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Concours : la session 2011 entérine une nouvelle saignée !

jeudi 22 juillet 2010

En effet, cette année, seuls 11 600 postes sont offerts aux concours externes de recrutement contre 15 125 pour la session précédente. Depuis 2007, le nombre des postes ouverts aux concours a été divisé par 2. La chute est vertigineuse !

Nombre de postes offerts au concours tout degré confondu

2007 2008 2009 2010 2011
22000 18600 15600 15125 11600

Dans le premier degré

2007 2008 2009 2010 2011
11250 9331 6577 6577 2916

Dans le second degré

2007 2008 2009 2010 2011
12000 8437

CAPES 5095

CAPLP 1318

Agreg 1245

CAPEPS 400

CAPET 242

CPE 200

COP 50

8500

CAPES 5095

CAPLP 1318

Agreg 1245

CAPEPS 400

CAPET 242

CPE 200

COP 50

8500

CAPES 5006

CAPLP 1318

Agreg 1232

CAPEPS 400

CAPET 242

CPE 200

COP 50

8500

CAPES 4881

CAPLP 1343

Agreg 1170

CAPEPS 560

CAPET 270

CPE 275

COP

Le détail des postes par concours et discipline est à consulter sur le site du ministère ici

C’est le premier degré qui paye le plus lourd tribut avec 3000 postes proposés contre 6 577 l’année dernière. Avec 8.600 postes ouverts aux concours, le second degré maintient de son côté un niveau de recrutement. Pour mémoire, en 2010, 81.000 candidats se sont inscrits aux concours du premier degré et 87.500 dans le second degré.

Une fois encore le « surnombre » sert de prétexte au ministère. Mais cette fois ci, l’argumentation varie légèrement. Après, le surnombre issu de la double promotion en 2010, voici le surnombre causé par l’insuffisance des départs en retraite. Au vu du montant des pensions, on se demande bien pourquoi ! Plus encore, l’allongement de la durée des cotisations laisse présager des jours bien noirs pour les étudiants : on allonge la durée des études tout en réduisant le nombre de postes. Rappelons que la Cour des Comptes préconisait, dans un rapport, un plus grand effort d’investissement dans l’éducation nationale (et plus particulièrement dans le premier degré) puisque la France se situe à un niveau de dépenses annuelles par élève inférieur de 15% à la moyenne de l’OCDE pour l’école primaire.
Reniant tous les propos rassurants tenus à ceux que l’avenir de notre système éducatif préoccupe et sacrifiant un peu plus encore notre ambition sociale, le ministère poursuit sa logique exclusivement comptable.

Face à cette nouvelle remise en cause du droit à l’éducation, de nos conditions de travail et de l’avenir même du service public d’éducation : l’intervention et la mobilisation des personnels et de l’ensemble des citoyens s’impose