Accueil > Actualité > Déclaration au groupe de travail PLP « barème » du mouvement inter-académique (...)

Actualité

Déclaration des élus

Déclaration au groupe de travail PLP « barème » du mouvement inter-académique 2015

mercredi 21 janvier 2015, par cgt

Même si le gouvernement a déclaré l’Education Nationale secteur prioritaire, force est de constater que rien n’a vraiment changé depuis 2012. Face à la hausse démographique, le gouvernement se contente de maintenir le taux d’encadrement. Pire encore : le taux d’encadrement (H/E) national en 2014 est inférieur à celui de 2011 dernier exercice budgétaire mené par la droite. Le mouvement inter académique 20105 est directement impacté par cette situation, qui a un impact très négatif sur les possibilités de mutation des collègues, alors même que les heures supplémentaires d’enseignement se multiplient dans l’établissement.

Derrière les discours et les annonces gouvernementale, les chiffres soulignent le sentiment, des enseignants de la dégradation continue des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Dans notre académie le H/E n’a cessé de baisser, à la rentrée 2011 il était de 1.555. Pour retrouver le taux d’encadrement de 2011, il manquait donc à la rentrée 2014 l’équivalent de 972 temps plein dans l’académie. Nous avons pu constater lors du CTA du 15 janvier 2014 que la rentrée 2015 se prépare sous les mêmes augures, notre académie ne bénéficiera toujours pas des moyens nécessaires pour mener à bien les missions d’enseignement et de réussite de tous les élèves.

Le plan de relance de l’éducation prioritaire est loin d’être à la hauteur des enjeux. Cette réforme, faite dans un cadre budgétaire contraint, prétendant concentrer les moyens sur certains établissements, abandonne clairement l’objectif de réduction des effectifs par classe, pourtant fondamental pour la prise en compte des difficultés scolaires et sociales des élèves. La question des lycées généraux, technologiques et professionnels reste encore floue, les informations données étant parfois contradictoires. Les modalités de cette réforme risquent d’aboutir à la sortie des trop rares lycées professionnels labellisés alors qu’il faudrait au contraire élargir ce périmètre afin de donner plus à celles et ceux qui ont le moins. Pour la CGT Éduc’action aucun établissement ou école ne doit sortir de l’Education prioritaire et des moyens suffisants doivent y être consacrés.

Le non-respect des horaires réglementaires pour les classes de bac pro entraine un déficit heure élève équivalent à 200 postes, C’est plus de 4 000 heures de dédoublement manquant dans l’académie au regard de ce qui est prévu dans la loi Cette situation est intolérable, le rectorat doit respecter la loi ! La CGT Educ’action dénonce avec force la discrimination territoriale que subissent les élèves des lycées professionnels une académie déjà en grande difficulté.

Encore faut-il dénoncer une nouvelle fois le nombre important d’Heures Supplémentaires avec un Taux Académique d’HSA prévue de près de 11% et 12,78% pour les lycées professionnels. Les HSA pour la rentrée 2015 représente l’équivalant de de 660 postes de professeur de LP.

La conséquence ? Le manque d’attractivité d’une académie jugée difficile, dans une région où le coût de la vie et les difficultés à se loger se font cruellement sentir alors que le pouvoir d’achat des fonctionnaires stagne s’affaibli avec un point d’indice gelé depuis juillet 2010.

La CGT demande, d’une part, une augmentation 400 euros soit 90 points d’indice et, d’autre part, une renégociation globale des grilles de rémunération des enseignants.

En ce qui concerne le mouvement Inter Académique 2015 :
Les demandes de mutation inter-académique 2015 du corps des PLP se stabilisent après une faible augmentation (890 contre 901 en 2014, 770 participants en 2013).

Les stagiaires représentent toujours une part importante (36%) des participants au mouvement dans notre académie et plus de 37% d’entre eux souhaitent muter sur une autre académie.

Les disciplines générales (Lettres-H.G, Maths-sciences, Lettre-Langues…) représentent 43% des participants au mouvement inter académique, et les trois seules disciplines du tertiaire (Comptabilité, Secrétariat et Vente) en totalisent plus de 22%. Les vœux concernant des académies hors régions parisienne représentent près de 70% des demandes de nos collègues.

Concernant les demandes et vœux de mutation, les collègues doivent être informés des capacités d’accueil des académies pour lesquelles ils postulent. L’opacité dans laquelle le ministère maintient les personnels sur les possibilités réelles d’entrée dans les académies limite à la fois les demandes, entretient de la confusion et de l’incompréhension voire de la frustration.
La CGT Educ’action regrette que le bilan des mutations 2014 concernant les stagiaires, ex-contractuels issus des concours réservés et examens professionnels n’ait pas été totalement tiré. Les bonifications n’ayant pas toujours permis qu’ils puissent se stabiliser dans leur académie d’origine. L’évolution de la bonification allant jusqu’à 130 points pour les ex non titulaires même si elle constitue une avancée reste largement insuffisante.
Le plan Sauvadet est loin d’endiguer la précarité, dans notre académie de près de 3 600 enseignants non titulaires soit 11% de l’ensemble des enseignants, des COP et personnels d’éducation et Ex MGI. Un réel plan de titularisation de tous les précaires sans condition de concours, ni de nationalité reste à l’ordre du jour pour la CGT Educ’action.

La situation des TZR reste problématique et est souvent imposée, car obtenu au Mouvement Intra académique par extension. C’est donc une mission imposée majoritairement qui n’est plus valorisée depuis 2004. Leur nombre est insuffisant pour couvrir les postes vacants de remplacement à l’année et, c’est donc une précarité qui s’institutionnalise pour couvrir les besoins.
L’exercice en éducation prioritaire, le rapprochement de conjoints et la situation de handicap sont les trois priorités pour les mutations des fonctionnaires. Cela dit, nous déplorons le déséquilibre entre le rapprochement de conjoint d’une part et les bonifications liées au handicap et à l’exercice en éducation prioritaire d’autre part. En ce qui concerne les situations familiales, il ne nous semble pas équitables que la bonification RRE soit forfaitaire alors que 100 points sont attribués par enfant à charge de moins de 20 ans dans le cadre d’un rapprochement de conjoint.

Concernant la bonification priorité handicap, Le ministère exige des personnels qu’ils aient la reconnaissance par la Maison du Handicap pour pouvoir bénéficier d’une priorité de mutation. Nous réitérons notre revendication quant à l’automaticité de cette bonification.

Les bonifications APV sont remplacées par des bonifications REP+ ou établissements classés politiques de la ville (320 points pour 5 ans de services) et REP (160 points/5ans).La fin d’une bonification après 8 ans de service continu est un recul pour tous les collègues n’ayant pas la possibilité de bénéficier de procédures de rapprochement familial. Nous ne pouvons comprendre la différence faite entre les établissements relevant de la politique de la ville (encart au BO n°10 du 8/3/2001) et les établissements REP. La mise en place d’une période transitoire de 3 ans permettant de bénéficier des points de sortie anticipée d’APV est une véritable usine à gaz qui risque de déstabiliser les équilibres des mutations et la stabilité des équipes pédagogiques. Pour la CGT Educ’action, ce changement des règles du jeu des mutations est problématique. La CGT Educ’action Créteil revendique le maintien et la revalorisation du dispositif APV

Le mouvement inter académique 2015 poursuit les logiques antérieures de déstabilisation du mouvement national de mutation et d’affectation. Nous continuons à exiger le retour à un mouvement national en un seul temps pour tout le second degré.

La CGT Educ’Action Créteil entend poursuivre la mobilisation permettant de gagner une véritable politique au service de l’éducation et de ses personnels.