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Absence de dialogue social : Arrêter la casse de l’emploi !

Communiqué de la CGT

samedi 25 juillet 2009

Voilà la solution si les responsables patronaux et politiques veulent éviter des réactions de désespoir qui conduisent à des conflits plus durs.
C’est pour refuser d’être méprisés et jetés à la rue sans avenir que les salariés confrontés à des restructurations sont contraints d’avoir recours à des formes d’actions dont ils ont le sentiment qu’elles exercent une pression maximum. Le traitement médiatique de l’actualité et les premiers résultats issus des premières négociations avec le Ministère du Travail semblent leur donner raison.

L’absence de dialogue social et souvent même d’interlocuteur, les conforte dans la nécessité de se faire entendre plus fort. Il y a des responsabilités à cette situation d’escalade que nous ne pouvons que déplorer sans pour autant les condamner. Cette situation exprime une forme de révolte pour refuser d’être laissés pour compte par les donneurs d’ordres.

Le vrai problème reste la défense de l’emploi industriel pour assurer l’avenir des salariés et le développement économique de nos régions.
Sans remettre en cause la légitimité d’obtenir des indemnités de licenciement en rapport avec le préjudice subi, il n’en reste pas moins que l’objectif de fond demeure la sauvegarde de l’emploi.

Pour se parler, s’expliquer et dialoguer il faut un interlocuteur. Or, dans les entreprises, où les conflits se durcissent, il n’y a pas de patron responsable et à même de prendre des décisions.

Les médias n’évoquent pas les dizaines d’entreprises sous le coup des suppressions d’emplois où les salariés avec leurs syndicats luttent avec détermination sans défrayer les chroniques.

Pourtant, des luttes marquent des points. A la SBFM ou REINCAST et dans plusieurs autres, les stratégies de déclin sont mises à mal.
Pourquoi ne pas en parler ? Cela donnerait confiance et inviterait à engager l’action collective sur d’autres choix industriels et sociaux.

Contrairement aux propos du Ministre du Travail qui tente de justifier les attitudes des directions sous le faux prétexte de la crise et les difficultés des entreprises, il est utile de rappeler que la Bourse de Paris enregistre son 9e jour de hausse consécutive et que les valeurs des groupes automobiles se portent bien.

Voilà une vérité qui explique aussi un profond sentiment d’injustice !!!

Montreuil, le 24 juillet 2009