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Les élèves de la voie professionnelle doivent rester des lycéens à part entière !

mercredi 19 octobre 2011

En visite à Nice, le 18 octobre, Nicolas Sarkozy a demandé à Luc Chatel « de réfléchir à la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au Bac pro et au CAP. 250 000 jeunes seraient concernés chaque année » .
Si cela se concrétise, cela serait une remise en cause majeure des lycées professionnels et leur disparition progressive. Des milliers d’emplois dans la voie professionnelle seraient menacés.

L’enseignement professionnel sous statut scolaire en France, constitue une référence internationale du fait du niveau de qualification professionnelle des travailleurs.
Aujourd’hui, la volonté du président de la République est de diminuer le coût de l’enseignement professionnel et de privilégier, pour des raisons autant économiques qu’idéologiques, la formation en apprentissage par rapport à la formation sous statut scolaire.

Les formations de CAP et de Baccalauréat professionnel prévoient des périodes de formation en entreprise, pour une durée conséquente (jusqu’à 22 semaines). Il est déjà difficile de trouver, en nombre suffisant, les entreprises pouvant assurer dans des conditions pédagogiques satisfaisantes l’accueil des élèves. Exiger la signature d’un contrat d’apprentissage, c’est-à-dire un contrat de salarié, pour l’obtention du Bac pro ou du CAP, reviendrait à écarter une grande partie des élèves de ces formations et favoriserait la discrimination.
Les difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à la poursuite d’études. Un dispositif permettant une autonomie financière des jeunes de la voie professionnelle doit être mis en place.

Pour la CGT Educ’action, tous les élèves doivent être accueillis et doivent pouvoir finir la formation commencée. Cette formation, déjà amputée d’une année par la réforme du Bac pro en 3ans, ne peut se réduire comme une « peau de chagrin ».

La CGT Educ’action refuse la casse organisée de l’enseignement professionnel et technologique.
Elle milite pour sa transformation en s’appuyant sur ses atouts, ses réussites.

Montreuil, le 19 octobre 2011