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Après la chasse à l’enfant, la chasse aux sans papiers, la chasse aux militants ?

jeudi 11 septembre 2008

Appels à la dissolution du RESF par le porte-parole de l’UMP, détention
d’ex-retenus de Vincennes accusés d’être les auteurs de l’incendie de la
prison administrative de Vincennes, annonce de dépôt de plainte début
août contre SOS soutien aux Sans papiers pour des propos que le militant
accusé nie avoir tenus, menaces de poursuites contre un élu du Jura
« coupable » d’avoir dénoncé par voie de presse la "rafle" d’une famille
sans papiers, poursuites contre le Collectif de soutien aux sans papiers
d’Ille-et-Villaine pour le contenu de trois tracts jugés diffamatoires à
l’égard de la police aux frontières… Venant après d’autres faits de même
nature, cette accélération prouve à l’évidence que les ministres
Hortefeux et Alliot-Marie entendent placer les mois qui viennent sous le
signe de la menace, voire de la répression à l’égard de ceux qui
combattent leur politique de chasse aux étrangers sans papiers.

Il est clair, en effet, que par delà la diversité des faits et des
incriminations, ces mises en causes ont pour objectif de museler toute
opposition à la politique gouvernementale d’expulsions massives et
brutales, assortie d’objectifs chiffrés à l’unité près, qui conduit à
des drames de plus en plus insupportables pour les personnes sans
papiers. Drames inutiles qui révoltent la population française dès
qu’elle en prend connaissance.

Sans nécessairement reprendre à leur compte les propos ou les actions
des personnes ou des organisations poursuivies, les associations, les
syndicats, les partis politiques et les particuliers signataires
dénoncent les menaces que le gouvernement fait peser sur les libertés
publiques en traquant ainsi les sans papiers et en abusant des
poursuites contre ceux qui s’opposent à cette logique répressive.

Ils affirment en particulier leur solidarité avec les militants accusés
d’être les auteurs de tracts mettant en cause l’action de la Police de
l’Air et des Frontières (PAF) qui seront traduits devant le tribunal
correctionnel de Rennes le 19 septembre. Au-delà de ce qui leur est
formellement reproché, leur éventuelle condamnation serait une remise en
cause de la liberté d’expression et une attaque contre tous les citoyens
qui, partout en France, sont solidaires des étrangers menacés et se
dressent au nom des droits de l’Homme contre la politique inhumaine du
gouvernement en matière d’immigration. Nous ne l’accepterions pas.

ATTAC, FCPE, GISTI, LDH, RESF, FSU, SOLIDAIRES, SUD-EDUCATION,
UNSA-EDUCATION, UNSEN-CGT, LCR, PARTI SOCIALISTE, PCF, LES VERTS