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La CGT seule présente à la 16e marche Exitrans

lundi 29 octobre 2012

Dans la continuité de sa participation aux marches des fiertés et de son action contre les discriminations des personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) la CGT était la seule organisation syndicale présente dans le défilé parisien.

Les participants réclament notamment le droit de changer d’état civil sans condition, sans obligation de stérilisation et de suivi psychiatrique, le libre choix des médecins et le maintien des remboursements des parcours de transition en France et à l’étranger. La lutte contre la transphobie par des campagnes de sensibilisation, et une formation des personnels en contact avec des trans font également partie de leurs revendications.

Pour la CGT, le droit à l’égalité pour tous c’est aussi celle des droit des transidentitaires à vivre l’identité de genre ressentie ! La CGT, fidèle à ses valeurs de luttes contre toutes les discriminations, dénonce de longue date celles que subissent dans le monde professionnel les Lesbiennes, Gay, Bi et Trans (LGBT). Les personnes Transidentitaires en sont des victimes récurrentes, que ce soit à l’embauche, dans des procédures de licenciements abusifs, ou encore stigmatisées et harcelées. Le code du travail ne reconnait pourtant pas encore l’identité de genre comme un motif de discrimination.

Leur exclusion sociale est aussi causée pour beaucoup par l’incohérence de leurs papiers d’identités et leurs numéros d’immatriculation sur la carte vitale et à la sécurité sociale, et le sexe qu’elles revendiquent.

La marche Existrans vise à gagner l’égalité des droits et à lutter contre les discriminations et la transphobie dont sont victimes ces personnes.

Confrontés régulièrement à ces situations insupportables, des délégués, élus et militants CGT sont amenés à soutenir des personnes transidentitaires et à intervenir dans des entreprises ou établissement public.

« Si nous soulignons le petit pas en avant opéré à l’occasion du débat sur la loi concernant le harcèlement sexuel, ayant introduit la transphobie dans le code pénal, cela n’est cependant pas suffisant », estiment les organisateurs d’Existrans. « Il est temps que le gouvernement et la représentation parlementaire fassent voter une loi réformant les conditions de changement d’état civil, s’inspirant de la loi Argentine en vigueur depuis mai 2012. »

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