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Appel de la CGT et appel unitaire

lundi 20 février 2012

Manifestation à 14h00 Bastille-Nation

Lire et télécharger le tract de la confédération CGT :

Lire et télécharger le tract de la CGT Ile-de-France :

Lire et télécharger le tract de la CGT Educ’action :

Lire et télécharger le tract de la CGT Fonction Publique :


Appel des organisations de la CGT :

Trop c’est trop, des alternatives existent pour l’emploi et la justice sociale

Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à
l’austérité.

Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils
coûtent trop cher.

En France, le Président de la République a annoncé deux mesures qui à nouveau vont frapper
durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Après la réforme des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, il aggrave la
situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, diminuant encore le pouvoir
d’achat pour le plus grand nombre de salariés.

La Protection sociale serait une nouvelle fois fragilisée.

Il entend instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des
employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise
en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives,
procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale…
tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs
d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors
de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et
économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et
d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales.
Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les
rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats
s’opposent à ce traité.

Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour
dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale.


Toutes les organisations professionnelles et départementales de la CGT appellent donc les salariés,
à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le
29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur
tout le territoire.


Montreuil, le 2 février 2012


Déclaration commune CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Réunion intersyndicale du 9 février 2012

En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.

En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités.

Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.

Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la croissance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine.

Le besoin de gouvernance économique est utilisé dans beaucoup de pays pour justifier la mise en cause des systèmes de relations sociales et de négociations collectives, pour imposer une pression à la baisse sur les salaires, pour affaiblir la protection sociale, le droit de grève et privatiser les services publics.

Parce qu’il est contraire à l’Europe sociale que nous voulons, avec la CES, nous nous opposons à ce projet de traité. Nous avons besoin d’une nouvelle politique monétaire économique et sociale dans le cadre d’une gouvernance économique forte de la zone euro qui donne priorité aux politiques en faveur de la création d’emplois de qualité.


Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles.

(NB : La CFDT décidera lors de son conseil national des 14 et 15 février les modalités de son engagement dans cette mobilisation.)

Montreuil, le 9 février 2012