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Communiqués de la CGT PSA Aulnay

mercredi 9 janvier 2013

La « ré-industrialisation » du site de PSA Aulnay ne peut plus se dérouler dans l’opacité la plus complète !

Depuis maintenant plusieurs mois, se tiennent des réunions de comité opérationnel concernant la ré-industrialisation du site de PSA Aulnay. Ce comité, dirigé par le Préfet de Région, réunit les élus locaux ainsi que la direction centrale de PSA.

La CGT tient à dénoncer le fait que les salariés qui sont les principaux concernés ne sont pas représentés dans ce comité, les organisations syndicales de PSA Aulnay n’étant jamais invitées. La CGT a été à l’initiative d’un courrier intersyndical daté du 12 décembre dernier destiné au Préfet de Région pour demander à ce que les organisations syndicales soient parties prenantes des discussions du comité opérationnel.

Nous n’avons à ce jour reçu aucune réponse !

La CGT tient à rappeler qu’elle a mis en avant un plan B qui a comme objectif le maintien de la production. Ce plan B, dont l’axe principal est la répartition des productions entre toutes les usines du groupe, démontre que l’on peut tout à fait maintenir la production de véhicules sur le site d’Aulnay. Cette hypothèse n’a jamais été étudiée par les pouvoirs publics.

Indépendamment de la mise en œuvre de cette proposition, il existe sur le site des surfaces disponibles permettant le développement de nouvelles activités industrielles.

La CGT s’inquiète de la manière dont sont menées les discussions.

En effet, alors qu’aucun projet industriel d’ensemble cohérent n’aient été construit et discuté et qu’aucune garantie n’aient été donné aux salariés et aux élus locaux en terme de qualité d’emplois proposés et de pérennité de l’activité, la direction de PSA voudrait précipiter l’implantation d’entreprises.

Le double langage de la direction de PSA

D’un côté, PSA met la pression sur les élus locaux pour lui faire accepter de nouvelles implantations d’entreprises sans garanties sérieuses sous prétexte « qu’il ne faut pas perdre de temps ». De l’autre côté, en l’état actuel des discussions, elle propose aux salariés des congés de reclassement jusqu’à au moins avril 2015, ce qui laisse le temps d’examiner sérieusement un projet de créations d’emplois qualifiés et pérennes.

Pour la CGT, il est au contraire urgent de ne pas se précipiter.

Il est inacceptable que les organisations syndicales de PSA Aulnay soient écartées des discussions sur l’avenir de l’emploi des salariés. Nous sommes encore une fois très loin du dialogue social exemplaire promis par PSA et sur lequel le Gouvernement devait se montrer vigilant.

Nous demandons donc une nouvelle fois au Préfet de Région de rétablir la situation. Il ne saurait y avoir des discussions sur l’avenir de l’emploi des salariés sans qu’ils n’aient leur mot à dire.

Concernant la politique de PSA qui est de précipiter les choses sans donner aucune garantie, elle est encore une fois révélatrice d’une politique unilatérale sans aucune volonté de discuter sérieusement.

Pour la CGT, PSA doit s’engager devant les syndicats et les pouvoirs publics à donner des garanties sur les emplois créés et sur la pérennité de l’activité.


PSA : des résultats commerciaux qui contredisent le discours faussement alarmiste de la direction !

PSA vient d’annoncer ses ventes mondiales : 2 965 000 véhicules vendus en 2012 contre 3 549 000 en 2011 soit une baisse de 584 000 véhicules (-16,4 %).

Des raisons politiques et non économiques expliquent cette baisse :

Les ventes de PSA en Iran représentaient près de 458 000 véhicules en 2011.

C’est donc bien la décision imposée à PSA par les pouvoirs publics de lui interdire de vendre des voitures en Iran qui explique principalement la baisse des ventes (les 3/4 de la baisse des ventes).

Sans cette interdiction, PSA aurait vendu 3 415 000 véhicules en 2012 soit une légère baisse de seulement 3.7 % par rapport à 2011, une des meilleure années de ventes.

En pleine crise économique, sans aucune prime à la casse, avec une baisse de 3.7 %, PSA est loin d’être dans une situation catastrophique, bien au contraire.

Au passage, la CGT note que les pouvoirs publics savent intervenir dans les affaires commerciales d’une société 100 % privé. Pourquoi ne pourraient-ils pas intervenir dans le domaine social en interdisant à PSA de licencier et de fermer une usine ?

Pour la CGT, les résultats commerciaux confirment qu’il n’y a aucune justification à ce que PSA maintienne son plan de 11 200 suppressions d’emplois pour passer de 67 000 salariés en mai 2012 à 56 000 salariés en juillet 2014 et en fermant l’usine d’Aulnay.

La CGT dénonce le discours de la direction de PSA qui cherche malgré la réalité à être alarmiste pour tenter de justifier l’injustifiable.

De toute façon quand on voit que PSA est capable de proposer plus de 340 000 € (négociable à la hausse) à Didier Porte pour quelques secondes à la radio dans un spot publicitaire, la direction démontre bien qu’il y a de l’argent dans les caisses.

Dans ce contexte, la politique du Gouvernement est scandaleuse en refusant de prendre ses responsabilités politiques. La CGT dénonce :

- Le silence honteux suite à l’aveu de PSA de vouloir supprimer non pas 8 000 emplois mais 11 200 à l’horizon mi- 2014. Où en est le « reformatage à la baisse » du plan Varin demandé par le Gouvernement et le Président de la République ?

- Son refus inacceptable d’intervenir dans les négociations en cours qui sont complétement bloquées.

- Les propos intolérables et irresponsables de M. Moscovici, Ministre de l’Economie, qui affirme que « PSA devra aller plus loin » dans les suppressions d’emplois.