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COMPTE-RENDU DE L’AUDIENCE DE L’INTERSYNDICALE DE LA VOIE PROFESSIONNELLE AU RECTORAT

jeudi 16 mai 2013

L’intersyndicale de la voie professionnelle CGT Educ’action, CNT éducation, SNUEP-FSU et Sud éducation a été reçue hier, mercredi 15 juin au rectorat de Créteil par l’IA IPR, Monsieur Le Pivert et IEN Lettres-anglais, M. Festa.

L’intersyndicale portait le mandat adoptée lors de la coordination des lycées professionnels du 24 avril qui a réuni 14 établissements de l’académie, à savoir :

- Exiger l’application des horaires réglementaires en baccalauréat professionnel, c’est-à-dire la restitution de 4 000 heures sur l’académie soit l’équivalent de 200 emplois temps plein.

- Obtenir des dotations horaires et en personnel (enseignant, CPE, AED, AP, COP, infirmier, etc.) qui répondent aux besoins réels des élèves.

- L’application de seuils de 20 élèves maximum par classe.

- La fin des directions uniques et des projets de fusions d’établissement, et des engagements pour des structures à taille humaine.

- La transformation des heures supplémentaires en heures postes et une revalorisation conséquente de nos salaires.

La CGT Educ’action a exprimé notre rejet du bac pro 3 ans et de ses corollaires, la généralisation des CCF et la fin du diplôme national. Nous avons rappelé notre opposition à l’augmentation des stages qui morcellent le cursus des élèves de LP, et n’assurent aucunement une formation réelle des élèves ainsi que notre opposition au développement de l’apprentissage.

De manière très concrète nous avons posé trois questions de l’ordre des compétences rectorales :

- Pourquoi les horaires réglementaires ne sont-ils pas respectés en bac pro dans l’académie ?

- Pourquoi les classes de BEP CSS sont passées généralement de 24 élèves à 30 élèves lors de la création du bac pro ASSP ?

- Pourquoi le rectorat mène-t-il une politique de mise en place de directions uniques ?


Horaires réglementaires en bac pro : « C’est la même chanson ! »

Sur les horaires réglementaires, nos interlocuteurs connaissaient de leur aveu mal le dossier – réponse classique de toutes les audiences. Cependant, le message était clair : le rectorat dispose d’une enveloppe contrainte et ne peut aller au-delà de son budget.

Nous avons rappelé que si le budget était insuffisant, madame le recteur devait demander au ministre un budget adapté aux besoins réels, et un budget qui respecte les textes adoptés nationalement. La voie professionnelle dans l’académie subit une politique discriminante inacceptable et injustifiable. L’intersyndicale a réclamé la restitution des heures dans les DHG des établissements, notamment les 51 heures manquantes à Voillaume (Aulnay), les 70H à d’Alembert (Aubervilliers), les 54H à Rimbaud (La Courneuve), les 100H à Monod (Noisy-le-Sec), les 25H à Cachin (Saint-Ouen), les 77,5H à Moulin (Rosny), les 54H à Cotton (Montreuil), les 35H à Sabatier et les 70H à Costes (Bobigny), les 74H à Bartholdi (Saint-Denis), les 35,5H à Pagnol (Bondy), les 47H à Moulin (Blanc Mesnil), les 40H à Louise Michel Epinay…

C’est la pénurie d’enseignants qui crée les classes surchargées…

Certaines sections lors du passage du BEP au Bac pro 3 ans, ont vu leur effectif augmenter de plus de 20% en passant de 24 élèves à 30 voire 32 élèves ! Cette situation dégrade les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels et fait craindre la généralisation de telles augmentations d’effectif à l’ensemble des filières.

Les représentants du rectorat ont évoqué des difficultés de gestion pour justifier ces hausses d’effectif, liées à « l’effet bourrelet » dans la mise en place du bac pro et à « un problème de ressources enseignantes insuffisantes ». Nous avons mis en avant la nécessité de titulariser les collègues contractuels, de mettre fin à la mastérisation et revaloriser les salaires pou enrayer la prétendue « crise de la vocation ». Par ailleurs nous ne sommes pas comptable de la gestion des personnels du rectorat, et que nous prenons bonne note du caractère temporaire des effectifs à 30 élèves en ASSP.


Des directions uniques injustifiées

Le rectorat mène une politique de généralisation des directions uniques, le dernier cas en date étant la mise en place d’une direction unique pour la rentrée prochaine entre le LPO Delacroix et le LP Le Rolland de Drancy pour créer un bahut de 2 600 élèves ! Nous avons demandé quelles étaient les justifications de la mise en place de telles directions uniques ? Aucune réponse.

L’intersyndicale entend demander des comptes au rectorat et avoir des réponses claires sur ces questions directement liées aux compétences rectorales. C’est pourquoi, avant la coordination du mardi 4 juin qui va se tenir à la bourse du travail de Bobigny à 14h à laquelle tous les établissements de la voie pro de l’académie sont invités à envoyer des représentants, l’intersyndicale va demander une nouvelle audience cette fois auprès de Mme Le Recteur afin d’avoir des réponses concrètes sur l’ensemble des revendications portées par l’intersyndicale.