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Les forces de police sont entrées dans l’enceinte de l’École Normale Supérieure

mardi 19 avril 2011

Ce mardi 19 avril 2011, à 6h00, les forces de police sont entrées dans l’enceinte de l’École Normale Supérieure rue d’Ulm pour évacuer les locaux de la direction occupés par les étudiants et personnels en lutte contre la précarité dans la Fonction Publique et leur établissement en particulier.

La FERC et la FERC Sup CGT condamnent avec fermeté cette provocation supplémentaire de la directrice de l’ENS qui exprime une fois encore tout le mépris et la suffisance dont elle a su faire preuve à l’égard des personnels contractuels précaires depuis le début de ce mouvement :

· plus de trois mois à ignorer les personnels, leurs revendications et leurs demandes répétées d’ouverture de discussions,

· l’obligation d’une réunion au ministère le mercredi 13 avril, plus de 90 jours après le début du conflit, pour créer les conditions de la discussion,

· malgré les recommandations du ministère, son absence à la réunion interne à l’école qui suit et dès le lendemain, la rupture des discussions sous des prétextes fallacieux,

· des propositions qu’elle ne peut tenir le surlendemain et ne font que renforcer la radicalisation du mouvement,

· et, aujourd’hui, la décision de demander aux forces de police d’intervenir.

Cette dernière décision de faire appel aux forces de police alors que la négociation débutait à peine ne peut qu’exacerber les tensions et dénote d’une curieuse conception du dialogue social au sein de l’ENS qui aboutit aujourd’hui à l’impasse. Ce qui démontre l’absence de réelle volonté de discussion de la part de la directrice.

La réunion du mercredi 13 avril 2011 au ministère avec des représentants des personnels en grève accompagnés par des représentants de la FERC CGT et de la FERC Sup CGT avait permis de dégager de réelles pistes de travail susceptibles d’ouvrir vers une sortie de crise. Certains sujets de discussion étaient en voie de résolution et il restait à prendre un peu de temps pour engager une négociation sereine et franche pour reconstruire une confiance perdue et déboucher sur des solutions correspondant aux attentes immédiates des personnels en lutte.

La FERC et la FERC Sup CGT ont fait, quand il le fallait, des propositions en ce sens qui ont été ruinées par les initiatives malheureuses et provocatrices de la directrice de l’ENS.

Le syndicat FERC Sup CGT est aujourd’hui porteur d’un projet de protocole de crise que la FERC CGT et la FERC Sup CGT demandent à la direction de l’école de prendre en compte sans attendre pour construire, dans le dialogue et la concertation, une issue rapide à la crise et que soit enfin reconnue la dignité des personnels précaires de l’établissement.

Montreuil, le 19 avril 2011


Voir en ligne : Rubrique « Non-Titulaires »