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Lu dans les médias le 8 avril : « vigueur d’un mouvement d’une ampleur inédite dans le secteur de la petite enfance » selon l’AFP<P>seule Mme Morano a rêvé que « le mouvement s’essouffle »

Communiqué du collectif « Pas de bébés à la consigne »

vendredi 9 avril 2010

Extraits de la dépêche AFP du 8 avril :

« PARIS, 8 avr 2010 (AFP) - La grogne des professionnels de crèches est restée vive jeudi, avec de
nombreuses crèches fermées et des milliers de manifestants dans toute la France, opposés à un
assouplissement des règles d’accueil, mais pour le gouvernement, le mouvement "s’essouffle".
Selon les mairies contactées par l’AFP, 55 crèches sur 60 à Marseille étaient touchées par le
mouvement (contre 50 le 11 mars) tandis qu’à Bordeaux, on comptait 27 crèches touchées (contre 30).
A Strasbourg, la plupart des crèches sont restées fermées entièrement ou partiellement et environ la
moitié à Limoges ou à Lyon, dans des proportions comparables à la dernière journée de mobilisation,
venant confirmer la vigueur d’un mouvement d’une ampleur inédite dans le secteur de la petite enfance.
A Grenoble, le personnel petite enfance était gréviste à 69%, à 80% à Strasbourg, et près de 50% à
Rennes.
A Paris, au son des maracas et des tambourins, 10.000 personnes selon les organisateurs, 4.700 selon
la police, autant que le 11 mars, ont réclamé "de l’accueil, pas de la garderie". Plus de la moitié des
crèches municipales de la capitale ont été touchées à des degrés divers, pour 14% de grévistes (sur
l’ensemble des effectifs). (…). Des rassemblements et manifestations étaient organisés dans plusieurs
dizaines de villes de France, réunissant par exemple entre 800 et 1.000 personnes à Bordeaux.
 »

Extraits de la dépêche Agence Associated Press du 8 avril,17h26 :

« Plusieurs milliers de manifestants à Paris contre le décret assouplissant les conditions d’accueil en
crèche.
Une manifestation a réuni à Paris 4.700 personnes selon la police, plus de 10.000 selon les
organisateurs, syndicats et associations du secteur regroupés au sein du collectif.
Face à cette mobilisation qui ne faiblit pas, la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano a accusé le
collectif de diffuser "une fausse information et des mensonges", assurant notamment que le
gouvernement ne modifiera "en rien le taux d’encadrement des enfants".
Comme le 11 mars dernier, le mouvement a entraîné la fermeture de plusieurs centaines de crèches
dans toute la France. A Lyon par exemple, selon des données communiquées par la mairie, 26 des 48
crèches municipales de la ville ont été fermées, et une partie des 22 qui restaient ouvertes ne l’ont été
que partiellement. A Strasbourg, les 12 crèches de la ville étaient fermées, tout comme 11 des 16
Accueils de loisirs maternelle (ALM). A Paris, 240 des 439 crèches étaient touchées par le mouvement,
dont 139 fermées, selon la mairie. A Nantes, sur 24 crèches, trois étaient fermées, les autres restant
ouvertes "totalement ou partiellement".
 »

Extrait du site du Quotidien de la Réunion

« Une centaine d’éducateurs en crèche se sont regroupés ce matin devant les grilles de la préfecture de
Saint-Denis après avoir manifesté dans les rues du chef-lieu.
 »

Mais Mme Morano préfère parler du tiers vide plutôt que de reconnaître les deux-tiers pleins :

Par exemple, lu sur le site de la Gazette des communes (la Gazette.fr) : « A Marseille, il y avait 15
établissements ouverts sur 52 établissements municipaux et 50% de grévistes, a assuré Mme Morano,
citant la mairie. Jeudi 8 avril au matin, la mairie avait indiqué que sur 60 établissements, 38 étaient
fermés, 16 partiellement ouverts, un ouvert seulement l’après-midi tandis que cinq seraient normalement
ouverts. » (…°) « Le mouvement « est moins important parce que déjà même devant mon ministère, il y
avait à peine 1000 personnes », a-t-elle déclaré. « C’est un mouvement qui est essoufflé », a-t-elle
insisté.
 »

… pourtant tous les médias ont vu à Paris entre 4700 manifestants selon la police et 10 000 selon les
organisateurs,… essoufflés certes d’avoir en vain réclamé sous ses fenêtres qu’elle reçoive une
délégation, mais pleins de souffle pour ne rien lâcher jusqu’au retrait du décret !