Accueil > Actualité > Intervention de la CGT IDF au CIEN du 11 Avril 2013 : Préparation de la (...)

Actualité

Intervention de la CGT IDF au CIEN du 11 Avril 2013 : Préparation de la Rentrée 2013 Lycées EREA et lutte contre le Décrochage Scolaire Pour une Véritable Fondation de l’école

jeudi 11 avril 2013

La rentrée scolaire en septembre 2013 des lycéens et collégiens franciliens devrait connaître une nouvelle montée importante d’effectifs élèves et d’étudiants de la Maternelle aux lycées avec des créations d’emplois dans le 1er comme dans le 2e degré qui ne peuvent combler l’hémorragie des suppressions de postes durant les 5 dernières années.

Cela rompt bien sûr avec les 1500 emplois en moins et une baisse dramatique de 1200 postes d’enseignants an niveau des lycées à la rentrée 2012 dans un contexte d’effectifs élèves en hausse importante.

La CGT a milité pour un changement radical de politique et de président en 2012 lors des élections présidentielles C’était impératif au niveau de la politique scolaire menée pendant plus de 10 ans.

Aujourd’hui, alors même que la priorité gouvernementale s’est affichée pour l’école et son système éducatif, le passif pèse lourdement sur le manque criant d’enseignants, de personnels dans l’éducation nationale et sur les réformes du système éducatif de l’école à l’Université Vie scolaire. La préparation de la rentrée 2013 est largement tributaire de cette situation dénoncée largement par les personnels et les organisations syndicales.

La question des rythmes scolaires à l’école et des mobilisations conséquentes des personnels, parents d’élèves depuis la fin 2012 est certainement l’illustration flagrante à la fois de la conséquence d’une réforme imposée par l’ancienne majorité politique avec la semaine de 4 jours à l’école et un engagement présidentiel avec une nouvelle réforme précipitée pour la rentrée 2013.

L’articulation avec l’engagement des collectivités territoriales dans le temps péri scolaire et une réflexion concertée et aboutie avec les personnels, les enseignants et les organisations syndicales demeure une exigence toujours actuelle. C’est aussi l’occasion de « sortir » de la logique : « une classe d’école et un Professeur des écoles ». Pour la CGT, il faudrait aller à terme vers l’organisation scolaire de 2 classes pour 3 enseignants PE à l’école .

De plus, les réformes largement contestées de l’école à l’Université affichent une continuité sinon une absence de remise en cause et marque des impasses au niveau des lycées dans la loi de Refondation Peillon sur l’école.

Les débats contradictoires et les mobilisations autour du projet de loi concernant l’acte III de la décentralisation par exemple percutent des enjeux importants de la loi Peillon. Par exemple c’est l’enjeu de l’Orientation des élèves lié au service public de l’orientation de l’éducation Nationale et celui la Carte des Formations de l’Enseignement professionnel initial qui concerne directement les lycées et LP. Il faudrait ajouter l’enseignement supérieur concerné dans le projet de loi Acte III de décentralisation.

Ainsi, le vote négatif de la CGT, comme celui de 5 autres organisations syndicales au conseil commun de la FPE, en ce qui concerne l’acte III de la décentralisation, montre que pour la CGT l’équilibre entre ce qui est de la responsabilité de l’État et ce qui est de celle de la Région n’est pas au bon endroit.

S’il y a des spécificités régionales, et évidemment il yen a, nous sommes attachés à l’égalité entre les territoires en ce qui concerne l’offre de formation initiale proposée aux jeunes. C’est ainsi que la CGT Educ’ action défend une logique de complémentarité des formations dans des lycées à taille humaine sur des zones géographiques limitées.

La CGT et ses syndicats concernés estiment qu’il ne faut pas renforcer davantage le lien entre formation initiale des jeunes et besoins des entreprises. C’est une divergence avec ce que porte à notre avis, dans ce domaine, la loi d’orientation et nous avons donc clairement un désaccord avec l’ARF( Association des Régions de France).

Cela ne veut pas dire, pour autant, que la CGT estime que formation professionnelle et emploi sont des mondes déconnectés, loin de là. Mais le chômage des jeunes en France ne relève pas d’une brutale détérioration de la qualité de la formation professionnelle en France comme ailleurs.

Les enjeux d’une véritable mixité Sociale dans l’accès de tous les collégiens au lycée dans tous les territoires et bassins de formation des 8 départements franciliens et ce dans les 3 voies de formation, générale, technologique et Professionnel demeurent et méritent des engagements de l’Etat comme de la Région IDF.

A cette occasion, la CGT rappelle qu’elle est favorable à une scolarité obligatoire à 18 ans de la maternelle au lycée. Cela induit donc des objectifs ambitieux de scolarisation en lycée, de lutte contre le décrochage scolaire, de Réussite scolaire dans le cadre d’une véritable Refondation de l’école de la Maternelle à l’Université.

La CGT a dénoncé dès 2007 la réforme de la voie professionnelle, celle de la généralisation du bac pro en 3ans. Réforme dont on voit, aujourd’hui, qu’une des conséquences est l’augmentation des sorties sans qualification du système scolaire et participe avec les sorties des jeunes scolaires en CAP du décrochage Scolaire marqué plus particulièrement dans l’Enseignement Professionnel. .

L’importance du devenir des LP et des lycées polyvalents dans les enjeux de la réussite scolaire, de la mixité sociale et de la carte des formations comme celui de la poursuite dans l’enseignement Supérieur des bacheliers y compris professionnels (vers le BTS principalement..) demeurent incontournables.

Et cela nous semble-t-il est vrai pour l’ETAT comme pour les Collectivités Territoriales. Le débat autour de la taille critique des lycées qui ne peut être unique est loin d’être clos .selon la CGT. Ce débat percute bien aussi les conditions à mettre en œuvre pour développer une polyvalence réussie des 3 voies de formation : générale, technologique et professionnelle des lycées et LP.

Faut-il rappeler que près de 50% des lycées franciliens sont polyvalents et que les réformes récentes du lycée depuis la rentrée 2009 avec la généralisation du Bac Pro 3 ans d’abord puis la voie générale et enfin la voie technologique ont mis à mal cette polyvalence, la filière professionnelle puis la filière technologique des lycées particulièrement.

C’est dans ce contexte que nous sommes en désaccord sur la Suppression importante de 1ére ST2S ( filière Santé de Social ) dans les lycées polyvalents très majoritairement au prétexte de la mise en place du BAC PRO 3ans remplaçant les BEP Carrières Sanitaires et Sociales confirmant la suppression de passerelles possibles entre les voies Technologiques et Professionnelle.

C’est bien dans ce contexte et au niveau d’enjeux essentiels pour la formation et la scolarité des jeunes en IDF que la Rentrée 2013 se prépare dans une continuité regrettable.

C’est avec une souci de responsabilité pour défendre une véritable Refondation de l’école et de sa déclinaison en territoires (dont les Régions) que la CGT IDF avec ses composantes syndicales concernées directement donnent un Avis défavorable sur la préparation actuelle de la Rentrée Scolaire 2013 en IDF .