Accueil > Actualité > Expérimentations dans l’académie de Créteil : rencontre rectorale du vendredi 16  (...)

Actualité

Expérimentations dans l’académie de Créteil : rencontre rectorale du vendredi 16 octobre 2009

samedi 17 octobre 2009

Vendredi 16 octobre 2009, une réunion a été organisée à l’initiative du Rectorat, et avec la seule CGT-Educ’action, pour faire le point sur les expérimentations dans l’académie de Créteil.
Le Rectorat était représenté par Laurent Petrynka, directeur de cabinet du Recteur, Patrick Fenot, IEN et Bénédicte Robert, inspectrice établissement et vie scolaire. La CGT-Educ’acton était représentée par Matthieu Brabant, secrétaire académique.


Laurent Petrynka a expliqué que cette rencontre se plaçait dans le cadre d’une de groupes de travail et de comités de suivis sur les différentes expérimentations soutenues par Haut commissariat à la Jeunesse. Dans ce cadre, des rencontres avec les organisations syndicales sont organisées, une prochaine réunion est déjà prévue en décembre, avec information régulière de l’évolution de la situation.

Laurent Petrynka a rappelé la chronologie :
- un « appel d’offre » du Haut commissariat à la Jeunesse à la fin de l’année scolaire passée
- l’académie de Créteil y a répondu et 9 projets ont été retenus mi-juillet, dont le projet qui a été médiatisé

Concernant le projet en question « la cagnotte », qualifiée de « provocatrice », Laurent Petrynka a souligné que les chefs d’établissement avaient été consultés, et que les CA des établissements concernés avaient été informé. Par ailleurs, l’école d’économie de Paris évaluera ce « pilote d’expérimentation », l’expérimentation en tant que telle ne débutant que l’année prochaine pour 70 établissements au maximum.

Matthieu Brabant a rappelé l’opposition totale de la CGT-Educ’action au projet de la « cagnotte » (lire : http://www.cgteduccreteil.org/spip.php?article1989). D’ailleurs, sur la question de l’absentéisme,

Matthieu Brabant a souligné que la question était très complexe et que la problématique de l’orientation devait être mise en avant et plus travaillée. D’ailleurs la limitation aux seuls lycées professionnels est restrictive.

Enfin, concernant la chronologie des faits, les projets étant académiques, Matthieu Brabant a regretté que les organisations syndicales aient été consultées après coup, la logique aurait été de d’abord organiser des consultations au niveau académique avant de consulter les chefs d’établissements concernés.

Patrick Fenot est revenu sur le projet de la « cagnotte » et a admis que la question de l’orientation était centrale et importante ; Selon lui, cette expérimentation est un élément, seulement un élément, de mesures « incitatives » pour lutter contre l’absentéisme. Le projet en question se place selon lui dans une « pédagogie de projet », il concerne 4 classes de premières professionnelles, une classe de seconde professionnelle et une classe de CAP.

Patrick Fenot a donné deux exemples de projet issus de la « cagnotte » : financement du passage du permis de conduire, travail européen avec un projet Leonardo.

Sur la chronologie : Patrick Fenot a insisté sur la terminologie.... cela a été d’abord un « appel à projet » (et pas « appel d’offre »), et les chefs d’établissements ont alors été contacté pour qu’ils fassent part de leurs propositions.

Matthieu Brabant a réitéré l’opposition de la CGT-Educ’action au projet de « cagnotte ». Pourquoi tous les élèves ne pourraient pas bénéficier de tous ces projets ? L’opposition réside bien entendu dans le préalable fixé de liaisons entre l’absentéisme et la réalisation du projet. La CGT-Educ’action porte une pédagogie de projet dans le quel les élèves construisent le projet.

Patrick Fenot a répondu que au moins là, le projet est financé.

Bénédicte Robert est revenue sur l’ensemble des expérimentations prévues, en soulignant selon elle que ces expérimentations, à caractère national, se place dans une « démarche innovante » et des « appels à projet ». La liaison entre les chercheurs et le terrain est soulignée.

- « Professionnalisation » des GAIN : constat du mauvais fonctionnement de certains GAIN, l’idée est de proposer des outils et des formations pour améliorer le fonctionnement.

- Responsables des études : en collège, un référent adulte suivrait l’élève sur tout le cursus collège.

- Internats, dont Sourdun : impact réel sur les étude, impact sur la vie sociale des élèves, cela mis en relation avec le coût.

- Aide à la mobilité internationale des lycéens professionnels

- Mallette de parents

Matthieu Brabant a souligné que ces expérimentations, le GAIN par exemple, n’avaient qu’un impact que très limité. Proposition est faite d’avoir une réflexion plus globale sur l’orientation.

Dans cette logique, Matthieu Brabant a souligné les propositions de la CGT-Educ’action Créteil d’un cycle de détermination 3e-2de, avec découverte des métiers, cycle comprenant bien entendu les 3 voies du lycée.

Patrick Fenot et Laurent Petrynka notent l’idée de lancer de première expérimentations en collège (généralisation de la Découverte Professionnelle) et en seconde professionnelle avec la proposition de seconde professionnelle sur plusieurs métiers d’un même champ professionnel. Ce type d’expérimentation commencent à exister en tertiaire.