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Mauvais point pour la nouvelle carte d’éducation prioritaire !

mardi 18 novembre 2014, par cgt

Le bouleversement des règles de mutation avec la fin des bonifications APV remet en lumière la problématique de la refondation de l’éducation prioritaire à quelques jours de l’ouverture du serveur pour le mouvement inter académique. Les bonifications APV sont remplacées par des bonifications REP+ ou établissements classés politiques de la ville (320 points pour 5 ans de services) et REP (160 points/5ans).

La fin d’une bonification après 8 ans de service continu est un recul pour tous les collègues n’ayant pas la possibilité de bénéficier de procédures de rapprochement familial. Nous ne pouvons comprendre la différence faite entre les établissements relevant de la politique de la ville (encart au BO n°10 du 8/3/2001) et les établissements REP. La mise en place d’une période transitoire de 3 ans permettant de bénéficier des points de sortie anticipée d’APV est une véritable usine à gaz qui risque de déstabiliser les équilibres des mutations et la stabilité des équipes pédagogiques. Pour la CGT Educ’action, ce changement des règles du jeu des mutations est problématique car il va perturber les équipes dans certains établissements.

Cela étant dit c’est bien sur l’ensemble du nouveau dispositif d’éducation prioritaire que se portent nos inquiétudes. Mettre en œuvre une nouvelle politique d’éducation prioritaire dans un contexte d’austérité et donc à budget constant, c’est aboutir à la sortie de nombreux établissements de l’éducation prioritaire. A la rentrée 2015 l’académie de Créteil perd la labélisation pour deux collèges et leurs réseaux d’école. Sans compter les 51 lycées labélisés de l’académie dont tout laisse à penser qu’ils sortiront de l’éducation prioritaire.
Une redéfinition de la carte de l’éducation prioritaire ne peut se faire à moyen constant sous la pression de l’austérité. La situation de chaque établissement doit être étudiée à l’aide de critères clairs et précis. La CGT Educ’action revendique un budget pour l’éducation prioritaire à hauteur des besoins !

La situation des établissements classés REP+ n’est pas non plus satisfaisante. La pondération du temps de service de 1.1 doit être une reconnaissance de la surcharge de travail déjà effectuée par les enseignants et ne doit pas donner lieu, comme on le constate actuellement, à une déréglementation des conditions de travail.

La CGT Educ’action Créteil revendique :

-  Des moyens à hauteur des besoins pour l’éducation prioritaire.
-  La définition d’une carte de l’éducation prioritaire à l’aide de critères clairs et objectifs.
-  La généralisation des dispositifs REP+ comme la pondération au REP.
-  Le maintien des lycées dans la politique de l’éducation prioritaire. En particulier, les lycées professionnels accueillant un public plus socialement défavorisés.
-  Maintien et revalorisation du dispositif APV.