été expulsé. Dans ces trois cas, la communauté éducative avait été extrêmement choquée.

L’Ecole publique doit rester un lieu qui accueille tous les enfants sans distinction d’origine, de religion ou de nationalité. C’est la fierté du service public d’Education que d’assurer le droit à l’éducation de tous, et nos collègues qui y contribuent y sont profondément attachés.

Il serait dramatique que des élèves aient peur d’aller à l’école ou que leurs parents redoutent de s’en approcher par crainte d’intervention policière. Ce serait alors le principe fondamental du droit à l’éducation pour tous dans notre pays qui serait gravement remis en cause de fait. Nos collègues ont montré régulièrement leur volonté de défendre ce droit ; ils attendent de leur ministre un soutien sans faille.

C’est pourquoi la FSU, le SGEN-CFDT, l’UNSA Education, la FERC-CGT, la FNEC-FP/FO et Sud Éducation vous demandent solennellement d’user de toute votre autorité pour obtenir que la possibilité de poursuivre sans risque une scolarité et/ou une formation soit assurée à tous les jeunes présents sur notre territoire et que cessent les interventions policières à l’école et à ses abords visant à la recherche d’élèves ou de familles en situation irrégulière.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos sentiments respectueux.