Accueil > Actualité > Loi de finances 2011 : <P>Un budget injuste qui généralise la rigueur et (...)

Actualité

Loi de finances 2011 : <P>Un budget injuste qui généralise la rigueur et l’austérité<P>31.638 suppressions de postes dans la Fonction publique dont 16.000 dans l’Education

Communiqués de la CGT, de l’UGFF-CGT et de la CGT-Educ’action

jeudi 30 septembre 2010

Communiqué de la CGT :

Le projet de loi de finances pour 2011 présenté aujourd’hui au conseil des ministres combine bel et bien baisse des dépenses publiques et hausse des impôts.

Ainsi, les moyens alloués aux politiques publiques seraient amputés de 7 milliards d’euros au détriment de la satisfaction des besoins sociaux, du lien et de la cohésion sociale. Une fois de plus, des dizaines de milliers d’emplois publics seraient supprimés au risque de détériorer encore la qualité du service public rendu, dans les hôpitaux, les écoles, les administrations …

Par ailleurs, avec le gel de leurs dotations budgétaires, les collectivités locales ne disposeraient plus des moyens de leurs ambitions, alors qu’elles réalisent aujourd’hui les ¾ de l’investissement public.

L’injustice de ce budget réside aussi dans le fait de faire supporter aux ménages une hausse des impôts bien réelle alors que les plus riches continuent à bénéficier du bouclier fiscal. Autant de mesures, quelles que soient les arguties utilisées, qui génèreront au final, une baisse du pouvoir d’achat.

Pour la CGT, le développement économique et social créateur d’emplois et de richesse, et vecteur de la satisfaction des besoins sociaux, exige une toute autre conception du système fiscal.

Alors que des dizaines de milliers de manifestants défilent aujourd’hui à Bruxelles, ce budget s’inscrit totalement dans les politiques de rigueur et d’austérité à l’œuvre au sein de l’Union européenne. La CGT, aux côtés de tous les salariés, est déterminée à les combattre et à imposer d’autres choix.

Montreuil, le 29 septembre 2010


Communiqué de l’UGFF-CGT :

PROJET DE BUDGET 2011

Une étape supplémentaire contre l’intérêt général

Le Projet de loi de Finances 2011, présenté hier au Conseil des Ministre, confirme et amplifie les choix du Président de la République et du Gouvernement : faire payer la crise à la majorité de la population qui en est pourtant la victime, favoriser les plus riches, satisfaire le MEDEF, affaiblir et instrumentaliser les services publics.

Avec le Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale et celui sur les retraites, il constitue un ensemble cohérent, porteur de nouvelles et lourdes régressions sociales.

Une fois de plus, la Fonction publique – dans ses 3 versants – et ses agents sont aux premières loges de cette politique de démantèlement.

Moyens globalement à la baisse, nouvelles et graves amputations budgétaires pour l’Etat, contraintes insupportables sur les collectivités, constituent les orientations majeures de ce PLF 2011.

S’agissant des emplois dans la Fonction publique de l’Etat, les suppressions massives sont plus que jamais à l’ordre du jour, avec un affichage de plus de 31.000 postes en moins. Depuis 2002, ce sont en réalité plus de 200.000 emplois qui auront été rayés de la carte. Les conséquences en sont très graves, tant pour la qualité du service public rendu que pour les conditions de travail des agents.

L’UGFF – CGT, qui fait le choix de l’intérêt général, du progrès social pour tous, du développement des services publics solidaires, condamne et combat cette politique d’austérité dévastatrice.

Ces enjeux fondamentaux seront aussi au cœur de notre démarche et de nos revendications
les 2 et 12 octobre.

Montreuil, le 30 septembre 2010


Communiqué de la CGT-Educ’action :

Service public d’Éducation au bord de l’asphyxie

Les 16 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale et le détail de ces suppressions vont laisser le service public au bord de l’asphyxie.

La suppression de 8 967 postes dans le primaire, alors que l’investissement éducatif dans ce secteur se situe en France à 8 % en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE et que l’on a une croissance démographique, aura des conséquences dramatiques pour les élèves : augmentation des effectifs par classe, suppression de postes d’aide aux enfants en difficulté, problèmes de remplacements...

Les 4 800 postes supprimés dans le secondaire augmenteront les difficultés des établissements qui ont atteint depuis longtemps la limite du supportable. Cela entraînera une fois de plus l’appel à des enseignants précaires.
Le pourcentage de bacheliers ne croît plus qu’à la marge depuis 1995. Cette nouvelle détérioration de notre système d’enseignement secondaire aura un effet catastrophique sur la réussite des jeunes dans l’enseignement supérieur. Cela accentuera le déterminisme social de ceux issus de milieux défavorisés, et privera le pays d’une partie de ces forces vives pour l’avenir.

À cela s’ajoute 600 suppressions de postes d’administratifs dans un ministère qui est de plus en plus sous-administré.

La CGT Éduc’action condamne cette politique de destruction du service public d’Éducation et appelle les personnels de l’Éducation nationale à participer massivement aux manifestations unitaires et aux grèves appelées par les organisations syndicales contre la réforme des retraites, pour l’emploi et les salaires. Seule une riposte déterminée, massive et s’inscrivant dans le temps pourra faire obstacle à la politique économique et sociale d’un gouvernement qui pour être légal n’a plus rien de légitime.


Montreuil le 1er octobre 2010


Le pro­jet de loi de Finances pour 2011 pré­voit la sup­pres­sion de 31.638 postes dans la Fonction publique d’Etat, en équi­va­lent temps plein.

Le minis­tère de l’Education natio­nale est, comme chaque année, le plus tou­ché, avec 16.000 sup­pres­sions de postes, devant celui de la Défense, qui per­dra 8.250 postes, et celui du Budget et des Comptes publics qui se voit ampu­ter de 3.127 postes, tou­jours en équi­va­lents temps plein (ETP).

Moins 4 800 postes dans le second degré essentiellement au collège et en lycée professionnel.

Ces réduc­tions d’effectifs sont liées à la pour­suite de la poli­tique du non rem­pla­ce­ment d’un fonc­tion­naire sur deux par­tant à la retraite (62.000 pré­vus pour 2011), qui doit conduire au final à plus de 97.000 suppressions de postes sur la durée du bud­get trien­nal 2011–2013.