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Déclaration de la CGT-Educ’action Créteil et barre des promos

CAPA promotion certifié du 12 février 2014

Avec les barres promotion

mercredi 12 février 2014, par cgt

La CAPA de promotion et de passage d’échelon est une CAPA toujours très attendue par les collègues, car, dans le contexte de politique salariale actuelle, elle représente la seule réelle possibilité de rattrapage de la perte de pouvoir d’achat.

En effet, il faut rappeler que le blocage des salaires a fait perdre aux fonctionnaires près de 14,01% de pouvoir d’achat depuis 2000. Cela correspond à 280 euros de perte de pouvoir d’achat pour un collègue entrant dans le métier à l’échelon 3 avec indice majoré de 432. La volonté du gouvernement réaffirmée par la voix de Mme Lebranchu, le lendemain de l’ouverture de la concertation sur les carrières, les parcours professionnels et les rémunérations, de continuer la politique antérieure de gel du point d’indice est inacceptable. Pire, elle lie explicitement l’hypothèse d’une poursuite du gel du point d’indice en 2015 à l’issue des négociations. C’est la première fois qu’il est gelé depuis plus de 4 ans.

Les organisations syndicales doivent pouvoir négocier sur les parcours professionnels, la structure de la rémunération et la place de l’indemnitaire, la reconnaissance de la qualification par la grille indiciaire, en toute indépendance, sans pression inacceptable du gouvernement à la veille des élections générales dans la Fonction publique de décembre 2014.

La CGT refuse la rhétorique qui consiste à dire que la dette et le déficit public imposent des sacrifices à tous c’est-à-dire 50 milliards d’euros venant s’ajouter aux 15 milliards déjà décidés pour 2014. Il ne revient pas aux salariés de payer une crise dont ils ne sont en rien responsables alors que le gouvernement vient d’offrir 30 milliards d’euros de cadeau au patronat en supprimant les cotisations pour la branche famille de la sécurité sociale payées par les entreprises. La rumeur du scénario du gel de l’avancement des fonctionnaires dévoilée par la presse et vite démentie par Vincent Peillon laisse craindre de nouvelles attaques sur nos rémunérations.

La discussion de ce premier semestre entamée dans le cadre du groupe de travail métier n°6 personnels du second degré est pour le moment ajournée. Elle devrait se poursuivre dans les prochains mois. La CGT Educ’action déplore que ces discussions n’abordent pas la question d’une véritable revalorisation salariale pour les personnels. L’ensemble des propositions est faite à moyen constant : Ce qui est donné à certains serait repris à d’autres attisant les clivages entre les personnels. Nous sommes opposées à la transformation proposée des décharges horaires en indemnités de service comme cela était proposé par exemple pour la préparation des laboratoires en SVT. La CGT revendique l’ouverture d’une vraie négociation sur la baisse du temps de travail hebdomadaire des enseignants prenants en considération les différentes missions qui leur incombent.

La fonction enseignante demande à être réellement considérée, cette considération passe entre autres par une augmentation des grilles indiciaires. La CGT réclame une progression de la grille indiciaire, liant qualification et rémunération, partant de deux fois le SMIC et se terminant par le doublement du salaire de début de carrière.

La CGT défend la nécessité de mobiliser l’ensemble des travailleurs du public et du privé pour exiger une augmentation de 300 euros net pour toutes et tous afin de rétablir le pouvoir d’achat perdu ces dernières années. Ceci équivaut dans la fonction publique à une augmentation de 70 points d’indices. C’était le sens de de la mobilisation qu’elle a initié le 6 février. Mobilisation faisant partie de sa campagne sur le « coût du capital » pour répartir autrement la richesse produite.

Le système d’avancement différentié au mérite (passage au grand choix, au choix ou à l’ancienneté) est inique et porteur de frustration pour la majorité des collègues. Inique, car les demandes d’évaluation pédagogique formulées par de nombreux collègues restent trop souvent sans réponses. L’attribution de la bonification maximale limitée à 2,5 points pour les notations pédagogiques anciennes (8 ans et plus sans inspection) et 0,5 points à partir de 3 années sans inspection ne répond pas à la demande de nombreux collègues d’une progression normale de leur notation pédagogique. Les collègues promouvables sont traités de manière inégale dans l’évaluation pédagogique, selon le lieu géographique et/ou le champ disciplinaire.

Porteur de frustration démobilisatrice, car bon nombre de collègues ne comprennent pas pourquoi après tant d’années d’engagement au service des élèves ils ne sont pas promus au grand choix. Pour la CGT, cette manière de gérer les personnels n’est pas digne, alors même que ces personnels ont bien souvent l’impression d’assurer ses missions éducatives malgré une politique aggravant les conditions de travail et d’apprentissage des élèves.

L’exigence de la notation déporte les missions du corps d’inspection vers des missions d’évaluation vécues bien souvent comme des sanctions, voire des sanctions arbitraires. La notation rend bien difficiles les relations de confiance nécessaire au dialogue et à la formation. Pour la CGT éduc’action le corps des inspecteurs dépourvu des prérogatives de notation, doit se consacrer aux nécessaires missions d’accompagnement, de soutien et de formation pédagogique des professeurs.

Ces constatations confortent la CGT-éduc’action dans sa demande d’un déroulement de carrière commun à tous, programmée avec intégration de l’échelonnement Hors Classe dans la Classe Normale pour un déroulement de carrière complet.

Enfin cette CAPA promotion se déroule à la veille de la journée de grève des établissements de l’île de France contre la baisse des dotations horaires qui les frappe et qui réclame des moyens supplémentaires dans l’éducation nationale. Alors même que le gouvernement dévoile à grand renfort médiatique sa refonte de l’éducation prioritaire, dans les établissements les personnels se retrouve confrontés à une toute autre réalité : celle de nouvelles pertes en terme d’heures d’enseignement ne permettant plus l’aide nécessaire et aggravant considérablement des conditions de travail déjà rudes. Nous avions déjà dénoncé une réforme manquant d’ambition rétrécissant dangereusement le périmètre de l’éducation populaire, le constat est encore plus éloquant : rien que pour le département de Seine-Saint-Denis ce sont 710 heures collèges qui manquent par rapport à la rentrée 2013.

La CGT Educ’action Créteil entend prendre toute sa part à la mobilisation naissante. Elle prendra dans l’unité la plus large et avec l’ensemble des personnels toutes les initiatives nécessaires pour qu’enfin soit donné un budget à hauteur des besoins d’une politique ambitieuse d’éducation pour la réussite de tous.

les barres certifiés :

Echelon Grand Choix Choix
11e 88 points 85 points
10e 86,7 points 83 points
9e 85,5 points 81,6 points
8e 84.1 points 81 points
7e 82 points 78,5 points
6e 79,3 points 75,7 points
5e 76,5 points