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Alors que le rectorat s’acharne à supprimer les postes, Elèves et personnels en subissent les conséquences

Communiqué de la CGT-Educ’action 93

mercredi 9 juillet 2008

Profitant du début des vacances et tout entier consacré dans son acharnement à supprimer les postes, le rectorat de Créteil fait fi de toute considération pédagogique. Il prépare ainsi une année scolaire catastrophique pour de nombreux élèves, mais aussi pour de nombreux enseignants contractuels qui risquent de ne pas être réemployés à la rentrée.

C’est ainsi que dans plusieurs établissements de Seine-St-Denis, le rectorat refuse de créer les postes provisoires d’enseignants pourtant apparus à l’issue de la répartition des services par les diverses équipes d’enseignement.
L’objectif du rectorat est clair : contraindre les chefs d’établissement, les équipes à répartir ces heures d’enseignement en heures supplémentaires aux collègues en place, et ce au mépris de toute considération pédagogique.
Par exemple, au LP Bartholdi de Saint-Denis, pour ne pas créer le poste pourtant nécessaire de Lettres-Histoire, le chef d’établissement a modifié la répartition des classes, imposant des heures supplémentaires, mais surtout, faisant disparaître tout suivi pédagogique des classes par les enseignants qui en avaient la charge, introduisant de nombreuses aberrations pédagogiques avec plusieurs enseignants de la même matière intervenant dans la même classe, ou des inégalités horaires entre des sections équivalentes de CAP.

Et là, où les équipes de direction refusent de modifier les services et d’augmenter encore les heures supplémentaires, le rectorat fait un autre chantage inacceptable.
Ainsi au LP Simone Weil de Pantin, le rectorat annonce vouloir nommer des vacataires sur des postes pourtant vacants toute l’année. Ce qui entrainerait en vente comme en anglais trois changements de professeurs minimum dans l’année et des périodes sans enseignants. Dans le même temps, des enseignants qui ont eu en charge ces élèves en 2007/2008 ne pourraient pas être nommés, ni réemployés.

Cette situation est la conséquence de la politique de suppression des postes que les élèves et les personnels ont contesté tout au long de l’année.
Les élèves et les personnels n’ont pas à faire les frais de cette politique.
C’est pourquoi, la CGT-Educ’action- 93 exige que dans tous les établissements où des besoins non couverts par les enseignants en poste sont apparus, des postes soient créés et que des enseignants affectés à l’année.
La CGT-Educ’action 93 exige le réemploi de tous les collègues non-titulaires et leur titularisation.

Saint-Denis le 8 juillet 2008