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Compte-rendu du CTSD 93 (27 mars 2012)

samedi 31 mars 2012

Introduction liminaire de la CGT-Educ’action 93
Supports stagiaires collèges 93

Les représentants des personnels présents (UNSA absent) ont unanimement voté contre le bilan des postes de professeurs implantés dans les collèges proposé par l’IA de Seine -Saint-Denis.

Comme lors du CT sur la carte scolaire 1er degré, et sur la répartition des DHG des collèges, le directeur des services départementaux de l’éducation nationale par intérim a reconnu que la « commande » nationale et académique de suppressions d’emplois budgétaires a prévalu sur toute autre considération, pourvu que les seuils départementaux du nombre d’élèves par classe ne soit pas dépassé. La CGT Educ’action a fait remarqué que ,dans presque tous les collèges, ce nombre d’élèves par classe augmente, et particulièrement dans les collèges anciennement ZEP. Relayant les revendications des délégations d’établissements rassemblés les 15 février, 15 mars et 20 mars , tous les représentants des personnels ont vivement protesté contre l’augmentation des heures supplémentaires , contrepartie des 215 suppressions de professeurs de collèges depuis 5 ans. Ces heures supplémentaires imposées créent des situations de tensions et de rupture de la continuité des enseignements sur le terrain : à la place d’enseignants, ce sont des blocs de moyens provisoires et des surcharges de service.Devant ces protestations, M. Bablet, directeur par intérim des services départementaux, a affirmé avoir contenu au maximum cette injonction à l’augmentation des heures supplémentaires. Il a assuré détenir une réserve d’heures postes pour des ajustements fin juin. Mais alors, il y aurait une totale incohérence a créer fin juin des postes quand ceux supprimés maintenant entraînent la mutation forcée (environ 30 mesures de carte scolaire) de collègues qui souhaitent pouvoir assurer la continuité de leur métier dans le même établissement.

S’agissant des collèges de l’éducation prioritaire, qui ont tous subis une diminution de leur H/E par rapport à la rentrée 2011, M. Bablet a prétendu qu’ils avaient été relativement épargnés et que le rectorat avait choisi d’appliquer le dispositif ECLAIR dans la continuité du dispositif RAR .La CGT Educ’Action 93 a répondu que cette présentation lénifiante du dispositif ECLAIR est scandaleuse, quand des « contrats d’objectifs » sont imposés à nos collègues avec un pilotage par chiffres au moyen d’un socle commun réduit à des savoir-être, contre l’avis des conseils d’administration, contre les projets d’établissements qui préexistaient. La CGT Educ’Action 93 a ajouté qu’il faudra rendre des comptes à la rentrée 2012 sur le nombre de collègues nouvellement nommés en moyens provisoires et en contrat précaire, en fait de stabilisation des équipes, dans les collèges ECLAIR.